Ibid., pp. 48-4g
7. Expositio Magistri Joannis de Celaya Valentini in octo libros phisicorum Aristotelis; fol. cxxv, col. c, à fol. cxxx, col. 6.
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sions l'autorité du Philosophe el celle du Commentateui mais dès là qu'il esi question de la puissance de Dieu, ces opinions ne sauraient aucunemenl être reçues, s
Le problème de L'infini paraît avoir longuement préoccupé
Louis Goroncl ' sans que ses méditations l'aient pu l'cnin'iiicnl attacher à l'une des solutions proposées par ses prédécesseurs. Il semble, cependant, que ses préférences soient celles qu'il marque en ce passage ,J :
« Lorsque nous formulons des propositions au sujet de l'infini, considéré à l'égard de la puissance divine (et c'est seulement en tenant compte de cette puissance que nous traitons ici de l'infini), nous admettons les sens qui consistent à affirmer ceci : Dieu peut produire un infini syncatégorique; et à nier ceci : Dieu peut produire un infini catégorique. Presque tous les anciens docteurs ont été de cet avis; il ont admis qu'un infini ne pouvait d'aucune manière être doué d'existence actuelle. »
Parmi ces anciens docteurs, il en est un dont l'opinion semble, à Louis Coronel, particulièrement respectable, et ce maître est Jean Buridan; lisons, en effet, ce que notre philosophe espagnol dit du problème célèbre de la ligne spirale infinie; après avoir rapporté les propos d'Hentisber et de Gaétan de Tiène, il poursuit en ces termes3 :
« Tout bien considéré, voici, semble-t-il, ce qu'il faut dire : Buridan a fait preuve, en règle générale, d'un jugement très droit touchant les questions qu'il a traitées en ses écrits; son intelligence, naturellement amie de la vérité, acquiesçait avec raison à cette proposition : Il existe une ligne spirale infinie au sens syncatégorique, mais il n'existe pas de ligne spirale infinie au sens catégorique k. Mais il s'est trouvé en défaut lorsqu'il s'est agi de la prouver. »
Après avoir traité une première fois de la question de l'in-
i. Ludovici Coronel Physicx perscrutationes, lib.VIII, pars II. De infînito : Nullum infinitum magnitudine continetur sub orbe Lune. Éd. cit., fol. cxx, col. c.