‹ Études sur Léonard de VinciChapitre 41 sur 127 · lbid., pp. /ji i-4t · texte numérisé non relu

lbid., pp. /ji i-4t

premiers de ces maîtres. Guillaume d'Ockam1, Walter Burley2, Robert Holkot3, Gaëtan de Tiène4 soutinrent, à leur tour, que Dieu aurait pu créer plusieurs mondes.

Tous ces auteurs, il est vrai, se contentaient d'affirmer la possibilité d'un nombre fini de mondes ; d'autres allaient plus loin ; ils admettaient que Dieu aurait pu créer une multitude actuellement infinie de mondes distincts. Au premier rang de ceux-ci, nous trouvons Jean de Bassols5.

La doctrine de Jean de Bassols, nous la voyons défendue à Montaigu, au début du xvie siècle, par maître Jean Majoris0; Jean Majoris soutient que l'on ne saurait trouver une contradiction en cette hypothèse : Il existe une infinité de mondes.

Jean de Celaya se contente, au Collège de Sainte Barbe, d'examiner7 s'il existe plusieurs mondes; il n'examine pas si la multitude de ces mondes peut être infinie. De son enseignement, quelques passages méritent d'être ici rapportés.

« Actuellement, il n'existe qu'un seul Monde. Cette conclusion se prouve par ceci : La foi catholique ne nous fournit aucune autorité d'où découle l'existence de plusieurs mondes, et, en outre, il n'existe aucune raison capable de nous contraindre à supposer la pluralité des mondes; bien plus, quelques-unes des raisons que le Philosophe invoque contre cette pluralité ont une certaine apparence de vérité. Actuellement, donc, nous n'avons pas à supposer l'existence de plusieurs mondes...

» Si Ton parle au point de vue surnaturel, il peut exister

i. Études sur Léonard de Vinci, ceux qu'il a lus et ceux qui l'ont lu; seconde série, pp. 76-78.

Page 1