Ms. cit., fol. 58, col. a
2. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n° 16G21, fol. 212, v° — ms. n° 1/457C, fol. 2G1, col. c. En ce dernier ms., au lieu de Breduardin, on lit: Bradelbardin ; le scribe a dû lire les lettres Ib là où le texte qu'il copiait portait un w.
fixer la relation qui existe entre la vitesse avec laquelle un mobile se meut, la puissance qui met ce mobile en mouvement et la puissance contraire qui le retient.
Il semble, par exemple, que l'influence de Bradwardine se laisse deviner en ce que Walter Burley dit de cette relation1, lorsqu'il commente le VIIe livre de la Physique d'Aristote ; les termes en lesquels Burley affirme que la vitesse d'un mouvement est proportionnelle au rapport de la puissance à la résistance rappellent ceux qu'emploie le mathématicien dont il avait été sans doute, à Oxford, le condisciple ou le collègue.
Il est permis également de croire que les théories dynamiques de Thomas BradAvardine ont contribué à suggérer les théories, toutes semblables en leurs conclusions, que Maître Jean de Meurs a longuement exposées en son Opus quadripartitum numerorum 2
De cet ouvrage, la date nous est connue avec précision, car il se termine par cette mention3 :
« Laus et honor, motus (?), gloria, potestas sit summo Deo a quo omnis sapientia derivatur, qui me servumsuum ad terminum attulit prœoptatum. Actum anno Domini Jesu Chrisii i343, Novembris i3 die, orto jam Sole, initio Serpentarii exeunle, Luna quoque inLibra^infineprimsefaciei, secundum veritatem tabularum illustris principis Alfonsi régis Castellœ quœ compositœ sunt ad meridiem Toletanum. Explicit quadripartitum numerorum Johannis de Mûris. »
Au quatrième livre du Quadripartitum numerorum, le premier traité, intitulé : De moventibus et motis, est en entier^ consacré à exposer cette loi, fondement de la Dynamique péripatéticienne : Tout mobile soumis à une puissance con-
i. Burleus super octo libros physicorum. Colophon : Impressa artc et diligentia Boneti locatelli bergomensis, sumptibus vcro et cxpcnsis Nobilis viri Octaviani scoti modoetiensis... Venetiis. Anno salutis nonagesimoprimo supra millcsimuni et quadringentesimum. Quarto nonas decembris.
2. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms.n°7ic)o, fol.i, r°, à fol. ioo, v°. — Sous ce titre : Johannis de Mûris De mensurandi ratione, ce même traité se trouve aux inss. 7380 et 7381 du même fonds; nous n'avons pas consulté ces deux derniers manuscrits.