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43o ÉTUDES SUR LÉONARD DE VINCI

comprendre ce que les Anglais disent de l'accroissement des puissances par rapport aux résistances ont été donnés par Maître Clay, Magister Claius. »

Ce Maître Clay, qui, sans doute, enseignait à Paris vers la fin du xive siècle, après avoir étudié à Oxford, apprenait aux Parisiens quelles doctrines étaient en faveur en la grande Université anglaise. Après avoir parlé à notre étudiant de questions de Dynamique, il discourait devant lui du mouvement de l'aimant1. Or, ce que Maître Clay enseigne touchant l'accroissement de la puissance ou de la résistance, ce sont quelquesunes des règles que l'on peut lire au Liber calculattonum ou bien encore au fragment copié par notre étudiant; et celui-ci en fait la remarque: « Ces deux règles sont énoncées autrement ci-dessus, » écrit-il2 en marge des notes où il résume la conversation de Maître Clay; c'est peut-être de Maître Clay qu'il tenait l'original des pages où elles sont énoncées.

En tout cas, notre étudiant, en une des tables des matières dont il parsème son cahier3, décrit ainsi ce fragment: « Aliqua dubia theologica per extraneum audita et cogitata ab aliis. » Nous savons donc qu'un étranger le lui avait fourni.

Les renseignements donnés par Maître Clay nous ont appris que, vers la fin du xivc siècle, l'Université d'Oxford était généralement acquise à la Dynamique péripatéticienne telle que l'enseignait le Tractatus de proportionibus de Thomas Bradwardine, telle que la développaient les règles formulées au livre du Calculateur. Clay, cependant, admettait, au moins à titre d'hypothèse, une doctrine toute différente; les notes de notre étudiant relatent4 l'exposé de cette doctrine, les doutes qui faisaient hésiter le maître anglais, les raisons pour ou contre sa théorie que lui présentaient ses auditeurs; elles nous donnent de cette controverse un compte rendu succinct, quelque chose comme le procès-verbal d'une séance que la Société de Physique aurait tenue vers la fin du xive siècle.

L'opinion de Maître Clay est la suivante: Appliquée à un

i. Ms. cit., fol. ai3, v*.

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