Ms. cit., fol. 62, r
3. Ms. cit., fol. 78, v°: Pênes quid attendatur velocitas in motu locali.
DOMINIQUE BOTO BT LA SC0LA8TIQUE paiuminm \[^>
considère1 un mouvement uniformément difforme par rapport au sujet, ei il affirme que « ce mouvement ;» même i il esse que le degré qui Le termine». Pour justifier cette affirmation, il prend exemple d'une droite qui tourne autour de l'un <1<: ses points; selon la proposition précédente, la vitesse do cotte droite est la vitesse de son extrémité mue plus rapidement.
Qu'il y a loin de tout cela aux considérations que nous avons admirées dans le traité de Nicole Oresme!
Les passages que nous venons d'analyser ne paraissent pas exprimer ce qui a été la pensée définitive de Swincshead.
L'étudiant ou le maître parisien qui nous renseigne au sujet de l'œuvre de cet auteur a griffonné sur une page de son cahier2 une liste des écrits qui y sont reproduits ou résumés. En cette liste, immédiatement avant de nous annoncer le De primo motore, il mentionne un « quaterne » 3 consacré à Suincet, unus qualernus de Suincet, où se trouvent « une question sur le degré moyen et deux déterminations sur le maximum et le minimum ».
Les trois questions ainsi annoncées se lisent, en effet, copiées à la suite l'une de l'autre, au manuscrit que7 nous feuilletons.
De ces questions, la seconde est formulée en ces termes ^: « Utrum sit dare maximum pondus quod Sortes potest portare. »
C'était là un des problèmes que traitaient tous les Scolastiques parisiens; c'était, au fond, la notion de limite qu'ils approfondissaient sous cette forme; de leurs considérations à ce sujet, nous avons ailleurs5 marqué l'importance; nous avons vu aussi qu'elles avaient retenu l'attention de Léonard de Vinci.
Ce problème est intimement lié aux notions de maximum in quod non et de minimum in quod sic, dont Swineshead a déjà parlé en la dernière « différence » du traité De primo motore; il y revient au dernier des trois « doutes » 6 qui nous occupent.
i. Ms. cit., fol. 81 v°.