Ms. cit., fol. 85, r
DOMINIQUE soin r.r i.\ BCOLASTIQU1 PAM8IBHH] '1-7
vu, attribuer à Swineshead, il les nomme ailleurs1 les trois Doutes de Paris; il nous annonce, <'n effet, que l'on trouvera en son cahier : * Le De primo motore de Suincel en quatre qu a ter ne s, avec trois doutes de Paris (cum tribus dubiis pari siensibus), un sur ['uniformément difforme et deux sur le maximum et le minimum. »
Nous devons donc supposer que Swineshead ou, peut être, quelqu'un de ses disciples après lui, avait fait suivre le lie primo motore des trois questions que nous venons d'analyser, mais qu'il les tenait pourproblèmes importés de Taris à Oxford. Par là, nous sommes, semblc-t-il, autorisés à penser que la loi des espaces parcourus en un mouvement uniformément varié avait été enseignée à l'Université d'Oxford par l'Université de Paris. Le nom de Règle de ISicole Oresme, que nous lui avons précédemment donné, serait loin d'être condamné par une semblable conclusion. Cependant, il paraît difficile de placer, dans le temps, Swineshead après Oresme ; il nous faut admettre, sans doute, qu'avant l'époque où ce dernier composait le De difformitate qualitatum, la réduction à l'uniformité des latitudes uniformément difformes était déjà discutée à Paris.
Or, de cette supposition, la lecture des Questions sur la Physique, composées par maître Jean Buridan, nous a donné confirmation. Voici, en effet, le remarquable passage que nous avons rencontré en ces Questions2 :
« Je suppose qu'une colonne soit aussi longue d'un côté que de l'autre, de telle sorte qu'elle soit, des deux côtés, longue de dix pieds; je suppose qu'une autre colonne soit de longueur difforme, c'est-à-dire qu'elle ait dix pieds d'un côté et neuf pieds de l'autre; la première colonne sera d'un demi pied plus longue que l'autre, car la longueur d'un corps ne