‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 10 sur 61 · ESSAI SUR L'ARCUITECTURE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

ESSAI SUR L'ARCUITECTURE RELIGIEUSE

paraît d'abord qu'à l'iotérieur des èdiGces; son osai;e est restreint aax arcades et oQi voûtes. Longtemps affectée ii certaines parties inférieures de la coQSlruction, ce n'est que fort tard qu'elle se montre dans l'amortissement des portes et surtout des feoeires, de même que dans la décoration proprement dite.

Quelle que soit chez noas l'origine de l'ogive, question qu'on ne peut espérer résoudre complètementquo lorsque l'histoire de l'urchilccture orientale nous sera révélée, ce qu'il importe de faire remarquer, quant à présent, c'est que l'arc brisé a para de bonne heure dans nos constructions du mojen Age, et qu'il y a paru sans les modifier d'une manière sensible, On voit, dans lemididelaFraoce, nombre d'arcades et de voûtes ogivales, évidemment de construction primitive, qui remontent an si° et au XII* siècle. Je crois même qu'il n'en existe pas de plus anciennes*. Le genre d'ornement qui les accompagne, tes parties de bUtissc qui s'y lient, ne peuvent laisser aucun doute sur leur date, confirmée d'ailleurs par des témoignages historiques incoQteslables. Au ui* siècle, l'arc brisé était do-

1. La chapelle de Saint-Quinin à Vaison, <!at du nn* »ècl«{ liuctCDne cathédra.le de la laâiûe ville daledu conimeLicement lin II'. Vojei la Ultra de M. Ch. L«iiomi(uit ti U. Ue Caumoot, •or rorigiiie de l'ogive.

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yena, dans plusieurs de nos provinces, une forme Gooetaate pour les voûtes et les arcades, sans que pour cela le style byzaQtîu en fat altéré le moins du monde'; c'était, an contraire, l'époque la plus brillante de cette architeclure. Saint-Maurice d'ADgers, où l'un Toit tant d'ogives, passe avec raison pour un des plus élégants modèles dn stjle byzantin. Enfin, Saint-Gilles, qu'il faut toujours citer comme le type le plus achevé de ce style, présente des arcades ogivales dans ses parties les plus anciennes.

Prenons nue église byzantine d'un caraclère bien prononcé, Saint-Germain-des-Prës à Paris, par exemple * : supposons qu'au lieu des deux seules ogives qu'on voit à l'orient du cbœur, supposons, dis-je, que toutes les ircades aient cette forme : qu'en résulter» t-il? Saint-Germain cessera-t-il d'être une basilique byzbntine ? son style, lourd et sévère, pourra-t-il se confondre avec celui des églises gothiques? seméprendra-t-on enfîn sur sa date, et la trouf era-t-on beaucoup plus moderne ? Que si l'on retourne la proposition, si l'on donne à une église gothique des arcs en plein cintre, on n'en détruira pas pour cela le caractère essentiel ; et, sans parler

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