Voit 1 église Saiot-Andra & Chartres, bAii« «a
S- Bien entendu ^oe je ne pvle que des p«r!j«i inférieures
de i'église.
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ESSJlI sur L'AHCHITECTURB RELIGIEUSE. 39
ât DOmbreuses galeries du siii^ siècle dont les arcades ,<ont des cintres trilobés, on roit dans quelques coatructions du xv* siècle le plein cintre iaél6 à l'ogire, sans que le système gothique cesse de do- BiiDer dans l'ensemble *.
Ceux-là mêmes qui ont Tait de l'ogive la forme caractéristique du style gothique, ont été forcés d'admettre l'existence d'ogives byzantines fort anciennes. Ce sont des eicepIioQSr disent-ils ; sÏDgulière fonne qtii caractérise un style d'architecture, et qui pourtant existe dans an autre style sans le caractériser.
Pour nous, l'ogive est «n élément d'architecture applicable à plusieurs styles, mais qui n'est ca< ractêrislique d'aucun. Ou ne peut pas plus la prendre pour caractère essentiel, qu'on ne peut prendre la colonne ou l'archivolte, ou tout autre membre d'architecture. Autant vaudrait, ce me semble, attribuer au marbre un certain caractère, un autre à la brique, un autre à la pierre et au moellon. L'ogive est un moyen, non un système.
Le docteur Milner, dont le patriotisme se réfollaitè l'idée qu'une découverte eilt été faite hors de
i. OaremRrqDenidaDaleBpreiiiieTi «Mftfa da la ranaiiBancs ■a zn* sibcle, qn« I'od conserva quelque temps l'ordoonance
et la disposition gothiques, tout enaabatitaaQt aux détiLlIsdecs il;1e des détails classiques. Voir laa oicbei de Solesmeaet latiifcnoe de Vitré.
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4n ËTUDËS SUR LES AltTS AU MOYEN AGE.
son pays, a prétendu trouver l'origine de l'ogivo duns un ornement fréqttemmentrcproduîtdans les pins anciennes constructions du moyen fige, et qui consiste dans une suite de cintres entre-croisés. De leur intersection naissent des ogives, Mitner déclare, bien entendu, que cet ornement a paru pour k première fois en Angleterre ; il en cite la date précise. Il est inutile de faire observer la faiblesse de l'argument. L'intersection des cintres se trouve dans l'ornemcntatioa de tous les peuples. On ne peut dire qu'elle ait été inventée, pas plus qu'on no peut inventer uo cercle ou bien un triangle. EnSn, de l'observation d'nnc cerlaine forme de décoration, à l'emploi de celte forme comme moyen de construction, la distance est immense.
Loin d'attribuer au hasard la découverte de l'ogive, je crois remarquer dam le premier usage qu'on en a fait en Europe une espèce do raisonnement et de calcul. L'utilité de l'arc brîsë, ses propriétés dd résistance, surtout la facilité de sa conslniclion, qui exige une bien moins grande précision que l'arc en plein cintre, durent la faire adopter de préfi^rence par des artistes timides et oncore peu habiles. L'emploi de l'ogive était pour ainsi dire forcé dans beaucoup de cas. On sait, par exemple, que, dans la partie demi-circulaire d'un chœur, te besoin de solidité exige le rappro-
ESSAI SUR L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE. 41 chement des piliers. Si les arcades de ces piliers sont en plein cinlro, il s'ensuivra que le rayon de ces arcs, que leur liautcur ne sera pas la mCme qae celle des aulres arcades. U en rÉsulterail un effel désagréable à l'œil. Si, pour y remÉdier, on essaye, en surhaussant les cintres, de leur donner partout ime hanteur tgale, il en résultera un vice notable de construction, la poussée des niasses s' exerçant d'une manière iaégale sur des courbes différentes. L'ogive remédie à tout, en permeltunl à la fois de reproduire des courbes semblables et de conserver la hauteur désirée. Voili de ccscasoiii l'ogive est une nécessité *.
Une nécessité semblable,oa, si Ton veut,laniéBie raison d'utilité, fit préférer l'ogive pour les arcs d'une grande portée, comme offrant plus de garantie de résistance que les cintres. Itien de plus commun que devoir la voûte d'une nef en ogive, tandis que ses bas côtés sont en plein cintre. Je pourrais accumuler les exemples d'ogives évidemment employées dans le seul but de solidité. Je citerai seulement celles de la cathédrale de Vaison, $i larges qu'on ne compte que trois arcades dans l'étendue
1. Nulle raesu» eiacle, oulle ijmétris dant let édiflees du majea âge. Tout se faisait de senliment. Dana des arcades, même en ligne droite, les largeurs sont rarement égales; anui Toil-on l'ojiiva employée eauvent pour corriger celte irréguta. nié et pour conserver l'égalité de hauteur dans les arcades.
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de la nef , et celle qai termine la crypte âa Munster à Slrasbonrg, et qai est destinée à renforcer le mur oriental de t'élise ^ Rarement, même à la fin du xii* siècle, l'ogife paratt-elle dans la décoration. On ne la voit point on presque point dans les façades. Elle ne forme point, nous l'avons déjà dit, l'amortissement des fenêtres oa des portes', parties ordinairement déccvées avec un grand luxe de moulures et d'ornements. Ajoutons encore que l'ogive se montre plus fréquente et plus aDcienne dans les églises de médiocre importance , que daos celtes qui ont ètë bâties sur de vastes plans et avec depuissantesrcssourccs. C'est que longtemps l'ogive ne fut qu'âne espèce de pis a(ter,ane forme nécessaire ■lest vrai, mais dont il semblait qu'on eût bonté, et que l'on n'osaitmettreen évidence. Le plein eln tre était ta forme noble, si je puis m'esprimer ainsi.tant parcequ'elle existai t dans tiras tes grands monuments antiques qui servaient de modèles, que parce qu'elle était d'une exécution savante et difficile. Dans le Midi, l'arc en plein cintre persista comme forme noble jusque fart avant dans le xm'
1. Pareil emploi de l'ogive se voit à Saint-Uaurics d'Angers, et au Mans daoB Véf'Aie de Notre-Dame de la Coulture ; aealement, ce aoat le* murs latéraux qui sont renfQTcé!> de la
2, Les fenâlret de la cathédrale d« Cfiartres sont encore m plein cintre.
BSShl SUH L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE 43
BiÈcle. Une disparut même que lorsque l'infiuence des hommes du Nord eut prévalu dans ces provinces et y eut dëtru il l'art national.
L'ogive futlonglemps à se naturaliser en Europe, au point d'être admise k figurer dans la décoration. Mais, lorsqu'elle en fut arrivée à ce point,on dut tout naturellement la préférf"-, on dut même être forcé de la choisir lorsqn'il s'agit, avant tout, de donner ftl'archileclure de l'élévation et de la légèFelé.
r est i remarquer que, dès ses premiers débuts, l'art gothique s'essaya sur desmODumeols trës-con- Bidérablcs,ctcc(te circonstance ne contribua pas peu sans doute à. lui donner ce caractère de grandeur auquel conduisait d'aiileurs ia tendance gËnërale du système. Au moment de son apparition en France, le pouvoir longtemps divisé entre une multitude de petits tyrans ffiodaux, commençait h se concentrer entra les mains d'un moindre nombre de seigneurs plus riches et plus inlloents. Decetlecentralisation résultait l'ace roiiscment'des ressourcesel.avecelles, la possibiltlË d'entreprendre de vastes constructions; ajoutons que jamais les richesses du clergé n'avaient été si considérables, son inDuence moins contcslËc. Avec des indulgences, il pouvait disposer de millieis de travailleurs Jusqu'alors, on avait
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ES8M SOR L'ARCniTECTURK RELIGIEUSE. 45 beaucoup b&li, il est vrai, mais isolément en éparpillant pour ainsi dire ses ressources. Il semblait qu'aux XI* eliii* siëclee, on se fût plus attaché h multiplier les églises qu'à en construire de mo- Qumeatales. Au xni* siècle, au contraire, le zèle religieux se porta sur un moindre nombre de fondations; mais, en revanche, il agit d'autant plus puissamment que ses etTorts étaient moins divist'S. Les plans s'agrandirent à mesure que le nombre des conslructions isolées diminuait. Jadis, chaque seigneur, chaque abbé, avait voulu attacher son nom !i l'érection d'une chapelle; maintenant, on verra des princes, des villes, des nations même s'associer pour élever des calh6drales.
L'art gothique parut avec un système nouveau ; il choisit dans l'archilecture romane, s'appropria les éléments déjù en usage et les perfectionna tous ; il sut composer un ensemble de ces éléments, et l'on eût dit qu'il les transformait en les mettant en œuvre. Son principe, je l'ai déjà indiqué : c'est ta légèreté. Suivons-le dans une de ses applications.
L'architecture byzantine avait multiplié les colonnes; mais, toujours timide, elle les avait faites énormci< et trapues, ou bien engagées dans des massifs épais. Tout d'abord, l'architecture gothique les allonge démesurément et en diminue le dia
mèlre. Elle en fait un des principaux moyens de décoration. C'est même leur seul but, car elles ce»- ^nt d'élre nécessaires pour assurer la solidité. Souvent les architectes se plaisent à isoler de Iod^ gués et frêles colonneltes, qui, par leur position, rappellent leur usage ancien, mais qui, par leur forme grêle et par leur fragilité, semblent plutôt offrir un sujet d'effroi qu'un moyen de résistance '. Ainsi, de très-bonne heure, nousroyonsde hautes nefs divisées par des colonnettes sur lesquelles semble reposer la masse d'une voûte élevée. Par un artifice de construction, cette masse en réalité ne porto point sur des colonnettes, elle se décharge sur des murs latéraux d'une solidité à toute épreuie*. Une disposition semblable, mais sur une très-petite échelle, s'observe dans quelques cryptes byzantines.par exemple danscellesde Neuwiller, du Munster, deWotre-Dame de la Coulture, etc. Mais it n'y a là aucune prétention à faire illusion. On n'a voulii que rappeler la disposition d'une église, et c'est une preuve de plus de l'art avec lequel les arch'tecles du xiii*sîècle perfectionnèrent toutes les inventions de leurs devanciers. On poussa si loin le
l.Voir la nef ds la cathédrale de Dsl en Brelagne.
'i. Voir le chœur de Saint-Serga et l'hûpital d'JLag^ra, ie réfectoire du prieuré de Sainf-Martin à Paris, et la cliapelia basBA de la SalQt«- Chapelle.
ESSAI SUR L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE. 47 goût, la passion pour l'apparence de )a légèreté, qu'on s'étudia à dissimuler tous lesmoyens qui peu* vent garaniir la solidité. Je citerai nu e«mple remarquable de cette prétention k la légèreté. Les piliers du chœur de Saint-Julien, au Mans, représentent en plan deax ovales , se pénétrant k )enr gommet et ayant leur grand axe commun. Deux colonnettes isolées très-grêles cachent le point de jonction des deaxovales. De l'intérieur du chœur ou des bas côtés, l'œil n'aperçoit qu'une partie du pilier, lequel parait une colonne ronde d'une légèreté surprenante, les colonnettes ne permetianl pas de voir ft la fois plus que le sommet de l'un des deux ovales. Perçant partout les murailles, on voulut forcer le spectateur à l'étonnement, et le raisonnement seul peut lui fniro croire à la solidité des niasses suspendues au-dessus de sa léte. Pourtant, il fallut bien songer à cette solidité, et, pour soutenir en l'air des voûtes à une prodigieuse hauteur, on dut augmenter successivement les contre-forts; il fallut étayer de tous côtés, par des arcs-boalants ', ces masses pyramidales qui menaçaient le
l. Les architectes du zi* siËcle avaient déji fait usage des «rcs-boutants, maie à l'intérieur des églises. Couvrant les baa c6iês d'une nef, et partis des transepts d'une dtmi-voûle, ils appuyaient ainsi d'une manière trëa-énergique les mura des hautes nefs et les coupoles qui surmontent les transepts. Voir les églites de Saint-Sauveur ï NeverSi de Conques, et
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ciel et aussi les habitants de la terre. On ne recula derant aucune conséquence du système, et l'on n'hésita pas àsacrifier l'eitérteurdes faces latérales, à l'cfTet que l'on espérait de l'intËrieur : l'accroissemenl des conirc-forls , la multiplicité des arcsboutants, n'en déplaise aux amateurs passionnés du style gothique, voilà de tristes nécessités, des palliatiTs assez grossiers. Si, en entrant dans une église gothique, nous admirons la hardiesse des voûtes, l'élancement des colonnes, en un mot, sa fabrique tout aérienne, pour me servir de lespression si juste de M. Dusommerard.-on éprouve, en la contemplant de loin, le sentiment pénible qu' excite la vue d'une ruine chancelante et soutenue p!ir des étais.
presi^ue loutea l«i «kIUw bjrzaQtiuea do l'Auvergne ot du Velay.
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En clicrclianl îi caractériser la didérencc des architectures byzantine et gothique, j'ai d6jà signalé les modifications partielles amendes par le changement d'un iirincipe. Je crois inutile d'insister davantage sur une comparaison que tous mes lecteurs auront déjîi faite; je me contenterai de la résumer en quelque sorte en indiquant une des conséquences principales du système gothique, conséquence dans laquelle on suivra le développement constant du principe que nous avons posé. Tout le monde remarque, dans l'architecture by~ lantine, la saillie des corniches, la manière trèsaccentuée de marquer les lignes horizontales ; dans l'architecture gothique au contraire, ce sont les lignes verticales qui prennent celte prépondérance; et je n'ai pas besoin de faire observer le but
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évident de cechaDgemenl. Les divisions horizontales des Iravèes sont faiblement indiquées dans une église gothique, quelquefois même déguisées par de faibles ornements, tandis que la forte saillie des colonnettes qui les séparent verticalement attire l'œil sur une ligne dont rien n'interrompt la longueur. De même, dans la disposition des façades, les architectes du xiv* siècle se sont particulièrement étudiés à faire pyramider l'ensemble du frontispice, en rompant par la multitude do leurs pinacles les lignes horizontales, que leurs devanciers accusaient, au contraire, avec uno espèce d'affectation. Pour citer un exemple frappant, je prierai le lecteur de jeter les yeux sut un dessin de la façade ùe Saint-Gilles et sur un autre de la façade delà ■cathédrale de Reims. La comparaison de ces deux édifices, admirables chacun dans leur système, on dira plus que tout ce que je pourrais ajouter. Jo ferai remarquer pourtant encore la multitude des plans en saillie et en retraite sur la façade gothique et le plan uni de la façade byzantine; enfin, la division de la première en une inanité de parties distinctes, et toutes d'une importance secondaire en soi, mais qui, de loin, se réunissent facilement en un ensemble systématique; et la division de la seconda en un moins grand nombre de parties, mais beaucoup plus indépendantes les unes des autres
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Il me reste à d'ire un mot de l'omementatioTi gothique, de son origine et de son développement. A son débat, elle n'eut point de caractère qui lui fût propre ; car nous voyons les cathédrales du xiii* siècle commencer avec les ornements du xn* à peine modifiés. On se rappellera seulement que dès lors on avait déjà presque eotièremeot renoncé aus représentations d'hommes ou d'animaux formant le relief autour de la corbeille des chapiteaux. Le chapiteau historié était définitivement remplacé par le chapiteau ù feuillages fantastiques. A mesure que les ouvriers se perfectionnaient, la sculpture faisait des pas rapides vers l 'imitation. Les statues roides et longues outre mesure du m* siècle, s'animent au xiii*, prennent du monvement et de la grâce. On étudie les draperies, et l'on commencée
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travailler d'après nature. Dûs lors seulement,!' ornementation golliiquese sépare (ont ii fuit des traditions byzantines, et son caraciôre propre s'est formé. Amesoroque l'onfaisaitdes progrès dans la pratique, que les difûcullës d'exécution disparaissaient petit ft petit, on remplaçait les feailtes facîsstiques du su* siècle par des feuillages fidèlement copiés, tels que les ofTre ta naiure. On commença par rendre les feuilles les plus larges et d'un contour nettement dessiné ; ainsi la feuille d'eau, celle du chêne, du ch&taignicr se présentent d'abord. Bienidt il n'y eut pas une feuille des champs ou des bois qu'on ne parvint à rendre avec une surprenante vérité. Sous le rapport de la naïveté dans l'imitation des formes végûlules et de la Gncsse du travail, la sculpture avait atteint, dès le stv' siècle, an degré de pcrrcclion qu'on ne pouvait plus dépasser'. D'ailleurs, l'emploi des ornements était le même, jo veux dire qu'ils s'appliquaient aux mêmes parties que dans les siècles précédents; seulement, on ne les prodiguait plus comme dans les dernières années de l'arcliitecture byzantine, où il semblait que l'on eût à cœur do ne pas laisser une seule
1. Les chapilaaui byzantins conserrèreat presqua tous Is profil corliilliien; mais, quand, naa Tégétaui conreatJonQelE, on en substitua de réels, ces profils s'altérbrent. En effet, comment conserver tes volutes quand on remplaça les feuilles d'acanthe par des feuilles de cliéne et Ue peupliert
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BSSAI SUR L'ARCnlTECTUBE RELIGIEUSE. &3
partie tisse. La décoration gothique eut quelque diDsedeplns large et de plus grand. Puis, par cette tendance h généraliser, i systématiser, propre à cette période du moyen Age, on adopta presque exclasivement pour l'intérieur des églises les motifs tirés du régne végétal ; du moina les figurines et les compositions de bas-relief ne parurentelles plus d'ordinaire que dans les voussures et les tympans des portails. Au demeurant, pas plus alors qn'ao para van t, on ne pensait donner à toutes les parties de l'édifice une ornementation uniforme et symétrique. La plus grande variété dans les détails continuait à être en usage. Il fallut que les ouvriers fussent devenus des machines pour qu'on songe&t ft tout régulariser.
C'est donc au xiv* siècle que l'architecture gothique arrive à son plus haut point de splendeur. Hardiesse de plan, habileté d'exécution, (înesse de travail, elle possède toutes ces qualités. Son système est complet, homogène; elle a des écoles et des principes arrêtés. Déj& elle peut rendre à l'O- L'ient les emprunts que lui avait faits l'architecture byzantine.
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SES PEINTURES UVRALES
La peinture est, de tons Ice arts àa moyen âge, celui dont les monuments sont les plus rares en France; et cependant it est certain que la plupart de nos églises ont été revélnes autrefois d'une riche ornementation coloriée, et que lenre voûtes et leurs parois, enduites aujourd'hui d'un badigeon uniforme, présrataient de vastes compositions peintes à fresque ou eu détrempe, t Ou ne comprend pas le moyen &ge, ditM. Vitet*; on se fait l'idée la plus