‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 14 sur 61 · L'aulear iuvante qq ï«rbo pour c« >uppllc« : c*e«t img · texte numérisé non relu

L'aulear iuvante qq ï«rbo pour c« >uppllc« : c*e«t img

gaear, lorsque toat à coup les flammes, sorlaat avec împËtuosité de la fournaise, consumèrent Ladicius et cent soixante des gentils qui assistaient au supplice. On ne put retrouver le moindre débris de lenrs cadavres. Un des principaux de la ville, nommé Gelasius, peu touché de ce miracle, ùi conduire les sainte dans la prison.

Quelques jours après arriva Maximus, collëgaa et parent de Ladicius, attiré k Amphipolis par la nouvelle de la mort de ce dernier. On lui amena les deux saints. < Parle, dit-il k SavJn, toi qui er, supérieur de taille et d'années ; comment te nommes-tu ' ? > Or, Sa vin était d'une haute stature, terrible à voir, le visage gracieux et rondelet ' bien proportionné de tous ses membres, et, quant & l'esprit, le plus doux et le plus aimable des bommes. * Mon père, répondit Savin, se nommait Magnus, ma mère Tatia, je m'appelle Savin.

1. 1 DIc mibi qui œtatis corpore at proteiior et temporii quantitate, quo cenMris [iOlniD«? a

2. Je traduis aiasi lei mois cietiiaa faàe, que je ne comprends guère. L'auteur Teut-il dira qua !« aaiat axait le vitaga fond comme un pois cbiche. c(cer, ou liïen le mot ast-il déS- ^aré daoa le manuscrit, el faut-il dire : einclnnata fOeie, tAts [ritée l Voici le teile : n Ecat nampe Savinua itatura procenu, terribiliB visu, renuata el cicerina facia, décent corDore, et nenle benignissimus. o L'aateur ajaot dit iiani m préface g,u*it écrÏTait pour le ynigaîre, a»ec un stjle ruitique, j'ai donné la préférence à la le{on tirtrtna facie, qol léat ion paysan en

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88 ËTUDES eua LES ARTS AU HOTGN AGE.

Élevé par eux dans l'étude des bonnes lettres, je snisiin humbla clerc. — Ettoi,qaelest.buiiuMa ? <Umanda le pnxaosDl à Cypriea. — M(à, je saÎB Cyprien. Nous sonmes frèref de {ère et de mère, fils de Magnas de Brescia, trois fols canaul, et levétii de la dignité préfectorale. Notre mère est également de Tamil le consulaire, étant fille de Cubpadia '. — EU bien, dit Maximus, en dépit de voire illustre naissance, sachez qne, si tous n'ad»rez pas sur l'henre Je dîeu Apollon, tous seres mis à la gène, puis livrés aux bêles de l'amphithéâtre. On devine la réponse des deax héros chrétiens. Trois jours leur supplice fut difléré, non point par commisération ; mais on voulait faire Jeâner une lionne et deux lions t£rribles, afin de rendre inévitable la mort des martyrs. Le jour venu» Maximos assis sur son tribunal, tout le peuple se pressant dans l'amphithéÂlre, on l&cha d'abord la lionne, qui, d'un bond, s'élança au milieu de l'arène en poussant un rugissement elTroyable. Mais, d surprise I k la vue des deax frères, sa fureur disparaît; elle remue la queue comme un chien, et leur lèche les pieds. Les deux lions qu'on làcbe ensuite montrent la même doncear, et caressent

]. Le MxM perte qae la mfcre det MiaU itâit«Mtti{ uiMi: « U»tar AOUmi BMtraieqne eoiual de HMtM tu f^mpeiiîa eet

LffiGLl&£ BS fiAIMT-SAYIN. K

bnmbtemeati^ viclimeâ oSertes k leurs dénis faomicides. Hais tMit k peuple s'écria : ■ ils charmeot le« lions par art magiqoe I qa'an leur doiue ia moftl > Le proconsul les ût ramener en pâson., pour méditer quelijue ^are de siipplice aussi DouTsan qu'épouvantable. Trois jaurBlesdauxfcères demeurèrent en pcison, retlauréf .par la funrrilti» dujeâne. Au bout de ce temps, un ange leur apparut : * Sortez, leur dit-il, prenet le chemin des Gaaks; là, tous txouverea la récompense que le Seigneur «ous destine. > AossitAt les murailJes de la prison s'écartèrent à droite et i gauche, et les cbiÉtiensse virent libres.

Les saints sortirent de la prison wn les calen- 4es àe mai. Ils se reudireot d'abord chez deux prêtres cbréliens, Asclejtius et Valère, qui jusqu'alors avaient échappé à ia persécution en déguisant leur croyance.. Animés par Uiermeté de Savin et de Cyprieo, ils trouvèrent assez d'audace ■on-«eulemeAt pour les accompagner dans leur long Tfrfage, mus même pour lus suivre jusqu'à leur martyre. Tous ensemble ils traversèrent les. àlpes pennines, et parvjni^nl aji ba^d daKhâne; leur renoDunée les précédait et partout ils étaient entourés d'un^and concours de peuple avide de les voir et d'entendre leurs touchantes exhortaliaas. Une lèmme païenne, nommée Emmcnia, vint

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déposer à leurs pieds son enfant mort, u Si vous êtes, leur dit-élle, comme on le prétend, les amis du grand Diea, faites, par vos prières, qu'il me rende ma seule espérance, mon fils unique. Je suis chrétienne si TOUS me le rendez. > Saint Savin fit une courte oraison ; puis, prenant la main de l'enfant, il le releva plein de vie. avertis par on ange, les saints et leurs compagnons ponrsaivirent leur voyage. A Lyon, ils passèrent la Sadne à la nage (tic), et, cheminant par la hante Bourgogne, ils parvinrent jusqu'à A.userre. Là, ils trouvèrent le très-glorieux Germain, et Loup, évoque de Troyes, l'un et l'autre revenant d'un voyage en Irlande, lie habitée par les Scots et les Bretons, vers lesquels le souverain pontife les avait dépéchés pour extirper l'hérésie des Pèlagiens (sic). D'abord, Germain voulut le retenir ; mais, éclairé par une révélation divine, il les bénit et les accompagna jusqu'à trois milles d'ÂQserre. Après avoir passé laLoire et traversé le pays de Tours, saint Savin et ses compagnons se trouvèrent sur le territoire des Poitevins, au confluent de la Gartempe et de la Creuse : là, comme ils prenaient quelque repos, il aperçurent le proconsul Maximus qui les poursuivait.

Maximus avait juré de ne revoir l'Ausonie (ne) que lorsqu'il aurait vengé la mort de son parent Ladicius; il s'était mis en route avec deux cents

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L'Sqlisg de SAINT-SAVIN. bs

satellites italiens,et, suivant partout les saints à la piste, il venait enfin de les découvrir. Déjà les chréliôDs se croyaient parvenus an terme fatal de leur voyage, quand tout à coup une barque parut au bord de l'eau. Ils y entrèrent, et la barque, sacs voiles, sans rames, les porta en un instant à l'autre rive. Aveuglé par la fureur, Maximus se jeta sans balancer dans la rivière pour les atteindre. II y perdit la moitié de sonmoade, qui se noya dans les QoEs. Sans se décourager, il recommença sa poursuite, et atteignit enfin les illustres fugitifs sur le bord de la Gartempe, à un mille environ d'Antigny, dans un lieu nomme Censiev (Cerasus). Aussitôt, il les fit garrotter, et les condiqjsit dans une Ile de la Gartempe, en face d'un champ appelé Sceaux (Sellis ou Psellis). Là, il leur fit souffrir tons les supplices que sa rage sut imaginer. Un malheureux, tourmenté par un esprit de ténèbres, assistait à ce tmte spectacle. < Tu vois ce fou, dit Maximus à Savin; ne saurais-tu faire sur ce misérable quelqu'un de ces miracles que tu faisais en Aasonie, par la vertu de ton Christ crucifié?» Savin, levant les yeux et les mains au ciel, supplia le Seigneur de délivrer le possédé : incontinent l'esprit immonde sortit du corps de ce malheureux avec une horrible puanteur. Le possédé demanda' le baptême, et avec lui dix des satellites

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m &TUDBE sua LES ARTS AU JlOÏEN AGE. de Maximes. Nul miracle ne pouvant tûMoher oe maudit, il fit traacber la t6te k Sarind à ses die soldats ; quant à Cj'prien et & aes deax compagnons, Asdepius et Valère, il les emmena avec lui à Antign;.

La naît même, les deux prêtres A^clepins et Valère, miracnlensement délirr^ de fenrs fers, se rendirent dans ['De où gisait abandonné le cadavre du martyr ; ils le portèrent de l'autre cAtÉ de la rivière, sur aoe hauteur que l'on Dominait alors lemont des Trois-Cyprès (ad Treg-C«pra»os). Il 7 avait une chapelle minée par les Vandales, consacrée jadis au bienheureux saint Vincent. Ce Tut ce saint lieu que les deux prêtres choisirent ponr la sépulture de Savin. Ils l'y déposèrent le 9 d% ides de juillet. Cyprien trouva le martyre à Antigny et fnt enlerré à côté de son frère. Poor Maximuset ses soldats, livrés an démon et agités d'une fureur divine, ils périrent tous misérabiement bientôt après. Ainsi finit la légende. — L'Ite de la Garlempe, où Savin souffrit le martyre, existe à quelque distance du bourg actuel de Saint- Savin, non loin d'Antigny : on lanonuoe l'ile du Gué de Sceaux ; elle est en face d'un heueaa Dommé Saint-Cyprien, qui longe une voie romaine. On voyait encore, il y a vingt-cinq on trente ans, près de l'Ile, sur la rive gauche de la

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Garlempe, les ruines d'un village nommé le Gué de Sceaux. Quant au mont des Trois-Cyprès, il est connu aujourd'liui sous le nom de Saint-SaTÏn. On passe par celle hauleur pour aller an hameau du Breuit. Je a'j ai observé nnl vestige de chapelle; mais, an xviT siècle, il y avait, sur le coteau, une église dédiée à sainlVincenl.LeP. Labbe l'appelle l'église paroissiale de Saint-Savin ',

Un des religieux réformés de l'abbaye de Saint- Savin, à propos de la légende dont on vient de lire l'abrégé, a écrit es noie : i L'endroit qu'on appolle le mont Saint-Saris, où l'on prétend qne ce saint B été martyrisé *, n'est décoré d'sucnne marque ni aacun monoment d'antiquité. L'église est d'un goât ttè^-m^eroe. Tout ce qu'on dit sur le martyre de saint Savin, arrivé dans ce lieu, n'est fondé que sur naelradiljon, aussi bienqoe ce qu'on dit sur le martyre de saiot Gypriea, âon frère, au €ué de Sceaux. •

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