‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 16 sur 61 · du-onieon Malteatenie, Bibl. Labb. II · texte numérisé non relu

du-onieon Malteatenie, Bibl. Labb. II

sèrieDx;etilétaitfacile,aureste, par qnelqaes tra* Tatis,de la fairecontribuer puissamment à la défense d'une forleressebfbtiesursea bords. Il yademcsiècles, l'abbaye était encore entoarée de fossés. En 1626, aa arrirait par un poat-leris h la perle occidenrtale, et probablement ce pont-lerts trarersait na fossé rempli par la ririère. Qu'il fût défendu par la nature ou par l'art, l'emplacement choisi par Chariemagne n'offrait pas les inconvénients qn'it présenterait aujourd'hui, car la distance qui le sépare des coteanx voisins est plus que suffisante p»ur le mettre hors de la portée des madiines de guerre connues au moyen âge.

Alors même que le hameau de Cerisier n'eût pas été célèbre au temps de Chariemagne comme le théâtre d'un martyre, le voisinage du château fort offrait à une communauté l'eligieuse une protection trop nécessaire à cette époque pour qu'elle ne fût pas recherchée avec empressement. On n'a, d'ailleurs, aucune raison de penser que l'établissement du monastère ait été postérieor à celui de la forteresse de Cerisier ; mais il est incertain que Chariemagne ait terminé ces constructions. Selon la chronique de Maillezais, Louis le Débonnaire les anrait trouvées détruites et les aurait réparées. Dans l'impossibilité d'expliquer comment les bâtiments auraient pu étrR renversés si peu de temps

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sprcs leur Toadalioa, les auteurs de la Gallia Christiatm supposent avec beaucoup de vraisembUnce qoe le fils acheva l'œuvre de son père. Quoi qu'il en soit, Louis le Débeiinaire dota richement l'abbaye et en remit la direction à. saint Benoît d'Aniane.

La découverte ie% reliques de saint Savin et de saint Cyprien mit en réputation le monastère de Cerisier, et sans doute occasionna son changement de Dom. Je lis, dans tm des mémoires manuscrits déjà cités, que cet événement arriva sous le rëgae de Gharlemagne; mais les noms de quelques personnages qui figurent dans le récit font soupçon- Der que c'est au temps de Charles le Chauve qu'il faut le rapporter. < Cust, dit l'auteur du mémoire, d'aprëj un vieux bréviaire escript en lettres gothiques, gardé au monastère, en la translation de saint Savin, qu'il a trouvé la relation des miracles qui firent découvrir les corps saints. * Une brebis égarée du troupeau, passant daos un taillis, tomba tout k conp frappée d'un engourdissement surnaturel. Le berger, qui la suivait à la piste, se frayant avec le fer un passage au milieu des broussailles, voulut faire lever l'animal, et reconnut â son immobilité qu'il s'était abattu sur le tombeau d'un saint. Il se hftia d'en informer le voisinage. Bientôt après, un prêtre, nommé Bonitas, perdit

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son cheval qu'on lui déroba. Plein d'une naïve confiance, il alla porter selle et bride sur la sépullure des martyrs, protestant qu'il les y laisserait jusqu'à ce que son cheval fût retrouvé '. De retour h sa maison, il le vit qui rentrait de lui-même à l'écurie.

Ces miracles, et bien d'autres encore, furent attestés à Gharlemagne, suivant le vieux bréviaire, parBaydilo, abbé deMaurmoutier, près Tours, et comte palatin, qui s'empressa de donner au nouveau monastère la terre de Cerisier qu'il possédait.

Dès le commencement du ix* siècle, l'abbaye de Cerisier ou de Saint-Savin jouissait de grands privilèges. Elle est citée, en 817, comme franche et libre de toute prestation et de tout service militaire envers l'empereur, tenue seulement à prier pour son salut, celui de ses fils et la stabilité de l'em-

1. Ce trait caractéristique me semble prouver l'ancienueté, siaon l'autheniicilé de la. tradition. Voici la traduction du teits cité dans te mémoire maauEcrit : a II prit la selle et la brlije, les porta au sépulcre de ces mariera, et, avec une simplicité qui a été Eouveut euirie de miracles daiisla vie des pères, protesta qu'il l«s laisBernit là jusqu'à ce qu'ils eussent réparé cette perte, lui reodaat «on cheval, u Le même miracle est raconté dans la Translation da saint Savin. attribuée au moine Eimoiu, mais en d'autres termes ; le même auteur rappurle ua autre miracle de BaioC Savin, presque aussi notable que celui da cheval.

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pire*. Le second abbé de Sainl-Savin, Odon, ou plutôt Dodon, fit exécuter de grands travaux dans le monastère, ainsi que l'attestait l'inscription gravée sur son tombeau; ce qui donnerait lieu de croire que les b&timents fondés par Ctiarlemagne ou Louis le Débonnaire n'avaient qu'une médiocre importance. Les formidables remparts élevés autour du couvent assuraient à ses religieus une sécurité enviée par toutes les communautés voisines dans ce temps de troubles et de pillages. Saint-Savin était un Heu de refuge pour les moines chassés de leurs couvents par la terreur que répandaient dans toute la Gaule les incursions des barbares du Nord. En 846, les religieux de plusieurs monastères y arrivaient en fugitifs, apportant de villes fort éloignées leurs reliques et leurs trésors. Les portes de la forteresse s'ouvrirent à la fois pour recevoir les châsses de saint Maixent, de saint Florent et de saint Homard. Les moines de Glanfeuil y déposèrent les dépouilles sacrées de saint Maur; enfin, ceux de Saint-Martin d'Aulua vinrent y demander

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