‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 24 sur 61 · Poatt · texte numérisé non relu

Poatt

Un pml porté sar des piles, ou, pins rarement, aoe espèce de môle traversant le fossé, donnait accès dans la place. Qoelqaefois, en excavanl le fossé, on ménageait une langue de terre, qui ser^ vait de passage; mais, d'orâioaîre, on préférait an pont léger, qui offrait l'aTantoge de rétrécir le passage, et qui, en cas de ùége, était détroit cm retiré à l'intérieur.

Dans les monuments figurés, dans It tapisserie de la rfine Blatlvlde, par exemple, on voit des ponts scmbUtrfes qui ne paraissent composés qne d'une seale planche. On peot y observer qae l' extrémité qui abouiit à. l'enceinte forti&ée est pluy élitvée qne l'aafaro. La but de oette> disposition s'eiplique suffisamiaenl. On doit ; remarquer ea-

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core des esp&ces de marches destinées & assurer le pas des chevaax.

Bientôt on imagina de construire des ponts, dont te tablier pouvait se relever au besoin, et, de la sorte, fermer le passage. Cette invention, qu'on nomma pont-levis, se perfectionna rapidement. Le tablier mobile fut manœuvré par un système de contre-poids, en sorte qu'un effort, même assez faible, suffit pour le lever ou l'abaisser.

Il est fort rare aujourd'hui de retrouver d'anciens ponis-levis. On reconnaît qu'ils ont existé, & de longues ouvertnres percées dans les murs, audessas de la porte, et dans lesquelles se mouvaient sur un axe les flèches, c'est-à-dire les poutres formant le levier auquel le tablier mobile était suspendu.

Si le pont-levis était très-léger, commeceux qui étaient destinés h donner passage à des hommes de pied seulement, les poutres étaient remplacées par une armature en fer moins compliquée et d'une manœuvre plus facile.

Lorsque, au lieu d'un fossé, il s'agissait de tra verser quelque obstacle plus considérable, tel qu'un large ravin, ou bien une rivière, un poo' solide en pierre était substitué aux ponts de char pente, réservés aux fossés d'une largeur médiocre. Alors, par des dispositions particulières, on s'étn-

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L'A.RCEITBCTDRE HILITAIRB. 233

diait à rendre le passage dangereux et difficile pour l'ennemi. Presque toujonrs on élerail fortement le milieu du pont, el l'on y plaçait une tonr sous laquelle il {'allait passer; d'antres tours dé* fendaient les extrémités du pont, le tablier était très-étroit, et souvent interrompu par des pontslevis eu avant et en arriére des tours. Ces ponts étaient quelquefois construits pour favoriser le prèlèvement d'un péage. Dans ce cas, ils peuvent se rencontrer fort éloignés de toute autre fortification. Quelques châteaux situés sur le bord d'une rivière levaient un impOt sur la navigation, au moyen d'un barrage ou estacade qui ne laissait un passage qu'assez près des remparts pour que les bateaux ne pussent se soustraire au payement du droit fixé. Il y avait, par exemple, un barrage sur la Seine, auprès dn Gh&leau-Gaillard . Dans quelques provinces, on voit le tablier des ponts affecter en plan la forme d'un Z *, et l'on pensait sans doute que cette disposition devait rendre plus difficile nne surprise, telle qu'en auraient pu tenter des hommes à cheval se lançant an galop pour forcer le passage.

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