‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 25 sur 61 · j «n a beaucoup d'eiemples en Corse, du xi' et du · texte numérisé non relu

j «n a beaucoup d'eiemples en Corse, du xi' et du

3,— Retranchementt eiUnaun, barrière*, barbacanes, poternsB, etc.

An detà du fossé, t la tête du pont, on ëlerait -un ouvrage plos ou moins considérable, dont la destination était de protéger les reconnaissances et les sorties de la garnison. Quelquefois il secomposait d'une on de plusieurs tours, ou môme A un petit château, auqnel on donnait souvent le nom ■de bastille * .

Plus fréquemment, surtout dans les châteaui Je moyenne grandeur, on se contentait d'une ou de ^ilusieurs enceintes de palissades.

Les peintures, les tapisseries, les bas-reiie&jwuTenl fournir d'utiles renseignements sur les jevrages de cette espèce, encore assez imparfaitement connus. Autant qu'on en peut juger par tes récits des historiens, on doit se représenter ces ^rles de fortifications comme une suite de barrières les unes derrière les autres. C'était là que s'engageaient les premiers combats, et, d'ordinaire, l'assaillant commençait ses opérations par détruire ces postes avancés. On leur a donné

1. Voir, dftûs Ajals, Cronlca del reg don Pedro, ha siégea ■de Turo el de Tolède, qui commencèrent par des atCaqusB ■oonire les lours serTint de i.éle de pont.

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L'ARCHITECTURE HILITAIKE. 23$

plnsîears noms, tels qoe barrière, harbacane, poterne, et il n'est pas facile de les distinguer. Il parait cependant (joe le mot de poterne s'appliqnait pliis particnlièremfiDt à une espèce de porte dérobée donnant accès sur le fossé, et aux ouvrages qui la défendaient.

Une forteresse sitnëe enr une hauteur escarpée avait sonyent une barhacane qui donnait snr la plaine et se lidit an corps de la place. C'était comme un long passage entre deux mars, quelquefois flanqnés de tours, et se terminant par une sorte de fort détaché. On roit une disposition de celte espèce, dans tes fortifications de la cité de Carcassonne, ds cMé qui fait face à la ville moderne.

Après avoir franchi le fossé, oa arrivait k la porte de l'enceinte principale. La tnéme observation qni avait fait construire des ponte en zigzag, avait fait reconnaître qn'il ne fallait point placer la porte dans l'axe dn pont, mais à ganche de celui-ci. La porte s'ouvrait à gaoehe, parce qu'oa obligeait ainsi l'assiégeant de prâseoler aux remparts son flanc droit qui n'était point couvert pai

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236 ÉTUDES SUR LES ARTS kV MOYEN AGE.

les grands boucliers, nommés patio», qu'on portait dans leè sièges. Cette disposition, qu'on peut remarquer déjà dans les fortifications desRoœaias, paraît leur aroir été empruntée, ainsi que beaucoup d'antres, par les ingénieurs du moyen &g& : ( Gurandum maiime videtur... uti portarum itinera non sint directa, sed lœva ; namqne tum dextrum latne accedentibus qaod scuto non erit tectum. proximum erit muro ' . *

La porte d'un cfa&teau est presque toujours placée dans un massif épais formé par deux tours que lie entre elles un corps de b&timent plus ou moins considérable. Elle présente un passage, assez étroit, qu'on pouvait fermer k ses deux extrémités et quelquefois même au milieu. Ce passage traverse souvent une ou plusieurs petites cours, comprises dans l'intérieur du massif dont nous venons de parler.

Une autre disposition parait avoir existé dans plusieurs châteaux, mais on ne pourrait en citer un exemple bien conservé en France. Le type qui représente le mieux ce mode de fortification, est une porte du ziv* siècle , existant encore aujourd'hui dans la ville d'Avila, en Espagne; les deux tours, entre lesquelles s'ouvre la porte, se projetr

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