‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 36 sur 61 · Lit. I, 'i." port-, chap · texte numérisé non relu

Lit. I, 'i." port-, chap

des anciens, et servaient à lancer des boulets oa des pierres, quelqueroisdes matières incendiaires.

Un engin h j'eler des pierres est figuré dans un bas-relief existant aujourd'hui dans l'église de Saint-Nazaire à Garcassonne. Le sujet et l'époque en sont également inconnus. Une poutre fort longue est posée en équilibre sur un chevalet de bois et se meut sur un axe. A l'une de ses extrémités, elle porte une espèce de poche ou un double crochet, où se place une pierre arrondie. A l'autre bout de la poutre sont attachées des cordes majiœuvrëes par plusieurs hommes placés en arrière, au-dessous du projectile. En tirant fortement k eux les cordes, ils font tourner rapidement la poutre snr son axe, et, dans ce mouvement de rotation, la pierre s'échappe lancée au loin. Cette machine est une grande fronde attachée à un bras gigantesque. Une ligure d'un manuscrit du xiii* siècle, offre la représentation grossière et, pour ainsi dire, abrégée de la même machine ; seulement, on peut conjecturer que, pour donner plus de force et de rapidité au mouvement de la poutre, les cordes attachées ù son extrémité étaient mises en communication avec de grandes roues qui, en tournant, la faisaient brusquement basculer.

Une antre espèce d'engin, décrit sous te nom do mangonneau, bricole, trabuch, etc., consistait en un

affût de bois, formé d'épais madriers assemblé» d'éqoerre. Entre les deux pièces latérales, cm teii> dait des nerfs, des cordes de chanvre, os àts crins fortement tordus. Au milieu do ces cordes tordneS' s'ètevait une perche, nomnëe st^le par les RomaÎD» au temps d'Ammien-Marcellin, et que le chevalier Folard, qni a reconstruit cette machine, appelle un cuilleron. Par l'action des cordes tendues, le slyle est ramené en avant contre une traverse élevée au-dessus de l'afTilt. Elle est garnie d'an fort coussin pour amortir le choc. Des hommes placés à un treuil, au bout de l'affdt, abaissent le style horizontalement et tendent ainsi les cordes, de même que l'on bande une scie en faisant moBTûir sa clef. Le style peut être fixé momentanément ^ la partie postérieure de raiïùt par un crochet qui se meut an moyen d'un déclic, espèce de délente. Onchai^ alors l'engin, en plaçant un projectiledans la cniU 1er qui est à l'exlréinilé du style. Dès qu'on. I&che le déclic, le style, violemment ramené contre la traverse par l'action des cordes tordues, lance avec force le projectile qu'il porte. Selon Vitnive, il y avait des catapultes qni lançaient des prerres-de deux cent cinquante livres. On peut voir, dans son dix.iëme livre, les détails de la construction de ces engins et lès règles d'après lesquelles il établit le rapport qui doit exister entre le poids dît

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