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projectile et le diamèlre des cordes tordaos.
Le rer-ol oii platdt les- réactions de calte machine étaient telles, dit Ata.Tnien-M&rtelliQ, qu'elles- auraient ëbranlé-eti reoversé les plates-fornes'snr lesquelles^ oa leemettaitcQ batterie, si l'on n'avait m la précaution de placer sous l'afTat un lit épais- depaille ou de gazon. Cette espèce de matelas dÉcomposait le contre-coup qui SDivait chaqne décharge;
Da temps de l'historien d'après leqoel nous donnons ces délailSj le style était retenadaas la position homonlale an moyen d'uoe cheville et d'un, crochet. L'ingëiiieur, chargé du pwnter, lâchait le style en faisant sauter la cheville d'un coup de mailicl. Ce procédé un peu bjrbare parait avoir été perfectionné au moyen âge. C'était une délente, un déelie qui mettait le style'eU' liberlA: de là le met d^eliquer; fréquemment employé par' nos anciens écrivains; dans le sens de décharger un projectile. On l'appliqua même aux canons, bie» qu'ils n'eussent pas de déclic.
On peintsit les bricoles, en haussant oa- abaissant, an moyen- de coins de bois, un des petits cdlés de l'affèt, en allongeant ou raccourcissant , le style ; enfin, on augmentait la force de torsion de» cordes en' les arrosant d'eau.
On conçoit que des pierres de cent livres, frappant coupsurcoup une murfrille, pBuvaJeirt y faire
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brèche ; cependant, l'usage le plus ordinaire des bricoles éLait d'écraser les loits des maisons et de briser les hourda élerés sur les remparts. On lançait , par le même moyen, des boulets incendiaires et des vases remplis de matières inflammables. Une chronique d'Alsace mentionne un singulier mojen d'attaque emplojfé avec succès contre un de ces petits tyrans féodaux qui, retranché dans un ch&teaa bien fortidé, mettait toute une province à contribution. Il était assiégé par les milices de Strasbourg. L'ingénieur de celle ville, qui était en même temps le doyen de la corporation des orfèvres, lit venir dans son camp toutes les immondices, toutes les charognes qu'on put trouver aux environs. Chargées de CCS singuliers projectiles, les bricoles sirasbourgeoises tirèrent pendant trois jours sur le château. On était à l'époque des plus grandes chaleurs. La garnison, resserrée dans nn petit espace et accablée par cette pluie hideuse, ne put résister à l'infection et mit bas les armes. Ce moyen étrange de prendre les places estd'ailleurs enseigné dansun manuscrit ct^rieus de la Bibliolhëque nationale, et voici, d'après ce manuscritt la machine qui sert à lancer soit du feu, soit des immondices. C'est une poutre mobile sur un axe, chargée ^ l'une de ses exlrémilés do rondelles de fer fort lourdes. A l'antre bout de la poutre est attachée une espèce de fourche, et
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L'ARCHITECTURE HILITAIRE. 301
une corde lerminée par un œil, qui s'engage dans on crochet. On place le projectile sur la fourche, et on l'assujélit au moyen de la corde; puis, avec un treuil, on fait basculer la poutre, jusqu'à ce que restrëmité chaînée d'un poids soit ëlevâe en l'air. Si on fait cesser tout à coup l'action du treuil, la poutre pivote rapidement sur son axe, le contrepoids s'abaisse, et la force centrifuge fait échapper l'œil, du crochet. Alors, le projectile dirigé par la foarche est lancé au loin. L'auteur du manuscrit suppose que cette machine est placée sur un vaisseau, et protégée par un mantelel.
On voit, dans les musées, des arbalètes gigantesques qui, montées sur des affûts, lançaient des traits énormes. Je ne sais si l'usage en fut aussi fi'ëquent au moyen âge que chez les anciens. Au Bii^ge de Marseille par Jules César, les assiégés dé cochaient, avec leurs balistes, des pièces de bois longues de douze pieds et garnies d'une pointe de fer, qui perçaient quatre parapets d'osier avant de s'enfoncer en terre ' . L'arc de ces balistes n'élai' point en acier, mais en bois II se composait de deux pièces, chacune engagée, comme le style de la catapulte, dans des cordes tordues, mais ten dues verticalement. L'élasticité du bois, jointe à