S^nU-Esdegonde à Poitiert, la eathédrate ds BOQii
serrait encore de dépAt pour les reliques, et même de chapelle privilégiée.
Lorsque ralloDgemeat du cliœur deviuL udc règle coDstaule, l'apside, qui longtemps avait renferme le maltre-autel, se transforma en une graude chapelle, qui de irès-bonne heure fut dédiée à la Vierge. Sa forme ]a plus commune fut semi-circulaire, ou he:iagonale; cependant, il existe des exemples anciens, rares il est vrai, d'une autre forme', ou mémo de la suppression totale de l'apside *. D'autres chapelles, d'abord au nombre de deux, puis de quatre, de six, quelquefois même davantage, entourèrent le chevet de l'église, disposées de chaque côté de la chapelle de la Vierge, L'idée bizarre de représenter dans le plan d'uno église l'instrument, l'emblème de notre salut, parait avoir cherché, dans l'additiou de ces chapelles, l'imitation de la couronne du Christ ou du nimbe qui entoure sa Lëtc. On doit encore peut-être attrihuer à une allusion mystique le nombre presque constamment impair de ces chapelles. Je ne me rappelle qu'un seul exemple qui fasse exception à cette pratique, c'est le chœur de Saint-Hïlaire i
1. Saint-Martin d'Angers : le duBor, du zii* ûicl«, a lit forme
2. Saint-Pierra à Poitiers, Saint-Martin à WonoB, plusieuri 4gUies d'Auvergne.
DyGoogle
ESSAI SUR L'ARCnlTECTURE RELIGIEUSE. 27
Poitiers. On peut dire en général que le nombre des chapelles correspond k celui de arcades dans l'hémicycle du chœur.
L'ornementation des églises byzantioes est extrêmement Yarîèe, et, commeje l'ai ditplus haut, il n'y a guère de parties de la construction qui n'aient offert des motifs à la scalpture. Les représentations d'hommes ou d'animaux de ronde bosse ou de basrelief y sont fort nombreuses. Non-seulement les tympans et les frises en sont couverts, mais ce même genre de décoration s'applique encore aux modulons, aux corniches, aux chapiteaux. On voit jusqu'à des soubassements formés par une masse d'hommes et d'animaux sculptés '. D'ailleurs, it ne faudrait pas croire que celte immense variété de compositions ne fût pas réglée par quelques lois on par quelques usages. On est frappé, au contraire, de la répétition continuelle d'un certain nombre de sujets. Ainsi la figure du Christ entouré des Apôtres occupe presque toujours ie tympan de la porte principale. Le Jugement dernier, les Vierges sages et les Vierges folles, la Nativité, etc. sont des sujets de prédilection qu'on croirait affectés aux portes. Quelquefois, mais plus rarcmeni, on trouve l'itlustration de la légende qui retrace