‹ Études sur les arts au moyen âgeChapitre 8 sur 61 · I . A Saint-Gillf a, par «Templ · texte numérisé non relu

I . A Saint-Gillf a, par «Templ

iavie du patron de l'église*. Ce fut peut-être, un souvenir antique qui fil placer en évidence sur les portails les douze signes du zodiaque ; mais Je crois que c'est plutôt h l'ignorance des ouvriers qu'à certains calculs mystiques ou astronomiques qu'il faut attribuer les inlervertissements qu'on remarque trte-souvent dans la disposition des signes.

A partces sujets, et d'autres faciles & expliquer, et dont la position semble soumisa à certaines règles, il serait impossible d'entrer dans le détail ou même de spécifier le caractère de tous ceux qu'on a jetés avec profusion sur les stylobates, les archivoltes, les pieds-droits, sur presque tous les membres de l'architecture. Rien de plus commun que d'en trouver de ridicules ou d'obscènes. On peut remarquer pourtant la prédilection des artistes pour les compositions tragiques et effrayantes, surtout pour la représentation des supplices que l'enfer réserve aux pécheurs. Ils se sont complu à montrer des diables hideux, des monstres bizarres déchirant, torturant des damnés. L'intention d'agir par la terreur sur les imaginations est évidente, et l'on dirait que, par ces images de supplice, les artistes ont voulu venir en aide ù l'éloquence des prédicateurs*.

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