ÉCOLE ITALIENNE (ANDRÉ DEL SARTO
etsans charger son ouvrage de symboles et d'allégories. Ainsi procède le vrai talent : ses moyens sont simples ; il les prend dans son sujet même, non dans des amplifications presque toujours froides, parce que leurs rapports avec ce sqjet ne frappent point au premier coup d’œil, et que, même quand on les a comprises, elles se lient mal au sentiment que l’ensemble doit inspirer.
La coiffure de la Charité est peu agréable : les cheveux retroussés jusqu’à la racine n’ont point l’effet d’une belle chevelure , et nuisent même à la beaüté du visage J cependant tous les traits de la Charité sont beaux, et la tête est la partie où la couleur s’est le mieux conservée. Le cou est fort noirci ; les draperies, distribuées à merveille et jetées à grands plis majestueux et souples, ont perdu un peu de leur éclat : les enfants sont beaux; celui qui tète a un air d’empressement et d’avidité qui indique le besoin qu’il doit avoir de cesecours; celui qui, avec une joie naïve, présente à la Charité des noisettes, semble, par sa confiante gaîté, remercier sa bienfaitrice; et la pose de celui qui dort est pleine de naturel et de grâce. Quelques fruits semés aux pieds de la Charité sont ses seuls attributs, et un paysage bien exécuté remplit le fond du tableau, dontl’effetest aussi complet que la composition en est simple.
PROPORTIOKS. '
Hauteur, 1 mètre 82 centim. =r S pieds 7 pouces 2 lignes 797.
Largeur, 1 — 3S — -4—1— 10 — 449,