TABLEAU I
In Ambard Physiologie Rénale (Observation de Chabanier) D
Jours de
l'expérience Régime Volume urinaire Urée pour Mille I Coagulum sucré de 2 1.
de lait.
Pas de boisson
II » 570 cc. 34 III » 450 40 IV » 562 53.2 V » 641 552 VI » 480 56.3 VII » 430 55
(Sujet S..., avril 1913).
Examen fractionné des urines le quatrième jour de l’expérience : De 8 heures du matin à 10 heures du matin, urée. 56,7 0/00 DE FORTE AT A RONPES EN een due 54,4
Der tedres à 1 heures: PTT ou ue. 5910
Cette valeur de 55 0/00 représente la concentration maxima atteinte par le rein.
La concentration maxima (C. M.) de l’urée est donc la plus forte concentration sous laquelle le rein peut l’éliminer dans l'urine.
Cette concentration maxima oscille pour l’homme entre 50 et 56 0/00 (Ambard et Papin).
Nous avons trouvé à plusieurs reprises des valeurs un peu supérieures: 59 0/00 par exemple chez un nourrisson cachectique. Nous avons relevé une C. M. du même ordre de grandeur chez l’enfant Jean
eds
K..., âgé de 6 ans. Il fait une scarlatine dont le début remonte au 20 juillet 1925. Le 31 juillet il présente des œdèmes légers, une albuminurie importante (5 à 10 gr, par litre), de l'oligurie. Le 5 août avec une azotémie de 0 gr. 36, une oligurie de 140 centimètres cubes par vingt-quatre heures, la concentration uréique atteint 59 0/00.
.Chabanier a recueilli des chiffres de même ordre de grandeur (communication personnelle).
Ilen'est donc de la C. M. comme de toutes les données physiologiques, elle n’a pas une valeur fixe, absolue, elle oscille dans une zone physiologique normale, entre deux valeurs extrêmes, tout comme la glycémie, l’azotémie, ou la réserve alcaline.
Supposons maintenant, que chez un sujet placé dans des conditions telles que le rein fonctionne à la concentration maxima, on prélève ses urines toutes les deux heures et que l’on dose l’urée dans chaque fraction ainsi recueillie. On constate le fait suivant: toutes les concentrations des diverses fractions sont égales entre elles et égales à la G. M. C’est ce qu’indique l’observation rapportée au tableau I ; les recueils fractionnés du quatrième jour présentent tous la même concentration uréique.
Done, lorsque l’on est en présence d’un sujet émettant un volume d'urine contenant de l’urée à une concentration €, supposons que l’on recueille les urines des vingt-quatre heures en six portions, par exemple, et qu'on dose l’urée dans chacune d’entre
elles : on trouvera des concentrations uréiques de