‹ Études sur les causes, la nature et le traitement de la maladie scrophuleuseChapitre 2 sur 44 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

On n'est pas et on ne pouvait pas être plus d'accord sur le pronostic.

La même incertitude existe relallvemenl à la thérapeutique. Doil-on tenter la cure radicale des ccrouelles ou se borner à l'emploi de moyens palliatifs? Celte question est résolue difi'éremment parles auteurs. Fabre adopte entièrement la dernière opinion : te on doitêtre très-circonspect dans le traitement des écrouelles , dit-il ; comme l'art ne peut point changer par des remèdes altérans le caractère du germe raorbifique, lorsqu'il tient à la constitution du malade , ni en épuiser la source par aucune évacuation , le seul plan de traitement qu'on puisse suivre avec sécurité dans cette maladie est d'employer les palliatifs en attendant le terme où l'àge changeant la constitution du corps , dissipe sans retour la cause du mal. i> On voit quelle influence les idées théoriques ont exercé sur la pratique de Fabre : on trouve un grand nombre d'exemples semblables dans tout ce qui a été écrit sur le traitement des scrophules. On a d'ailleurs agi comme pour les causes. On a proposé une foule de substances .prises dans les trois règnes de la nature et qui, loin d'avoir quelque ressemblance dans leur mode d'action , sont souvent diamétralement opposées. Le second volume de l'ouvrage de Kortum est presqu'entièreraent consacré à les

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