SUR LX TEIGNE FWEUSE. S
par conséquent aufjmentation en hauteur de l'espace dans lequel le liquide faveux est retenu.
Les progrès de la maladie font successivement disparaître toutes ces conditions, et il arrive un moment où le développement du tubercule faveux n'a plus rieti de régulier dans sa marche, où sa forme est totalement changée, devient méconnaissable. Ainsi, lorsque par la dilatation, par l'évasement du col et de l'orifice du follicule, la cavité de ce dernier se trouve convertie en une surface lérjèremeiU concave, le tubercule faveux n'est plus maintenu en place que par l'éplderme qui passe au devant de lui. Si la dépression n'existait pas, elle ne pourrait plus se former; car le tubercule tiraillé par l'épiderme se soulèverait avec lui. Quand la maladie est arrivée à ce point, si la sécrétion du liquide continue, si celte sécrétion est abondante, il s'établit une lutte entre la résistance de la peau et celle de l'épiderme. Le liquide, en s'accumulant au dessous de la croûte, la pousse en dehors, en même temps qu'il s'efforce de refouler la peau dans les parties sous-jacentes. L'épiderme ne tarde pas à se rompre. Lorsque la rupture a lieu dans toute la circonférence du tubercule , celui-ci se sépare et tombe, à moins qu'il ne soit retenu par les cheveux. Dans l'un et l'autre cas , la peau cessant d'être refoulée sur elle-même en tout sens , le corps qui la maintenait étendue s'élant éloigné, elle revient bientôt à sa place; les parties écartées se rapprochent, le follicule reprend sa forme ordinaire, l'épiderme se renouvelle, et la guérison peut devenir spontanée. Le plus souvent un nouveau fucus réparait.
Lorsque la rupture de l'épiderme est partielle, peu étendue, la croûte faveuse reste adhérente à la peau ; elle maintient le follicule dilaté. Le liquide que ce follicule sécrète conlinuellctuent s'échappe au dehors, se