‹ Études sur les causes, la nature et le traitement de la maladie scrophuleuseChapitre 5 sur 44 · MALADIE SCROPHOI.ECSE · texte numérisé non relu

MALADIE SCROPHOI.ECSE

des sueurs abondantes ou fétides , et plus d'activité d'imagination que de forces physiques , sont ccriainement dans les circonstances les plus favorables au développenienl des scrophules. » Cet ensemble dans la disposition des organes qui n'est pas seulement le rcsuUat du développement particulier du système lymphatique, ou de sa faiblesse, ou d''une prépondérance de ce système surles autres , cette constitution dans laquelle M. Guersent reconnaît une altération notable des liquides , n'est autre chose que le premier degré de la maladie scrophuleuse. 11 me serait facile de le prouver : mais ce n'est pas ici le lieu de m'appesanlir sur cette démonstration. Je dirai seulement que si, « malgré cette prédisposition *> dépendante de la constitution , on voit néanmoins » beaucoup d'enfans qui en ix<nt pourvus passer l'âge B de la puberté , atteindre l'âge adulte ou riril, et parti courir même une très-longue carrière sans être jamais « atteints de scrophules ,f< cela lient au peu d'intensité de la cause du mal , à l'interruption fréquente de son action qui , par cela même , n'est jamais assez puissante pour altérer la santé au-delà de ce qui vient d'être dit.

Le tempérament lymphatique caractérisé, comme ''on sait, par la finesse et la blancheur de la peau, la rondeur des fot^mcs , le peu de fermeté des chairs, la faiblesse musculaire, l'apathie, l'indifférence, ce tempérament est compatible avec In santé : il se rencontre même habituellement avec une belle santé : développé à l'excès il a pour principal caractère, l'obésiié, avec les inconvéniens qu'entraîne une surcharge graisseuse; niais on ne voit point pour cela seul survenir les engorgemens glanduleux, les ulcères, les inflammations chroniques , la carie, la nécrose, etc. , etc. , accidens irèsfonimuns, très-multipliés chez les scrophuleux. Si, au début des écrouelles , il existe fréquemment de l'em-

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bonpoint, si l'on observe celte prédominance des sucs albumineux, d'où résulte, dit M. Alibert, une sorte de beauté factice dont on fait souvent plus de cas que de la véritable , on voit cet embonpoint diminuer à mesure que la maladie fait des progrès. Le contraire a positivement lieu chez les individus qui sont doués du tempérament lymphatique : l'obésité augmente d'autant plus chez eux que ce tempérament se prononce davantage- Ces considérations suffisent , ce me semble, pour démontrer qu'il y a une grande différence entre un individu doué du tempérament lymphatique et un individu scrophuleux. La nature des deux états est si dissemblable qu'il n'y a aucun rapport entre le tempérament lymphatique le plus outré et l'aÉFection scrophuleuse la plus légère. L'observation ne répugne cependant pas à laisser croire que les écrouelles se développent plus rapidement , plus facilement chez les enfans lymphatiques que chez d'autres : mais elle démontre dans tous le? cas l'indispensable nécessité d'une cause spéciale, d'une cause à l'action de laquelle la constitution lymphatique oppose moins de résistance que ne le fait toute autre constitution.

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