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<.^Qll^QA pe perde jamais deviie que dans les pays ^;if^ , il y a , il doit y avoir une disposition constapit9 h)^^ réftiataUce ; c'est sous la garantie de cette dMi^witÂon que tqutesleursinstitutions sont placées. Xcw#. l^ citoyens y sont sans cesse préoccupés de \^ ci||M0 publique , ^'ils oublient presque abaolunUMit diffiu»^ les pays despotiques. Ils s'y passionnent fcN}ourf pdur> les opinions qu'ils ont embrassées ^ ils y)M4M; toujours excités par tous les organes de l'opivHHli^k mettre leur point d'honneur à ne point cède^; ils s'y laissent toujours persuader^ par des calomnies de. parti, que leurs adversaires sont des t£iâtirç9 ou des scélérats. Ceux qui n'ont vu que des peuples asservis , courbant la tète devant la pre* nsî^e ordonnance, ne se font aucune idée de cette réKJptance habituelle. Aussi ce sont de bien pauvi^ pilM^cislw que ceux qui se figurent que pour con* dvpty 09 pirople libre et ardent, d^ déclarations àtfj^mi^ifm iasécéès dans une charte «ont des mati-
iÇtm^fl >oar doit nous convaincre davantage que lit «noieps entejudaiçnt infiniment mieux que nous U| Mly^rté et les conditions des gouvernemens libres. ^fli$. du moins ne tombaient jamais dans de sem- Uftlpi)^ enreqrs. ; ils donnaient pour support à leurs ri^ubliqiites , non pas des phrases ,*miâs un esprit dt^;Vie« Ib enseignaient à tous les citoyens à 6e faire ui^ r^Ugion de l'amcmr de la patrie ; au tien de né cowîdérer celle-«ci que comme une afssoeiation oiiRcwitile , où l'on calcule les profits et les pertes , et d'où l'on s^fibrce de se retirer dès que la balance
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eét défelvorable; Ils entouraieirt» de tous letir^ rèisfpects là majesté An peuple ; mais lé peuple c'énfeait pour eux Fensèmble de la nation , avec toutes ses claisses de citoyens , tous ses intérêts , tousses souvenirs, toutes ses espérances et toute sa gloirie. A côté de cette grande image de ce qu'ils avaient de plus cher, €$^i^è qu'ils respectaient le plus, ils savaient forflHHnipprécier, àieur jfuste valeur, les fluctuations d^^ù&ages de la multitude, que la lé* gèreté et le caprice décident si souvent , faute de réflexion et de sentiment. Ils savaient fort bien l'importance des deux élémens monarchiqué^ et démo^ cratique , et ils n'auraient point cru pouvoir fonder une constitution libre ou durable, sans leur aligner leur part. Ils savaient qu'ils n'auraient point de liberté, si le peuple ne conservait tine action directe dans la souveraineté , s^il ijie joignait à la garantie de ses droits l'exercice d'un pouvoir respecté , s*îl n'animait toutes les parties^ du corps social de son' esprit de vie, dé son instinct de grandeur et de vertu. Ils savaient qu'îfe^'auraient point de vigueur et de célérité dans^ l'action au gouvernement , s'ib n'attribuaient à des chefi agissant individuellement toutes les fonctions qui demandent une vue compréhensive, une décision prompte, et le sentiment d'une responsabilité non partagée : mais ils savaient aussi que leur république serait perdue si le peuplé croyait pouvoir tout faire et toUt défaîte par ses suffrages. Ils savaient qu'elle serait perdue si \t prince pouvait prétendre à perpétuer son pouvoir; ils connaissaient l'entraînement avec lequel le peuple se donne à s^ créatures , et s'ils lui laissaient
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désigner les che& temporsûres de l'État, ils avaient soin d'exiger qu'il y eût au moins deux consuls, deux suffètes , de peur que , comme tous les présidens de nos nouvelles républiques, un chef unique n'aspirât à la royauté. Surtout ils confiaient le culte sacré de la patrie , le sacerdoce de la liberté , l'esprit de vie et de durée, la garde des .traditions, celle de la^ gloire , celle de la fortune^J^toblique , et la constante prévoyance de l'avenir, & un sénat dans lequel ils s'efforçaient de concentrer tout ce qu'il y a de bon et de grand daâs les aristocraties, eu niém€ temps qu'ils en écartaient tout ce qu'il y a de vicieux.
' Ils voulaient que leur sénat fût le représentant immuable de l'esprit de conservation, toujours le même dans les républiques. Ils le voulaient immortel en quelque sorte, et ils évitaient avec soin toutes les crises qui pourraient altérer son esprit. Aussi , dans presque toutes les républiques de l'antiquité, les sénateurs furent inamovibles. Élus pour la vie , ils vieillissaient dans leur emploi , et s'éteignaient saocessivement ; de même ils étaient remplacés sans brait f un à un, à des époques imprévu^; le renouvdlement était insensible , et aucune élection générale ne causait de fermentation dans FÉtat. Le nouveau venu entrait dans un corps doat tous les usages étaient sanctionnés par le temps^ dont l'esprit semblait supérieur à l'esprit de chaque homme ; bientôt il s'animait dçs sentimens de ce corps , et il fondait son opinion dans celle de son assemblée.
L'esprit de conservation , l'esprit de durée, est
le propre de l'antiquité de race. Les patriciens , en possession du passé s'emparent en imagination de Farenir; ils s'identifient avec leurs ancêtres et avec leurs descendans; ils s''émeuvent profondément d'im soupçon jeté dur leurs aïeux , d'un danger qui menace leur postérité la plus reculée. Les républiques de l'antiquité se sont emparées de ce sentiment précieux , elles l'ont dirigé vers la cité étemelle f comme chacune nommait avéé affection la patrie; elles ont donc décoré avec em}>ressement leur sénat d'une illustration nobiliaire et historique. Mais elles n'ont pas voulu qu'un citoyen pût se croire grand par lui-même; il devait tout tenir de la patrie. Jamais elles n'ont admis l'hérédité du pou* voir, l'hérédité de la magistrature. La pairie est une invention toute monarchique ; tous fes sénats républicaine ont été électifs, toujours, quand ils se sont appuyés sur le patriciat , c'est par un libre choix ; iiiais constitués avec la pensée toujours dominante de la perpétuité, ils ont en général été autorisés à se recruter eux-méiiies, tantôt par un scrutin entre tous les membres, tantôt par l'élection de quelques ofiiciers tirés de leur corps , tels que les censeurs. ^
L'orgueil nobiliaire que nourrit chaque famille la met souvent en opposition avecla nation. Chaque race cherche à s'isoler en comparant son illustration à celle de toutes les autres : ceux qui se prétendent de bonne noblesse déversent leur mépris sur tous les anoblis , sur tous ceux qui ne sont pas de si antique race. La faveur royale est encore venue augmenter ces rivalités entre les hobles y en
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accordant aux uns , et non pas aux autres y des titres divers , des entrées de cour, en exigeant que le' gentilhomme fit ses preuves, qu'il vérifiât ses se^iisse quartiers. De là , tant de rivalités ^ de jalousies et de haines entre les nobles d'une monarchie. Les républiques du moyen âge, en adoptant'des seigneurs châtelains déjà puissans en territoire 4^t eo vassaux , ne purent éviter ces querelles die la noblesse et les factions qu'elles excitèrent ; mais les républiques de l'antiquité ne. soufirirent jamais de telles distinctions dans le corps aristocratique : tous les patriciens furent égalenlent éligibies a:u sénat, tous les sénateurs furent égaux. Jamais elles ne permirent , jamais elle ne soufîrirent qu'une famille pût devenir une faction. Elles firent passer shr ces superbes tètes le niveau d'une égalité aristocratique; à peine permirent* elles, pendant la dul*ée des fonctions publiques , une dignité personnelle ; mais elles firent rentrer au rang de se3 égaux le consul sorti de charge, et elles voulurent que sa gloire ne fît qu'augmenter celle du sénat* C'est ainsi qu'elles s'attachèrent à développer toujoùro plus ce puissant esprit de coi'ps, cet esprit qui enseigne à chaÉÉe sénateur à s'oublier lui-même y et à ne demanda de crédit, de pouvoir et de gloire que pour la compagnie dont il fait partie; cet es«prit qui unit toutes les volontés en une seule volonté, toiis les efforts en un seul efibrt, et qui, mettant sa force gigantesque au service de la patk*ie y maintient uni le faisceau de l'État , malgré l'indépendance de toutes les volontés , et leurs efibrts constans pour le dissoudre.
DBa PEUPLES LintBSi ^îy
Dans les républiques anciennes , les électeulhs tfo sénat GhoisiI^ent: de préférence parmi les illdèA^^ tion^ historiques pour le recruter, mais en géâd'rai ils pouraient aussi sortir de ce cercli$> Ii'btitté^ crâtie des manières ne leur paraissait guèt^ môihis respectable, parce que dans les ripubliqUéè céb manières revêtent le caractère grave et sévère iqjoi est un garant de leur durée. Tandis que dans lèb monarchies^ les manières qui marquent le ^miA monde sont élégantes mais frivoles ; dans les réiMbliques , tout ce qui tient à l'aristociratie doit être digne , chaste et mesuré; La pureté dans les Itit^eurs, la retenue dans le langage , la modestie dans les ha^ bits , Fabsence de faste de tout genre , n^étaient pids moins enseignés dans les beaux siècles de Rome pài* les matrones romaines et par les censeurs , que âtaiR les républiques du moyen. âge, {^ar les lois , les triibunaux âomptuaires , les consistoires et les chs^^ bres de réforme.
. L'aristoeratie des talens, moins politique que toutes les autres, occupe cependant te premiet* rang dans les républiques^ parce qiUi plus la Vie est publique , plus la capacité personitdle se met en évidence. Là, ni les intriguée secrètes, lii Itb services honteux ne sont de mise et n'ouvrent là voie à la faveup. Dans le sénat ^ comme dans Fa»^ semblée du peuple , la capacité est égalemedt né^ cessaire pour comprendre, et l'éloquence pour persuader , pour entraîner. Le talent , le génie du général, la science du jurisconsulte, ont pour juges le public , non un msntre trompé par la flatterie ou abandonné au favoritisme. Le sénat songe sans
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iQçane il, ne; pdipt: compromettre son crédit ^ à ne ppint nfiaiblir.son acticm , en déléguait son pouvoir ii^jceux qui le laisseraient perdre entre leurs mains. Jljpeut. faire mi mauvais, choix p^u: un mauvais bat, jamais par ignorance ou, par insouciance .Les p^triiciens de Rome auraient envain étalé un grand npm^ et les images deileurs ancêtres ; s'ils n'étaient {(as dignes de c.eux->ci, ils ne parvenaient point aux idignitéa,^ car dans la. république la route de la distinction c'est le talent.
■ , JÊnfip l'aristocratie des richesses n'était pas ausâ sians influence , car en tout pays l'opulence est un pouvoir indépendant de la constitution de l'État ^ mais c'est justement pour cette raison que les républiques en sont jalouses, Elles ne veulent pas jqu'il y ait dans la patrie un pouvoir qui ne vienne pas de la patrie. La liberté , l'ordre , la protection d^ lois^ QQntribuent à augmenter les richesses' de tous 3 mais l'esprit de l'aristocratie dans les républi- -qu^s, ç'eist d'honorer la pauvreté , c'est d'appeler Cincinnatus de la charrue au cominandentient des armées^ c'est de; maintenir l'égalité entre le riche et le pauviA; c'est : d'interdire au' premier , si ce n'est l'accumulation des trésors , du moins leur éta^ l$ge et)toute8 les jouissances de luxe qui éblouissent la foule, comme. toutes celles qui amollissent l'âme ou énervent le corps de l'homme opulent, toutes celles qui l'accoutument à penser que sa fortune vaut mieux que l'honneur ou que la patrie.
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