‹ Études sur les constitutions des peuples libresChapitre 9 sur 18 · DES POUVOIRS INDÉPENDANS DU PEUPLE · texte numérisé non relu

DES POUVOIRS INDÉPENDANS DU PEUPLE

Nous avons cherché, dans la première partie de cet ouvrage , à nous rendre raison des pou|pirs que 9 dans une constitution libre, le peuple pe«t ou doit se réserver. Et d'abord nous avons fixé notre attention sur la première prétention élevée au nom de ce peuple, celle de réclamer tous Icto pouvoirs comme n'appaitenant qu'à lui seul. La souveraineté tout entière réside-t-elle en lui? pent^ il l'exercer par le suffrage universel ? le doit-il en particulier, lorsqu'il se donne une constitution? Après avoir, autant qu'il est en nous, montré les erreurs de ce système , nous avons cherché à i^uii faire une idée précise de ce qu'est réellemeiA lé peuple, pm* opposition à ceux qui occupent mi rang éminent dans la société , et nous nous somnaw demandé quels étaient les pouvoirs qu'on pouvait attribuer au peuple ainsi considéré , quels étaient ceux qu'il exercerait avec avantage. Bevenaint en^ suite à envisager non plus le peuple ^ mais la natiiMS dans son ensemble , la nation comprenant tous 0011k qui , dans son sein ^ jouissent de quelque émineziee^ comme ceux qui n'en ont aucune ^ ncma nèuà

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sommes demandé comment elle exerçait sa souveraineté, ou plutôt encore comment elle avait une volonté. Nous avons reconnu que cette volonté n'était autre dios^ que la i^soh nationale , à laquelle tous devaient obéir ; alors nous avons cherché coinment cette raison, née de l'opinion publique, s'éclaire et se développe, quels sont les obstacles , quelles sont les passions qui nuisent à ses progrès , et sous quelles garanties elle arrive enfin àiprononcer ses arrêts*

I^s celte seconde partie nous nous proposons de tbLer nos regards sur ceux qui exercent des pouvoirs que la société n'a point rendus communs à tous ses membres , sur ceux auxquels elle a permis de se placer ou de se maintenir dans une situation éminente ; nous examinerons comment les pouvoirs qu'ils execccait se rattachent au. bien de tous , et rcelte recherche nous ramènera nécessairement ^UBlquefols sur le terraia que nous avons déjà par- Qouru. Le. premier objet qui fixe nos regards, c'est l^iigouveromnent^ auquel nous conservons avec. ià-Jé Rousseau le nom générique de prince, et nous ^nnprenons sous ce nom Thomme ouïes hommes qm dirigenti'emiJoide toutes les forcesde la société. Bans un premier essai nous nous attacherons à consulter l'histoire pour comparer les essais grossiers desy différiens peuples dans le but de se donner un gmivernèiiient ^ >6^ plutôt encore les. résultats des. ohances diverses qui les ontsoumisiàun prince^ et nous^nous efforcerons de riecueillir qudque fruit dfiieur expérience* Pans un>secaj)d essai nous ta*-

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cherons d'entrer plus avant dans les motifs des hommes, et de mettre en'relief ce qu'ils ont dA désirer dans la constitution du prince. Un troisième essai est destiné à la seconde distinction sociale qui se présente à nous^ celle de l'aristocratie. Dans ces trois essais également , nous sommes plusieurs fois ramené à comparer ces pouvoirs qui ne demeurent point au peuple, avec le pouvoir du peuple luimême, et à montrer comment l'organisation qui parait d'abord la plus simple , celle d'une démocratie souveraine, a dû également être abandonnée, et dans là constitution du prince, et dans la constitution d'un pouvoir conservateur.

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