II* ÉTUDE.— -COMTÉ PE DOBCHESTER
Ta devenir pour le comté Dorchester une œuvre d'un caractère vraiment remarquable et bien propre à réjouir Tâme de tous ceux qui aiment le progrès et l'avancement du pays, à quelque origine ou religion qu'ils appartiennent. Je venx
Sarler de ces religieux Trappistes qui viennent de s'enfoncer ans la forêt, au centre du canton Langevin, à quelques lieues des anciennes et dernières habitations, pour j placer là le siège d'une organisation complète et permanente, aux fins d'y asseoir avec le temps des paroisses nouvelles et assurer au pays une plus large part ae ressources agricoles et indris-
800 acres de terre que
r;ouvernement a attiré es qui sont allées de suite choisir un certain nombre de lots situés dans le voisinage
(1) Le Frère Joseph Andr*, Prêtre Trappiste, et Directeur de l'établissement en question, s'adresse en ces termes à la générosité et à la piété des habitants du Canada, touchant le Monastère de Notre Dame de la Trappe du Saint- Esprit, de la stricte observance de Tordre de Citeaux, selon la réforme de Dom Rancé, établi dans le canton Langevin, comté Dorchester, en Juin 1862 :
" Tous les chrétiens du Canada participeront aux bonnes œuvres qui se feront dans le Monastère en contribuant, par une offrande selon leurs libéralité et dévotion à l'établissement et à l'avancement du Monastère projeté et par ce moyen, attireront sur leurs familles, leurs habitations, leurs champs, leurs propriétés, sur tout le diocèse, en un mot sur toute la population catholique du Canada les plus puissants secours du Ciel sous l'invocation de Notre-Dame de la Trappe du Saint-Esprit
14 Le temps -est arrivé d'exécuter un projet qui a trouvé tant d'écho et de sympathie dans les cœurs des respectables Prêtres et de tous les bons chrétiens du Canada et de prendre les mesures nécessaires pour le conduire à bonne fin.
" Nous croirions faire injure & votre dévotion envers la mère de Dieu, Notre- Dame de la Trappe et violer l'espèce d'engagement que nous avons pris, si nous
ne profitions pas des circonstances favorables qui se présentent pour mettre sérieusement la main à l'œuvre et pour vous y associer.
" Quel est l'enfant de Marie, quel est le fidèle qui ne désire vivement concourir à ce noble but ?
14 La Ste. Vierge propagera ce goût et y attachera de signalés bienfaits. -Elle n'est point ennemie d'elle même ; elle ne permettra jamais que les offrandes, que les hommages qui lui seront offerts à la Trappe fassent diminuer les hommages et les offrandes qui lui sont présentées dans d autres sanctuaires. H faut que nous soyons persuadés, l'expérience le prouve, que l'établissement et les progrès d'un Monastère tournent toujours à l'avantage de tous les autres.
M C'est pourquoi nous désirons vivement, dans cette pieuse entreprise, le concours de tous les habitants du Canada ; oui, nous souhaitons que tous apportent au moins une obole. Le concours de tous est si puissant ! Notre Seigneur a estimé l'obole de la pauvre veuve de plus de valeur que les dons des autres. Que chacun fasse donc selon ses moyens et selon son affection envers Marie, et le Monastère de N.-D. de la Trappe s'élever» conformément
de l'humble Monastère des Trappistes et partager avec ces défricheurs-missionnaires les chances d'un succès déjà certain. C'est le fruit d'une pensée sublime, inspirée par le ciel, et pour la réussite de laquelle n'a cessé de travailler l'infatigable Curé de Sainte-Claire, M. l'abbé Bernard, puissamment secondé par l'influence et l'énergie peu commune du membre du comte, L. H. Langevin, ccr.
Dans son récit d'un voyage fait au Monastère de Notre- Dame de la Trappe, au commencement d'Octobre 1862, voici comment M. Langevin s'exprime :
" Le canton Langevin est borné au Nord par • le canton TFare, au Sud par la rivière Saiut-Jean (frontière des Etats- Unis), à l'Est par les cantons Bellechasse et Daaquam, et 11
à lu simplicité do notre Saint Ordre et digne de l'amour que nous lui avons voué.
" Nous adressons donc cette invitation, avec une confiance entière* à la population canadienne et que ne pouvons-nous pas attendre du respectable clergé, de ces nombreuses communautés religieuses qui militent sous l'étendard de la mère de Dieu et de tant d'autres âmes pieuses dévouées à la Reine des Cieux 1
u Mais comme rien n'a tant de pouvoir sur nous que notre propre intérêt spirituel, rien ne sera plus capable de nous porter à prendre part à cette association que ses fruits et ses avantages qui sont immenses.
" Il suffira de rappeler à la mémoire qu'à dater du jour de l'installation de la nouvelle communauté, que nous espérons pouvoir établir durant le mois d'Octobre prochain, (1862,) la sainte messe sera célébrée, une fois par semaine, pendant cinquante ans pour tous les fidèles vivants qui auront contribué a l'érection du monastère de Notre-Dame de la Trappe.
44 Do môme, tous les mois, la sainte messe sera chantée pour les fidèles trépassés qui auront contribué à la même fin, et celle-ci sera à perpétuité.
44 Nous pouvons assurer les personnes qui désirent donner un objet spécial, tel qu'un calice, un ciboire, un ornement quelconque, des linges -d'autel,; &&» que cette intention sera respectée comme un souvenir religieux.
44 Nous prions MM. les Curés et autres Ecclésiastiques de bien vouloir . expliquer notre pensée pnrtout où elle ne serait point comprise, et de cette manière seconder nos vœux pour la gloire de Dieu et le salut des âmes."
Voici comment le Courrier du Canada du 14 novembre 1862 rend compte de la vie que mènent ces religieux, dans l'exercice des devoirs attachés à leur apostolat :
44 Le Trappiste se lève la nuit à 2 heures pour aller à Matines qui durent ordinairement jusqu'à 4J h. parce qu'outre le grand office on récite aussi celui de, la Vierge, et entre les deux l'on fait une méditation d'une demi-heure» Les jours où l'Eglise ne solennité la fête d'aucun saint on récite eneore l'office des morts. Les prêtres vont alors dire leur messe et les autres font une lecture jusqu'à 5| h. On dit alors la prière et Ton va ensuite au Chapitre qui dure une demi'heure. Sur les 7 h. ils vont travailler : chacun quitte sa coule, espèce de manteau que les Trappistes portent par dessus leur tunique, et retroussant l'habit de dessous ils se mettent à travailler : les uns. à labourer la terre, les autres à cribler, d'autres à porter des pierres, chacun suivant la
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l'Ouest par ceux de Motgermette et Watford. La distance de Québec au Monastère de6 Trappistes est de 21 lieues. On s'y rend par le chemin de Lé\is à ISaint-Henri, et sa prolongation à travers les paroisses de Saint-Anselme, Sainte-Claire et Saint-Malachie, et le canton Standon. C'est une distance de quatorze lieues de bons chemins. A Standon, on cesse de se servir de la voiture à quatre roues, pour prendre la charette de la campagne. Il s'agit en effet de gagner le Lac Etchemin, par l'ancien chemin du commissaire-gtnoral Kouth, et ce chemin est mauvais. On entre ensuite dans le cliemin du bord du Lac jusqu'à la. ligne des 2e et 3e rangs de Ware où commencé le chemin Lange-vin qui suit cette ligne sur un parcours dTun mille, après quoi il tourne vers l'Es t pour
lâche qui lui est assignée, car il ne leur est pas libre de choisir ce qui confies t le. plus à leur inclination. L'abbé, lui-même est au travail et s'emploie souvent à ce qu'il y a de plus abject. Quand le temps ne permet pas de sortir, ils nettoient redise, balaient les cloîtres, écurent la vaisselle, font "- des lessives, épluchent des légumes. Quelquefois ils sont deux ou trois assis contre terre les uns près' des autres à ratisser des racines, sans parler jamais
- ensemble. Il y a aussi des lieux couverts où plusieurs religieux s'occupent les uns à relier, les autres à des ouvrages de menuiserie, quelques uns à tourner et à, d'autres travaux différents, car ils font presque tout ce qui est nécessaire à leur maison et à leur usage. Quand ils ont travaillé une heure et demie ils vorit à l'office -qui commence à 8} h. ; on dit tierce, ensuite la messe suivie de «exte,ct41s se retirent dan s leurs chambres où il Rappliquent à quelque lecture,
• . après laquelle fis .vont chanter nonc. De là ils se rendent au réfectoire ; les
. . tables sont nues etsans nappes,mais fort propres. Chaque religieux a sa serviette, sa tasse de'Èïencc, son couteau, sa cuiller et sa fourchette de buis qui restent toujours & la même place, Ifs ont devant eux du pain, un pot d'eau. On leur sert un potage quelquefois aux ndrbes, d'autrefois aux pois ou aux: lentilles, avec deux petites portions, ou de bouillie ou de gruau ou de carottes ou quelque
. autre racine, suivant la, saison. Au dessert on leur donne detix pommes ou deux poires vcui.tes ou 'crues. Après leur repas, ils rendent grâces à Dieu, vont achever leurs prières à l'église, et se retirent dan s leurs collectés pour s'appliquer a'lk*lecture et à là contemplation. A une heure ils retournent au travail, qui duce use 'heure ou deux, La retraite «onuée, chacun quitte ses sabots, remet ses outils dans un Heu à ce destiné, reprend sa coule, et se retire à sa ^charujbre où il médite jusqu'à V,épres qu'on dit à 4 h. A 5 h. on va au.réfec- ,'toire où chaque çeligieux trouve pour sa collation un morceau de pain de 4 onces, son pot/ de breuvage avec deux poires ou quelque noix. Après une
• demi-toetire, ita secondent au chapitre pour la lecture de quelque livre de piété
- jusqu'à Q h,, ©n dit Compiles, après lesquelles pn fait ûtte médiation d'une . damjrheureJ jAu .sortir de l'Église on rentre au dortoir après avoir reçu l'iau
bénite des mains du supérieur. A sept heures on sonne la retraite afin que chacun se couche, ce. qu'ils font tous vêtus sur des ais où il y a une paillasse piquée, une oreiller' rempli de paille et une couverture. Telle est là journée du Trappiste, et on, avouera qu'elle, est bien remplie.'1
arriver au Monastère des Trappistes établi sur le 16e lot du 9e rang du canton Langevin. Le chemin Langevin est un chemin de colonisation que le gouvernement a bien voulu ouvrir cette année. On voit déjà un bon nombre de terres s'ouvrir sur ce chemin, et plusieurs colons sont décidés à aller résider le printemps prochain sur ces belles et bonnes terres. En disant belles et bonnes te?ves} je n'exagère rien. On ne saurait en trouver de meilleures.
Le terrain y est généralement très planche, bien arrosé, et couvert de haute futaie. C'est ce que l'on remarque sur le chemin Langevin, dans les ramgs 8e et 9e, et Ton sait que l'arpenteur fait un rapport également favorable des 10e, île et 12e rangs. Il tire en ce moment les lignes des lots dans les 5e, 4e et 2e ram^s, et les terres y sont aussi bonnes.
" Au mois de juin dernier, ait M. Langevin, il ne se trouvait dans ce canton aucun chemin ; il n y résidait personne ; pas un arpent de terre n'y avait été défriché. Au bout de trois mois, un chemin de plus de 13 milles de longueur y a été ouvert, un établissement de Trappistes y est fondé, quinze à vingt beaux lots de terre y laissent voir des défrichements de plusieurs acres chacun, et les Pères Trappistes y ont déjà récolté de belles patates et des navets qui feraient honneur à une vieille paroisse.
" En parlant des Pères Trappistes, il convient de dire qne c'est un établissement permanent qu'ils viennent de faire au canton Langevin. Ils y ont 800 acres de terre ; ils en ont déjà au moins 10 acres défrichés, et leur monastère temporaire est une bâtisse en bois de 55 pieds sur 25. Ils viennent d'y construire une écurie, et sont à l'œuvre pour hiverner au milieu de cette belle forêt, à la place de laquelle ils veulent implanter la civilisation. Cet établissement sera une vraie forme-modèle, au milieu de ce territoire, qui comprend les cantons Langevin, Ware, Standon, Frampton, Cranbourne, Watford et Metoermette, en outre de ceux Daaquam, Bellechasse et Maillonx, dans le comté de Bellechasse, et ceux de Jersey et Linière, dans le comté de Beance.
" L'avantage que les colons trouvent à aller s'établir dans le canton Langevin, c'est qu'ils sont sûrs d'/ avoir de suite tous les secours religieux <^ue l'on a dans les vieilles . paroisses. Un ou deux Prêtres Trappistes doivent, avant l'hivçr, y résider avec les frères qui s'y trouvent et auxquels un on deux novice» se sont déjà joints.
" Ajoutons aue 5 acres de terre doivent être défrichés avant l'hiver sur un des lots qui ont été achetés pour y construire
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l'église, le presbytère, etc. Ces constructions devront être faites bientôt, si, comme tout l'annonce, ce canton se colonise promptement ; et alors en outre du Monastère cette nouvelle paroisse aura un Prêtre résidant et une population qui ne tardera pas à devenir riche et heureuse.
" Pour que l'élan que prend la colonisation dans ces endroits ne se ralentisse pas, il suffit que les octrois d'argent en faveur des chemins y soient continués. Avec un bon chemin, nous aurons des colons, et avec la colonisation nous augmenterons la richesse du pays, et conserverons sur notre sol cette jeunesse aventureuse, qui va en pays étranger chercher un bonheur qu'elle trouvera toujours plus sûrement au milieu de nos belles forêts canadiennes, si le gouvernement continue seulement à lui faciliter l'accès des terres par des chemins de colonisation. "
Pour terminer, je vais reproduire cette partie du témoignage de M. Henderson, déjà cité, qui a trait à la qualité du sol des différents cantons que nous venons d'étudier. Sur une étendue de pays aussi considérable, dit ce monsieur, le sol et le bois varient beaucoup généralement. Cependant, le sol est composé d'argile jaune forte sur les côtes, qui se trouve recouverte, dans les basses terres, d'une couche de terre légère ou de sable. Le plus grand défaut est la quantité de pierre, surtout dans les terres hautes. Il y a, cependant, sur les bords des rivières des lisières considérables de sol d'alluvion exempt de pierres. Ces pierres sont généralement une ardoise argileuse entremêlée de granwache qui ressemble aux carrières du Cap-Bouge, près de Québec. On a trouvé de l'ardoise bleue de bonne qualité, ainsi que de la pierre calcaire en
f>lusienrs endroits. Le bois sur les terres élevées est l'érable e merisier, le hêtre, le bois de fer, le tilleul, le frêne, l'épinette, le sapin et un peu de pin; dans' les terres basses, le sapin, l'épinette, le merisier, le cèdre, le bouleau, le pin, le tremble, etc. ; sur les pointes d'alluvions, l'orme, le cerisier et l'aulne ; sur les terres brûlées, le bois de seconde venue, lorsque le sol est bon, est l'érable blanche, le mélèze, le peuplier, 1 épinctte, le sapin, le pin, le cerisier et le cornouiller.
Les terres disponibles se composent de tout les cantons Metgermette et Watford, presque tout Langevin, des trois quarts de Wareet Standon, des deux tiers de Cranbourne, et ae quelques milliers d'acres dans Buckland.
Dans Metgermette et Langevin, près de la rivière Saint- Jean, les terres sont basses et marécageuses, mais avec beaucoup de belles pointes d'alluvion. Les bas fonds forment
d'excellents pâturages, et les hauteurs de magnifiques collines couvertes de bois franc. .Pans Langevin, particulièrement, il paraît. que le sol et le bois sont de première qiialité. Watford est généralement uni et particulièrement qxempt de pierre ; une partie considérable de la moitié sud-ouest fut brûlée lors des grands incendies de 1826, mais le bois est pour la plupart repoussé, et le sol est de bonne qualité. Ce canton est supérieur à tous les autres sous le rapport de la qualité du sol et de l'absence de pierres, dit M. Henderson.
Le comté Dorchester est sillonné par plusieurs rivières, entr'autres, la rivière Etchemin et ses tributaire^ ; la rivière Saint-Jean et son principal bras la rivière Daaquam, ainsi
Îue les rivières Famine, Metgermette, Grande Coudée,. Saintoseph et autres cours d'eau moins considérables, qui tombent tous, dans la rivière Chaudière. A part ces rivières il se rencontre aussi plusieurs lacs ; mais le lac le plus, considérable est celui d'Etchemin, qui a une superficie d'environ 700 acres ;, le lac Famine gui est aussi dans le canton Ware ; le lac aux Basques qui est dans Cranbourne, et le lac au Brochet, qui est dans Frampton. M, Henderson. classe ces lacs comme suit : cinq bu six lacs dans Metgermette, couvrant des espaces de 100 à 300 acres ; cinq petits lacs dans Buckland, un dans Frampton, un dans Standon, sept dans Ware et sept dans Cranbourne.
Plusieurs chemins mènent aux terres à coloniser, entr'autres : Le chemin de Frampton à Buckland, qui part de la ligne
Îui sépare le lié rang de Saint-Edouard du 2e rang de Uotre- )ame Ànxiliatrice, courant cbnséquemtnent de Test au nord-est." *
Le grand chemin de . Frampton^Est, qui commence à la ligne nord-ouest du canton Frampton et se continue le long du 9e rang de ce canton vëré la rivière Etch'dm'iri. Ce chemin est destiné à conduire à de très grandes étendues de terrains encore en bois debout.
Le chemin de Sainte-Olaire? qui conduit aux terres sitnées dans Frampton-Est. Ce chemin j d'abord ouvert par les habitants de, Sainte-Claire, a été ensuite parachevé par le gouvernement.
Les chemins, appelés " Chemins de: frampton et Cranbourne " qui consistent*: en un embranchement conduisant dans le éo rang de Frampton ; et une autre route traversant les 1er, 2e et 3 rangs, allant aboutir à Saint-Joseph j de même qu'un troisième chemin ouvert dans le 7e rang de Cranbourne.
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H y a en outre :
Le grand chemin Etchemin, qni passe à travers Cranbourne, jusqu au 12e rang, et de là dans une direction sud-ouest jusqu'au lot n° 21, et de ce point entre les lots 21 et 22 jusqu'à l'extrémité sud-est du canton, puis à travers les rangs 1er, 2e et 3e de Watford jusqu'à la rivière Famine, dans la même direction. Depuis la rivière Famine, le chemin a dû être tracé franc sud jusqu'au confluent de la rivière Grande Coudée avec la rivière du Loup, tributaires de la Chaudière. Ainsi donc ce chemin ouvre une communication continue entre les seigneuries de Saint-Gervais, Lauzon, Joliette, Sainte- Marie et les cantons Frampton, Cranbourne et Watford, ayant un embranchement jusqu'aux établissements formés près de la rivière Chaudière, à 1 Ouest, et un autre embranchement allant jusqu'au Lac Etchemin, à l'Est.
Un autre chemin, appelé le chemin central de Cranbourne, est tracé et doit être la continuation du chemin des 3e et 4e rangs de Frampton, auxquels j'ai fait allusion il y a un instant, et doit être continué entre les lots Nos. 14 et 15, à travers les 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et partie du 8e ranç de Cranbourne, et de là être continué dans la même direction, mais à trois quarts de mille plus au sud-ouest, jusqu'à son intersection avec la route d'Etchemin, au-delà de la rivière Famine.
Il est projeté d'ouvrir aussi trois autres chemins d'embranchement : un entre les chemins d'Etchemin et Central, snr le 12e rang de Cranbourne ; un autre à partir du même chemin d'Etchemin, dans le 2e rang de Watford, allant au sud-ouest, jusqu'aux chemins dn fief Cumberland, déjà en partie tracé, et sur lequel se trouvent établies quelques familles ; et le troisième depuis le 6e rang de Cranbourne jusqu'au canton Ware* où il se croisera avec un chemin (aujourd'hui en partie abandonné) ouvert par feu Sir Randolf Routh vers la profondeur de ce canton. C'est dans ce dernier chemin par ont où passé Thon M. Evanturel et M. Langevin lors de leur excursion chez les Trappistes.
Il y a plusieurs autres routes projetées que je passe sous silence, croyant avoir suffisamment démontré l'importance et la valeur de cette contrée ; importance que le gouvernement se plait à reconnaître, puisqu'il accorde une si large part d'attention aux développements de la colonisation, en cet endroit, par l'ouvertuaredes chemins nécessaires à cet objet.
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