‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 25 sur 124 · X.— Comté 4e Lévlt · texte numérisé non relu

X.— Comté 4e Lévlt

Le comté de Lévis a singulièrement conserva sou importance numérique et nationale, malgré l'extension commerciale anglaise qui se développe dans une partie du comté, notamment à Notre-Dame de Lévis.

En 1851, les paroisses qui composent aujourd'hui ce comté, renfermaient 15,660 habitants dont 14,479 étaient d'origine canadienne-française ; aujourd'hui, la population de ces niâmes paroisses s'élève à 22,091 habitants août 20,119 sont canadiens-français.

Sous le rapport agricole les progrès sont pins frappants encore, puisque sans Faide d'aucune colonisation possible, les développements du déboisement de la forêt ont atteint le chiffre de 18,509 acres de terre nouvelle préparés durant ces dernières dix années dans les seigneuries composant ce comté, lesquels 18,509 acres ont produit une augmentation, en 1860, de 207,616 minots de grains et patates, à part le foin et les pâturages qui en proviennent.

La récolte totale de 1861 s'élève donc à 588,986 minots de grains et patates, et 14,348 tonneaux de foin, évalués à $337,510.69 ;

La valeur des produits de l'industrie, comprenant le sucre, le beurre, la laine, l'étoffe foulée, la flanelle, la toile et la filasse s'élève à $91,440.81 ;

Le revenu des jardins et vergers est. estimé à $19,9à4 ;

Le bétail, au chiffre de 30,570 tètes, est évalué à $415,459 ;

Les voitures d'agrément, au nombre de 4,002, sont évaluées à $134,253;

La propriété foncière est estimée à $2,922,562, ,et les instruments d'agriculture à $114,893 ;

Formant une valeur totale de $4,036,102.50.

On doit accorder à l'hon. M. Lemieux le bénéfice d'une large part dans les progrès accomplis dans ce comté, surtout dans les paroisses de St. Joseph et N. D. de Lévis, en faveur desquelles il n'a cessé d'être utile, lorsque les circonstances ont eut besoin de son concours précieux, pour assurer le triomphe de quelques entreprises utiles.

Les limites assignées au comté de Lévis ne lui concèdent .aucun territoire du gouvernement à coloniser. Les dévelop-

?ements étonnants que nous y remarquons n'ont donc pu opérer que dans les seigneuries, suivant que je viens de l'exprimer. En effet, trois paroisses nouvelles ont surgi

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depuis à peu près dix ans : Saint-Lambert, Saint-Etienne de Lauzon et Saint-Romuald d'Etchemin, qui sont composée^ il est vrai, de démembrements d'anciennes paroisses, mais qui ont contribuées pour beaucoup .dans la somme totale des développements précités. Pour que le lecteur puisse juger avec satisfaction de la valeur de ces progrès accomplis, je vais placer sous ses yeux l'état du développement de Tune de ces paroisses, celle de Saint-Lambert, qui figure dans le recensement de 1851, mais qui n'est pas inscrite dans le calendrier de cette même année.

La paroisse de Saint-Lambert, oui est située sur la rive

fauche de la rivière Chaudière, renfermait il y a dix ans 902 abitants, tons d'origine canadienne-française, à l'exception de 21 personnes d'origine britannique, nées dans le pays. Le recencement de 1861 constate qu'il y a dans cette paroisse 1,646 habitants, tous franco-canadiens, à l'exception de 12 personnes d'origine irlandaise. H appert donc par là que les 21 personnes d*originê britannique, nées dans le pays, sont disparues de l'endroit pour faire place à 12 autres personnes d'origine irlandaise, nées hors du pays. Le nombre d'acres de terre possédés, en 1851, s'élevait à 11,119 acres dont 2,944 acres étaient en culture, ayant produit 15,383 minots de grains et 9,031 minots de patates et navets, formant en tout 24,414 minots et 492 tonneaux de foin. En 1861, le nombre d'acres de terre possédés s'élève à 23,438 acres dont 6,784 acres sont en culture, ayant produit 66,031 minots de grains et 30,905 minots de patates et navets, formant en tout 96,936 minots et 909 tonneaux de foin. Aujourd'hui la valeur de la propriété foncière de Saint-Lambert est estimée à $222,358.

Le chemin de Kennébec, qui longe la rive gauche de la rivière Chaudière en traversant les paroisses échelonnées sur sa rive, part de la Pointe-Levis et conduit aux Etats-Unis» dans l'État du Maine.

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