‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 34 sur 124 · XX.— Comté d'Tamaska · texte numérisé non relu

XX.— Comté d'Tamaska

Ce comté, qui renferme six paroisses, tontes anciennes, n'offre aucun centre particulier ae colonisation à apprécier. Les défrichements considérables qui ont surgi depuis dix ans, dans ces diverses paroisses du comté, ne sont dûs qu'à l'énergie de cette vigoureuse population, si soucieuse du travail rénumérateur.

H y a dix ans, ce comté renfermait 14,748 habitants dont 805 étaient d'origine britannique. Aujourd'hui, il n'y a plus que 444 personnes qui appartiennent à cette origine ; le reste de la population, qui s élève en total à 16,045 âmes, est tout d'origine canadienne-française.

Ce comté, qui embrasse toute la rive sud du Lac Saint- Pierre renferme des terrains à tous égards très fertiles, et reçoit les eaux des deux magnifiques rivière de Saint-François et d'Yamaska, dont j'ai déjà parlé. Les paroisses de Saint- Antoine de la Baie du Febvre, Saint-François du Lac et Saint-Michel d'Yamaska sont bornées en front par le fleuve; et en arrière sont situées celles de Saint-Zéphirin, Saint-Thomas de Pierreville et Saint-David. Inutiles d'ajouter que chacune de ces paroisses possède un prêtre résident.

De longues pointes de terre s'avancent considérablement dans le fleuve et forment les extrémités de deux grandes baies; à l'est de la première pointe se trouve située la paroisse de Saint- Antoine, et de 1 autre côté, celle de Saint- Fran^ois. Ces anses offrent d'excellents pâturages et de riches prairies, à la suite desquels le terrain commence à s'élever graduellement, offrant un sol composé d'argile grasse et bonne terre noire très riche. La seigneurie de Saint-Antoine est arrosée par la rivière Nicolet, qui traverse une petite partie de l'angle sud-est de cette seigneurie, en courant vers le fond. L'église est placée sur une légère éminence, vers le milieu de la concession.

En arrière de Saint- Antoine se trouve la paroise de Saint- Zéphirin, encaissée entre la branche sud-ouest de la rivière Nicolet et la rivière Saint-François, à l'ouest. Les terrains élevés produisent le hêtre, l'érable et le bouleau. Le sol est bien au-dessus du médiocre. Il v a des établissements sur les bords des deux rivières sus-mentionnées, et plusieurs moulins sont en opération.

La paroisse de Saint-François renferme un bon sol ; mais la plus grande partie est un peu léger et sablonneux. La rivière Saint-François passe au centre de cette paroisse, sur le» bords de laquelle so trouvent de beaux et de riches établissements.

La paroisse de Saint-Thomas de Fierreville est située en arrière, étant un démembrement de la paroisse de Saint- François du Lac, laquelle renferme une église de 127 pieds sur 64, située dans le village. Quoique cet endroit soit établi depuis longtemps, cependant cette paroisse n'est érigée que depuis 1854, époque vers laquelle fut fixée la résidence d un

Srêtre dans cette paroisse. La qualité du sol de Saint-Thomas e Fierreville est passablement bonne ; mais les meilleure» terres, toutefois, se trouvent de chaque côté de la rivière Saint-François. C'est dans cette paroisse, à l'Est de la rivière,

Su'est situé le village des sauvages, de la tribu des abénaqnis, et ont la population s'élève aujourd'hui à 271 âmes. Ces familles offrent une augmentation de 35 âmes, sur le chiffre de leur population en 1851. D'après le recensement de 1861, il y aurait aussi 10 nègres établis dans l'endroit. La bourgade indienne, qui possède une chapelle et un presbytère, est desservie par M. le curé de Saint-Thomas de Pierreville. Ces quelques familles vivent un peu de chasse, mais plus

J>articulièrement des petits ouvrages qu'elles fabriquent, et de a culture des terres qui leur appartiennent dans la seigneurie, quoique ces terres soient assez généralement cultivées avec la négligence qui leur est particulière.

Saint-Michel d'Yamaska -renferme des terres bien cultivées, et compte de beaux établissements sur les deux rives de la rivière xamaska, qui traverse la seigneurie. La baie, formée par cette rivière, s étend à travers la partie supérieure de la paroisse Jusque dans Sorel, tandis que celle de baint-François, a l'Est, fait une incision assez profonde <\ans sa partie orientale* Près du Lac le terrain est bas et marécageux, .mais à peu de distance, en tirant vers le fond, le terrain s'élève et devient gras et fertile, composé de marne jaune et d'une argile entremêlée de terre légère qui forment un sol magnifique pour la culture de toutes espèces de céréales. La rivière xamaska prend sa source dans les hauteurs des cantons Bolton et Érôme, près de la ligne provinciale, formant un parcours d'environ 90 milles de longueur.

En arrière est située la paroisse de Saint-David, qui tire son nom de la Rivière qui coule dans cette seigneurie et qui arrose si abondamment les terres, par les nombreux détours qu'elle fait,

m0 ÉTUDE.— COMTÉ P YAlfABTCA. 243

avant que d'aller se perdre dans celle d'Yamaska, qui passé dans la partie ouest de Saint-David. Le terrain est bon et passablement bien cultivé.

Par ce qui précède, on voit clairement que les habitants de ces riches campagnes ont en doublement raison d'cchancrer davantage la forêt, durant ces dernières dix années, pour le plus grand profit des intérêts dn comté.

En 1851, on comptait 139,151 acres de fcterre possédés dont 60,506 acres étaient en état de culture. Le recensement de 1861 constate qu'il y a aujourd'hui 169,889 acres possédés dont 78,366 acres, sont en état de culture, formant par conséquent une augmentation de 17,860 acres de terre nouvelle, préparés entrant cette dernière période. Il reste encore 91,523 acres en bois debout.

Les récoltes sont aussi très satisfaisantes, puisqu'elles ont doublé en valeur depuis dix ans. En 1851, elles s'élevaient à 280,211 minots de grains et 40,373 minots de patateô et navets, formant en tout 320,584 minots et 15,027 tonneaux de foin. En 1860, les récoltes ont été de 524,479 minots de grains et 185,540 minots de patates et navets, formant en tout 713,019 minots et 12,547 tonneaux de foin, formant un surplus récolté de 392,435 minots. Le blé seul figure pour 68,922 minots. Cette récolte de 1860 est évaluée à $448,521.40.

Les produits ordinaires de l'industrie, dans lesquels figurent 162,570 lbs. de sucre d'érable et 176,907 lbs. de beurre, confectionnés durant la même année de 1860, sont estimés à $102,214.99.

Le revenu des jardins et vergers a été de $15,122.

Le bétail, qui figurait pour 36,205 têtes, il y a dix ans, s'élève aujourd'hui au chiffre de 42,831 têtes, évaluées à $389,386.

Les voitures d'agrément, au nombre de 3,202, valent $54,125.

La valeur des instruments aratoires est de $105,167 ; et la propriété foncière est estimée à $2,745,118 ;

Formant en tout $3,859,614.39.

Je me croirais amplement dédommagé de ce bien coûteux travail que je me suis imposé, si ]e parvenais à faire pénétrer dans l'esprit de ceux des cnefs de familles qui ne possèdent point de terre, et qui passent leur temps au service des autres, quelque chose de mes convictions touchant les immenses avantages qu'offre la colonisation des terres nouvelles à ceux qui savent en profiter. Combien de pères de familles et de bons et braves jeunes gens se consument pour enrichir les autres, tandis qu'il

244 coeotisattoif rar H&&cxmD x.

leur serait si facile quelquefois de travailler pour leur propre* compte; surtout les jeunes gens encore non-mariés. Les fils de familles £ Taise donc ! Ah ! pour eux, point de miséricorde» Cest xm» lâcheté que d'attendre du père une part de sa terre pour vivre, lorscrurfl est si facile d'en obtenir une et de l'ouvrir à son seul bénéfice. Un jeune homme qui a du cœur, n'aura besoin de sou Père une- des provisions ; car ses bras, son courage, et son intelligence suffiront pour transformer en beaux champs» de blé cette solitaire forêt qu'il anra peut-être craint dT attaquer un instant, mais dont son travail et se» sueurs auront définitivement servi à assurer la conquête. Plus heureux que nos ancêtres, nous pouvons aujourd'hui nous établir sans danger et cultiver en paix, au sein de notre pays, sur u» terre que personne n'a droit de nous disputer, et vivre heureux* Puisse ees sentiments servir de manifeste aux 105-,671 chefs d'établissements agricoles du Bas-Canada, afin d'obliger les jeunes gens à prendre cette route, si pleine d'heureuse» conséquence» pour le bonheur des familles et le leur, et si propre à développer davantage les richesses du paye.

Quels bonfloieve d'un petit nombre soit donc la bannière de tous, laquelle porte dans ses plis cette sentence sacramentelle : " Que ton» peuvent faire ce que d'autres hommes clairvoyants et hardi» oui su faire, et que dans la direction ou d'autres ont marché*, ayant atteint lé bat, nous pouvons, nous, héros de la colonisation, initiateurs à beaucoup d'égards, faire de grand» pas, et le» faire en même temps sur plusieurs points à la fois."

Telle» sent les chose» que ma pensée et mes plus vive» aspiration» réclament.

Le Lae Saint-Pierre, dont j'ai parlé plus haut et qui borne le front des seigneuries de ce comté, a 25 milles de longueur sur 9 môllea ae largeur. Il renferme un groupe d'iles qui couvrent environ 9 mille» dans sa partie occidentale, entre lesquelles se forment deux voies de communication distinctes, l'une au sud, étant la plus profonde et la plus claire, et par conséquent la meilleure pour les vaisseaux, et l'autre au nord. Dans le casai sud, les bords» de chaque côté, sont très bas et ont de» banc» de sable qui se prolongent à une distance considérable, en sotte qu'il ne reste de libre qu'un passage étroit dont la profondeur est en général de 18 à 25 pieds, grâce aux travaux considérables qui ont. été faits dans ce» eaux dejrtu» une vingtaine d'années.

nf étude. — n£snsiL 245

BÊ8UMÉ.

En terminant cette troisième Etude, si importante (Sans les

ratmales de notre colonisation actuelle, rappelons-nous aine fois

•de plus combien fut grande la persévérance et l'indomptable

•courage de cette poignée de braves pionniers qui, an lieu do

-chercher à s'entasser davantage -àsm le cecele étroit des

seigneuries, se disséminèrent partout à traders les «cantons de

l'Est pour s'établir dans les vallées, au flanc Aes montagnes,

le long des cours d'eau, cherchant dans la pleine jouissance

d'un lot de terre conquis au milieu des plus rudes «combats et

arrosé par les sueurs d'un travail constant, un Eea capable de

leur assurer un abri pour leurs Tieux jours.

Comment ne pas s'émouvoir au récit des tribulations .et des souffrances morales et physiques endurées avee «tant de constance et de résignation par ces courageux iiafeitante, dans leurs héroïques efforts pour le triomphe du progrès et <de la civilisation, et dont la valeureuse abnégation est «i prqpre à exciter l'admiration et l'orgueil national!

Honneur donc à ces vrais soutiens du pays, comme .à tous ^ceux qui ont été les guides on qui ont donné l'élan à «cette ère nouvelle de colonisation, qui embrasse aujourd'hui «tout le Bas-Canada. La patrie leur en sera à jamais reconnaissante !

J'aurais dû consigner dans ces pages, avant ce moment, l'amour patriotique qui avait enflammé de tout temps le «cœur du regretté M. Holmes, du Séminaire de *Qu<?bee, -pour la colonisation des cantons de l'Est Ce grand citoyen, illustre -par sa science et par son zèle |>our la cause de la religion et •par son attachement sincère et son dévouement parfait ^>our «a patrie d'adoption ne cessait de rappeler à ceux qui Teirtourait, combien il était désirable que l'établissement 'des terres de cet immense territoire des cantons de l'Est eût lieu, dette contrée, disait-il, deviendra nécessairement l'une 'des jflus importantes et des plus riches du Bas-Canada ; car «'est «là, ajoutait-il, où se trouvera phis tôt ou plus tard " Je cœur du pays. " Inspiré de cette grande pensée, il s'efforça 'd'intéresser l'abbé OTteilly à l'œuvre qu'il méditait de fahee «planifier les

246 coLowiaATiojr du bab+cèxada.

cantons de l'Est, et ce dernier, plein de zèle comme l'est le Clergé en général, entreprit cette pacifique et nationale croisade, à laquelle ^'associèrent aussi les missionnaires de l'endroit qui déjà luttaient si énergiquement pour assurer le triomphe de la même eause. Dès lors l'œuvre fut assurée !

Je tenais à consigner ce fait, afin qu'il n'y eût point un seul Canadien-Français, qui puisse ignorer cet immense service rendu au pays par cet homme de bien, dont l'esprit observateur voyait partoutr*et aussi pour payer mon tribut d'hommage à la mémoire de ce vénérable prêtre.

L'honorable Dominique D&ly mérite aussi notre reconnaissance pour la part dPaide qu'H a apporté à l'avancement de la colonisation de cette partie du pays, en faisant ouvrir la grande route provinciale d'Arthabaska, alors qu'il était Secrétaire-Provincial. Ce seul Acte suffit pour lui mériter de vivre longtemps dan» la mémoire des habitants de ces localités.

Plu» tard, en 1854, on voit l'honorable Mf Drummond donner un vigoureux essor à & colonisation de ce beau pays, en protégeant cette œuvre nationale par une sage et patriotique législation», dirigée contre les nombreux obstacles qui, Jusqu'alors, Favaft empêché cfe se développer.

Yoici quels ont été les progrès accomplis dans cette région, depuis dix ans.

Population. — En Ï851, le chiffre de la population totale de cette région, qui embrasse aujourd'hui dix comtés, ne s'élevait i^i'à 115,3035 habitants, dont 33,306 étaient d'origine britannique' et 81,907 d'origine canadienne-française : donnant à cette derniëre- origine une majorité de 48,691 âmes. Le lecensement de 1861 constate que cette population s'élève aujourd'hui à 153^261 habitants, donnant à l'origine britannique 40,569 âmes et à celle franco-canadienne 112,692 âmes, offrant ainsi une* minorité de 72,123 âmes en faveur de cette «ternière origine;

Par ces calculs, il appert donc que c'est l'élément franco- «ranadwn, qui a le plus progressé, puisque l'augmentation de

nt0 ÉTUDE.— RÉSUMÉ. 247

37^958 habitants que je constate donne à l'origine canadiennefrançaise 30,695 âmes, et seulement 7,263 aux autres origines.

Défrichements. — Il y a dix ans, on comptait 515,005 acres de terre en état de culture ; d'après le recensement de 1861 il y a aujourd'hui 738,343 acres en état, de labour, formant un surplus de 223,338 acres de terre nouvelle préparés durant ces dernières dix années.

MécoUes. — Les récoltes de 1851 produisirent 2,017,443 minots de grains et 759,999 minots de patates et navets, formant en tout 2,777,442 minots, et 126,967 tonneaux de loin. Celles de 1861 ont donné 4,120,583 minots de grains et 2,415,535 minots de patates et navets, formant en tout 6,536,118 minots et 128,580 tonneaux de foin. C'est donc une augmentation de 2,103,140 minots de grains et de 1,655,536 minots de patates et navets, en 1861, formant en tout 3,758,676 minots, à part 1,613 tonneaux de foin et les pâturages.

BètaïL — Le bétail, qui figurait pour 239,127 têtes, il y a dix ans, s'élève aujourd'hui au chiffre de 339,948 têtes, établissant une augmentation en faveur de 1861 de 100,821 tètes.

Richesse totale. — Si nous faisons maintenant l'addition de toutes les sommes portées pour le compte des divers comtés de cette région, nous verrons que la richesse totale des habitants renfermés dans cette circonscription territoriale s'élève à $30,067,190.14 ; soit une valeur de $196.18} par tète, répartie sur toute la population, ou $1,550.44 par chaque famille de cultivateur, à part les animaux abattus, etc.

Quant aux autres détails, je réfère le lecteur au tableau inséré à la page suivante.

248 COLONISATION DU BÀS-CAITADJL.

TABLEAU SYNOPTIQUE démontrant les richesses de la région des cantons de l'Est, d'après le recencement

de 1861.

res

POPULATION

Nombre des propriétaires de biens-fond, 19,394 prop.

Habitants d'origine britannique - M 40,609 Ames,

Habitant* d'origine canadienne- française, 112,692 "

Population totale 153,261 hab.

PROPRIÉTÉ

Nombre d'acres de terres en culture,............— ...738,343 acre*.

11 " en bois debout, ^ 1,154,019 " *

Total d'acres possédée, ....... „.....-.. ......... 1,892,363 acr. ***

Valeur de la propriété foncière,.- —..$20,079,463.00

" des instrumenta d'agriculture M 734,259.00

11 des voitures d'agrément, aunombre de 2 1,3 13 . 42*7,965.00

" du revenu des jardins et vergers 72,948.00

En tout .. $21,314,635.00 lj

PRODUITS DIS BÉOOLT18.

Blé d'automne,-... 2,323 minots, évalués à.$ 1.00...$ 2,323.00

Blé du printemps,.. 365,054 " " 1.25... 456,317.50

Orge, 242,972*' " 0.70... 170,080.40

Seigle, 145,780 " « 0.70... 102,046.00

Foi ....*. 157,762 " " 1.00... 157,762.00

Avoine............... 2,796,862 " " 0.34... 950,933.08

Sarrasin,.- 383,124 " " 0.55... 210,168.20

Blé dinde, M 25,806 " " 0.80... 20,644.80

Patates, 2,094,791 « " 0.34... 712,592.80

Navets, 320.744 " " 0.20... 64,148.80

6,536,118 minots.

Foin ' 128,580 tonneaux," 8.00... 1,028,640.00

Formant en tout $3,875,656.58

PRODUITS DB L'iHDUSTRIB DOMB8TIQ/U1.

Sucre d,érable,2,652,264 livres, évalué à..$ 0.08... $212,181.12

Beorre 2,414,014 u « 0.13... 313^21.82

Laine, 349,906 " « 0.34... 118,968.04

Etoffe foulée, 146 229 aunes, u 1.00... 146,22900

Flanelle 229,452 " " 0 50... 114,726.00 I

Toile, 212,211 " " 0.34... 72,151.74

Filasse, chanvre,. 176,64» livres " 0.16... 27,783.84

Formant en tout ......••..•• ••.....• $1,005,861.56

BÉTAIL

Bœufs, Taureaux et

Bouvillons, ~34,90l tétet

Vaches à lait. 49,337 "

Veaux et génisses,.. 56,067 "

Cbevaux, 23,239 têtes

Poulins et pouliches 6,249 "

Moutons, «...125.290 u

Cochons, M 44,865 "

En tout - 339,948 têtes, évaluées à ..$3,871 ,037.00

Formant une richesse totale, dans les comtés de la région, de~$30,067,190.l4

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IVe ETUDE.

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