‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 55 sur 124 · ocKJomBAxms dit basoajbjml · texte numérisé non relu

ocKJomBAxms dit basoajbjml

Ouabousôê.-^Ce canton est situé au-dessus de celui ' de" Blak'e, et conséouemment, comme lui, est borné à l'ouest par là large nappe d'eau du Grand Lae déjà cite, et à PEst par la Rivière-aax-Lièvres. H y a. environ 20 famille» établies dans» oe canton, formant une population, de 10& habitants, lesquels possèdent 350 acres défrichés qui ont produit 3,148 minots de

K lins et 2,245 minots de patates,, outre 50 tonneaux J~ *~:~ valeur décès défrichements estpprtée à $5,163.

de foin.

Biulittier. — 6e canton, situé à 85 milles an. nord de lTèmbouchure^de la Rivière-aux-lièvresy n'est arrosé par cette rivière aue partiellement, dan*- l'angle- sud-est du canton; mais il 1 est complètement à FEst par la rivière Kiamica qui tombe,- en cet endroit, dans la Rivuère-aus^Licvres, Le sol, à oeète distance -si' considérable de l'Outaouais, cesse d'être accidenté par 'des côte» élevées et est beaucoup plus propre à là culture. Nul doute, <jue sur cette partie supérieure delà Rlvièrc-aux-Lièrre^ quoique fort éloignée, les bonnes terresseront occupées aussi vite que cèdes situées sux la Gatineau. Oft compte dans ce canton 5fr âmes, dont 42: habitants sont canadiens-français. Lors du recensement de Ï8&1, il n'y avait pas-encore eu de défrichement de commencé, et conséqnemment aucune culture4 à mentionner. Espérons qu'il n'en sera pas ainsi en 1871? lors* du ceeensement de* eette époque décennale*

JSHamica.^-GecemiorueiBi. le dernier centre établi qui nous* reete à considérer sur la Rivière-aux-Lièvres, lequel est aussi arrosé par la ^rivière. Kiamkta^ qui lui donne son. nom; On compte 218 personnes établies dans cette lointaine contrée, dont 50 sont, d'origine canadienne-française, 16 d'autres origines, et 142 sauvages Pas ua acre de terre n'est défriché daas. ce canton^ d'où îL faut conclure que cette population ne s?occupe que de la préparation du bois, dans les chantiers. IL serait désirable que le gouvernement fit ouvrir une route décolonisation entre la Gatineau et cette partie de la. Rivièreanx^Lièvres, laquelle partirait de 'l'embouchure de la Rivière du Désert et traverserait Kensingjton, Boutillier et Kiamica,. pour faciliter la colonisation de ces bons terrains. Cette proposition n'est pas neuve ;, car je vois qu'en 1856 le Rév. J?èro Andrieux, missionnaire Oblat, suggérait déjà à cette époque l'ouverture» de cette même route, affirmant qju'il connaissait qu'à cette hauteur et au-dessus il y avait d immen~ ses quantité* de terres excellentes jgpur. la culture^

v* ifcnn>E. — comté d'outàouaïs. "357

Transportons-nous maintenant à l'embouchure de la* Rivière planche.

Lochaber. — Ce canton est situé entre la seigneurie de la Petite-Nation et le canton < Buckingham. Le long du front, -sur l'Outaouais, la rivière forme plusieurs' baies profondes qui -élargissent considérablement cette partie* de la rivière <cta& Ontaouais, laquelle renferme en cet endroit m plusieurs isl es, et dont la pins grande a un mille de long sur environ un quart de mille de large. La Rivière Blanche et plusieurs autres courante serpentent le sol de ce canton, qui .devient,, vers 'le rfond, brisé et inégal jusqu'à la chaîne de montagnes qui s'y "trouve.

Deux paroisses sont assez bien développées dans ce canton. La première est placée sous le patronage de v,1Sâint?Je&n (Apôtre), et renferme une chapelle de 60 pieds sur 30, et un •presbytère, construite à l'embouchure de la Rivière 'Blanche, sur l'Outaouais, dans le village Thurso, distant d'environ 26 milles de la ville d'Ottawa. La deuxième se trouve assise dans l'intérieur du canton, et .«possède aussi une; chapelle et un presbytère, bâtis au centre de la population ; cette, nouvelle paroisse a pour titulaire Saint-Malachie. 11 n'y a pas . encore de prêtre rctidant dans ces paroisses ; c'est M. le Curé <» de Saint-Grégoire de Nazianze {Buckinghain) ,qui est chargé »de ces dessertes, depuis le 10 octobre 1857.

La population réunie de ces deux centres s'élève à' 2,099 Âmes, dont 591 habitants sont canadiens-français, et le reste composé des origines irlandaise et écossaise, et de quelques .anglais. Près des deux tiers de la ^population sont, catholiques.

L'étendue des terrains mis en culture est de 5,283 acres, Qui ont prodnit 3,463 minots de blé, 38,564 minots d'autres crains <ct 30,308 minots de patate» et navets, en 1860, formant *en tout 72,335 minots et 1,805. tonneaux de foin.

Un chemin est ouvert 'depuis la route centrale,, sur la rivière des Outaoaais^lequkl coiidùit à! l'intérieur du caitton jusqu'au Lac de la Rivière-Blanche. M. Russeli dit qu'il serait désirable que ce chemin fut continué Idppûis l'extrémité Ouest du Lac, ou il s'arrête, jusqu'en arrière* du canton^Wells où il y a de bonnes terres vacantes, de qualité- supérieure, en passant dans la ligne qui sépare la partie Est de la partie Ouest du- canton ï)erry, et de là en suivant' la ligne i«itre Villeneuve et Lathbury, où le sol est également propre fà la < culture. Bien . n'empêcherait, non ; plus, < que ^ !des v chennna

d'embhrachemeni- ne reliassent ensemble les populations *dè ce tracé avec celles .établies *ur la Riviere-aux-Lièvres, notamment entre lés cantons Derry et Portland, et entre Wells et Biglow*

Vérry. — Oé canton est séparé en deux parties égsles, auxquelles on donnent les désignations de Est et Ouest Ces deux portions de territoires eont désignées comme contenant beaucoup de côtes, mais le sol n'est pas rocheux ; au contraire il est fertile et profond. II? n'y a que trois rangs d'arpentés dans là partie Est du canton ; mais l'autre partie l'est entièrement. Aucun établissement n'est formé au delà du 4e rang, àTexception dé quelques occupants ou colons irrégnliers qui «ont allés s'établir en liant de la Rivière-Blanche, là où les terres ne sont pas encore divisées, dans la partie Est du-* canton.

Ea population de Derry, Est et Ouest, s'élève à 260 habitants dont 50 sont canadiens français, et la grande majorité du restede la population* d'origine irlandaise. Près des deux tiers des habitants sont catholiques.

Les défrichements forment une étendue de 478 acres, qui ont produit 2,780 minots de grains et 2,372 minots de patates, en 1860, formant 5,152 minots et 96 tonneaux de* foin. Il n'y s que dduze familles occupées à la culture de la terre ; le reste de liçopulation vit du travail des chantiers à bois.

Bïdvydl. — Ce canton est situé entre Preston et Wells, a environf35 milles des bords dé POutaouais, et ;ne renferme ~ encore aucun établissement agricole. Il y a cependant, 23 personnes établies dans ee canton dont "17 sont d'origine «amadienne-française, que je suppose être employées dans les chantiers. -

Pfcston. — Ge canton est voisin de celui que nous venons de voir, à l'Est. 11 renferme 65 personnes dont 35 sont d'origine * eaaadianne-française.* 111 n'y a là, encore, qu'un seul établissement agricole, dont le défrichement s élève à 90 acres. Dànant l'année 1860, il fut ensemencé 20 acres qui produisirent 50^ minots d'avoine, 200 minots de! patates et 25 tonneaux de tfoiàii Lk valeur de cette ferme est estimée à $1,000. Comme on Jivoit,: toute cette population est occupée dans les chantiers à bois, situés dans les environs. Plusieura lacsvet rivières arrosent, ce canton dans, toutes ses parties.

Y* ÉTUDE. — COMTÉ d'oUTÀOTTÀIS. 359

Addlnglèn. — Ce canton vient à la suite et sur la même ligne. Il renferme 65 personnes dont 44 sont francocanadiennes, toutes occupées dans les chantiers à bois. Il n'y *t pas encore d'établissements agricoles commencés dans Feu droit.

Suffolh. — Ce canton est situé au-dessous du précédent, et joint immédiatement la ligne de la seigneurie de la Petite- Nation. Le sol est de bonne qualité, assez uni, et généralement couvert de beaux bois francs. Bon nombre de colons 6ont -établis dans l'endroit, sur le 1er rang, et un nombre plus grand encore ont commencé dernièrement des défrichements considérables. Le recensement de 1861 constate qu'il y a dans ce canton, et quelques autres qu'il mentionne 142 personnes d'origine canadienne-française, qni possèdent 318 acres défrichés qui ont produit 4,943 jninots de grains, 720 minots de patate? et 74 tonneaux de foin. Des personnes encouragées à faire l'exploration de ce canton, sont revenues enchantées du lieu, et se promettent d*j transporter au plu6 tôt arrae6 et bagages pour s'y établir permanemment. Le patriotique correspondant de Saint- André Avelin, qui nous donne ces informations par la voie du Courrier d'Ottawa du 6 décembre 1862, ajoute qu'il y a bon nombre d'habitants des vieilles paroisses qui se proposent de s'établir sur des terres nouvelles, et à cet effet, il les invite chaleureusement à mettre à exécution cet important projet. " Qu'ils y viennent donc, dit-il ; nous les y engageons. Qu'ils viennent emportant la certitude de ne trouver en nous que de bons voisins, des amis, des frères. •Qu'ils viennent avec nous, et comme nous, s'emparer du 6ol pour le coloniser !"

Un homme à l'aise vient d'acheter du gouvernement, paraîtïl, un excellent pouvoir d'eau, dans ce canton, pour y construire bientôt un moulin à scie et à farine. Ce sont là, pour les

Harthwéll. — Ce canton est situé à l'ouest du précédent, et Tenferme une population de 290 habitants, tous d'origine canadienne-française. L'étendue des divers défrichements ^s'élève à 804 acres, qui ont produit 7,601 minots de grains, 4,350 minots de patates, 57 tonneaux de foin et de gras pâturages. Le ble du printemps a rendu 10 minots par acre ; et celui d'automne 11 J minots aussi par acre. La valeur des

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défrichements, bâtisses, etc., est estimée à $10,470. Depuis que le recensement a été fait, en 1861, il paraîtrait que la population a doublé dans ce canton. Une grande et jolie bâtisse est en voie de construction comme chapelle provisoire en attendant qu'on puisse y élever une église plus spacieuse. C'est M. le Curé de Saint- André Avclin qui est chargé des dessertes de suffolk et Harthwell, ainsi que celle de Kipon, que nous verrons toute-à-l'heure. Il s'y rend quelquefois la semaine, mais plus généralement c'est le premier dimanche de chaque naois qu'il consacre à ces missions.

" L'emplacement choisi pour la chapelle, — nous dit la correspondance déjà citée, — est un des plus beaux que Von puisse voir. Un peu plus élevé que les terres environnantes, il domine un plateau d'une demie lieue d'étendue. Du côté opposé et au nord, est le Grand Lac que l'on aperçoit sur presque toute sa largeur, jusqu'à la ferme Gilmour, située à une très grande distance. Tout près, et au-devant de la Chapelle, coule la rivière de la Petite-Nation qui, sortant de son vaste réservoir, forme en descendant une belle nappe d'eau d'une demie lieue de longueur sur un raille de largeur. Tout proche encore est le détroit appelé la Barrière^ seule place ou il soit possible de jeter un pont pour faire communiquer les deux rives ou les deux parties du canton.

" L'encfroit choisi est donc une belle place pour une église ; lane belle place pour un village. Deux rangs de terre forment la rive gauche, ils sont occupes ; dans tous les cas il ne reste là que quelques lots à- prendre. Mais l'autre partie attend des bras et des cultivateurs. Quinze familles environ occupent le bord de l'eau ; elles y font très bien leurs affaires et voient chaque année leurs déserts, s'agrandir d'un certain nombre d'arpents en superficie. Le reste du terrain n'est ni moins beau, ni moins avantageux : même bois, même sol et pas plus de montagnes. Un marché facile pour ces colons, c'est la ferme Gilmour où ils portent et vendent leurs produits pour de l'argent comptant. Le township Harthwell renferme donc tous les éléments essentiels pour former une belle paroisse. Ceux qui l'habitent y font des progrès rapides qui garantissent les mêmes résultats en faveur des colons qui viendront l'arroser de leurs sueurs, le fertiliser par leurs travaux, l'embellir par leur industrie. "

La colonisation do ce canton, et ceux qui l'environnent, telle que je viens de le décrire, s'est faite dans la courte période de cinq ou six ans. Les colons sont venus de diverses paroisse*

Ve ÉTUDJS.— COMTÉ d'oUTÀOUAIS. 361

du Bas-Canada, mais plus particulièrement de Rigaud et de Greenville.

Bipon. — Ce canton est situé au-dessous de Harthwell, et à rouest de la ligne seigneuriale de la Petite-Nation. Il renferme une population de 609 habitants, tous canadiens-français. On compte 2,000 acres en état de culture qui ont produit 16,266 minots de grains et 10,497 minots de patates et navets, en 1860, formant en tout 26,763 minots et 178 tonneaux de foin.

Ce canton n'est pas absolument plan ; on y trouve quelques buttes pu collines, de beaux vallons, qa on dirait faits exprès pour se remplir, avec du travail, de riches et abondantes récoltes. Le bois franc y domine dans une grande proportion, suivant que le constate le bien informé correspondant que je citais tout à l'heure, et dont je me plais à invoquer si souvent l'autorité.

Voici comment un Ami des colons parle des faveurs que la Providence dispense aux défricheurs :

" L'hiver dernier, il n'est pas monté moins que 80 familles nouvelles qui, — on peut le dire sans blesser la vérité et sans faire injure à personne, — n'apportaient pas de provisions

S>ur plus de trois mois. Voyant cela, nous nous disions : Mon ieu ! la misère va être grande au printemps. Eh bien non ! la misère n'a pas été si grande que nous l'avions craint d'abord. Et voici pourquoi. Chacun s'est mis à l'œuvre aussitôt rendu dans le bois ; chacun à bûché, fait de la cendre, du sel, de la potasse, et chacun a pu vivre de cette innocente et productive industrie 1 La saison venue, chacun a semé quelques grains et, quoique l'année de 1862 n'ait pas été

Srospère comme on en a vu quelquefois, chacun est encore armé e courage et personne ne s'est laissé abattre par cette épreuve."

L'ouverture du canton Ripon date de sept ou huit ans ; mais c'est surtout durant ces trois dernières années que la population a augmenté au point qu'elle est aujourd'hui.

Il reste à coloniser les 8e, 9e et 10e rangs qui ne sont en rien moins avantageux que ceux déjà occupés. Des chemins assez praticables se rencontrent jusqu'au 7e rang. Ils deviennent plus beaux chaque année par les améliorations qu'ils subissent de temps à autres.

Un moulin à farine situé sur un magnifique pouvoir d'eau, sur la rivière de la Petite-Nation, fonctionne depuis plusieurs années, et on se prépare à en construire de nouveaux sur d'autres points du canton.

M. le Curé de Saint-André Avelin, donne ses soins de

pasteur à cette population et celles qui avoisinenf, sept ou huit ibis dans Tannée, dans une maison nouvellement construite qui sert de chapelle en attendant, mais qui sera le presbytère un peu pins tard. Nul doute que bientôt cette mission formera une véritable et belle paroisse, qui aura son curé résident, et se disputera la place dans l'échelle du progros avec celles plus anciennes.

Petite-Nation. — Cette seigneurie, qui forme la limite Ouest du système féodal dans le Bas Canada, a une étendue de cinq lieues de front sur autant de profondeur, et renferme aujourd'hui trois paroisses bien assises : Notre-Dame de Bon -Secours, Saint-André Avelin et Sainte-Angélique. Ce territoire qui fut octroyé le 16 mai 1674 à Mgr. de Laval, 1er Evêque de Québec, appartient aujourd'hui à l'Honorable L. J. Papineau. Le front de cette seigneurie est coupé par plusieurs baies de la rivière des Outaouais, et de larges étangs, vers lesquels le terrain est bas, mais d'une grande fertilité. En pénétrant dans l'intérieur de la seigneurie, Te terrain s'élève par degré, et il est couvert de bois de construction de la meilleure espèce. La principale chaîne de montagnes qui se dirige à l'ouest depuis Québec jusqu'à ce qu'elle tombe sur l'Outaouais, traverse la seigneurie de la Petite-Nation vers le milieu. De ces hauteurs sortent plusieurs courants d'eau qui se répandent dans différentes directions et qui arrosent admirablement bien la contrée.

La paroisse de Notre-Dame de Bon Secours est la plus ancienne des paroisses de cette seigneurie, et renferme une belle église en bois de 80 pieds sur 40, et un presbytère de 40 pieds sur 20, construits dans le village communément appelé MantebeUo. Un prêtre réside dans cette paroisse depuis 1830, laquelle est agréablement bien située» C est dans cette riante paroisse que réside l'hbn. L. J. Papineau, cette grande intelligence qui, pendant pins d'un quart de siècle, fut le défenseur énergique des droits et des libertés constitutionnelles des Canadiens-Français contre l'oligarchie anglaise qui, à cette époque, était aussi puissante qu'arbitraire. Ajoutons, à titre d information, que cette paroisse a aussi été la première mission établie dans le diocèse d'Ottawa, parmi toutes celles composant aujourd'hui ce diocèse.

La paroisse de Saint- André Avelin est située dans la partie nord de la seigneurie, à 9 milles de la rivière des Outaouais, et traversée par celle de la Petite-Nation. Cette nouvelle paroisse est déjà la plus considérable en population de toutes celles de la seigneurie, et elle continue de prendre les

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accroissements les plus rapides de toutes les paroisses da diocèse à cause de la quantité et de la bonne qualité des terres qu'il y a à concéder dans cette seigneurie, ou à vendre dans les cantons situés en arrière, appartenant à la Couronne. Il y » un joli village déjà formé où plueieurs marchands y font de solides affaires. Une église en bois de 50 pieds sur 30, et un presbytère, sont construits au centre du village, et un prêtre y réside depuis 1850.

Le recensement de 1861, réunit ensemble les développements des deux paroisses sus-mentionnées, c'est pourquoi je me yois obligé bien à regret, de n'offrir aucunes statistiques particulières à chacun de ces centres séparément. Sous les rubriques de " Petite-Nation ", le recensement constate qu'il y a 2,451 habitants, tous d'origine canadienne-française, à l'exception de 111 personnes. L'étendue des terrains possédés par cette

Sopulat ion 's'élève à 27,518 acres dont 4,988 acres sont en état e culture, laissant encore en bois debout 22,530 acres. Au printemps de 1860 il fut ensemencé 4,014 acres, qui ont produit 29,281 minots de grains et 17,391 minots de patates et navets, formant en tont 46,672 minot6 et 997 tonneaux de foin. La valeur de la propriété foncière, dans ces deux paroisses, est estimée à $89,467.

La troisième paroisse, celle de Sainte-Angélique, n'a été formée que tout récemment. C'est en 1853, je crois, qu'on a commencé à s'établir un peu sérieusement dans cet endroit qui, très certainement, est destiné à devenir le centre d'une belle et importante paroisse. Le charmant et poétique village de.Papineauville, que l'on connaissait déjà, forme le centre principal de la paroisse nouvelle de Sainte-Angélique.

Ce magnifique village, comme chacun sait, est bâti en amphithéâtre sur les rives de la baie de la Pentecôte, et il est séparé de la rivière Ottawa par le fief Plaisanca Sa distance de la cité d'Ottawa est d'environ 40 milles.

Une magnifique église en brique de 136 pieds sur 60, et un presbytère en bois, sont construits dans le village en question, et un prêtre y réside depuis 1857. La bénédiction solennelle de cette belle église s* est faite dans une grande pomçe, le 23 octobre 1862. Cette église est bâtie sur une petite éminence qui domine tout le village. Elle est en brique, comme je viens de le dire, et se fait remarquer davantage par ses magnifiques encadrements de portes qui sont en pierre de taille aussi bien que par son nouveau genre de construction qui est d'après le goût de l'architecture romaine.

La population de Sainte-Angélique s'élève à 1,553 âmes,

$64 COLONISATION DU BÀS-OÀNADÀ.

dont 1,264 habitants sont d'origine canadienne-française. On y possède 29,012 aères de terre dont 5,881 acres sont en état de culture, laissant encore en bois debout 23,181 acres, pour les fins du défrichement et des besoins domestiques. La récolte de 1860 a fourni 25,420 minots de grains et 17,470 minots de patates et navets, formant en tout 42,890 minots et 1,207 tonneaux de foin. La propriété foncière est estimée à une valeur de $148,472.

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