‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 80 sur 124 · TU* ÉTUDE. — COMTÉ DE MONTMOBENCY · texte numérisé non relu

TU* ÉTUDE. — COMTÉ DE MONTMOBENCY

porte sur toutes les autres paroisses de l'Isle, prises isolément. Cette valeur des terres de la paroisse de St. Jean s'élève aujourd'hui à la somme de $213,110. Comme à St. Laurent, TÉglise de St. Jean est construite sur le bord de la rive méridionale de l'Isle.

Vient en dernier lieu la paroisse de St. François, qui couvre la pointe orientale de l'Isle, nord et sud, et qui renferme 561 habitants. Soit que l'on passe sur le fleuve ou dans les

{>aroisses du sud du fleuve, la vue se repose agréablement sur es nombreux et jolis carreaux de verdures qui couvrent l'étendue de cette paroisse, et qui offrent au regard une continuation do champs bien cultivés et de scènes agrestes les plus délicieuses.

En traversant au nord, nous arrivons dans l'immense sei-

Seurie de la côte Beaupré, qui s'étend depuis la Chute de ontmorency jusqu'à la rivière du Gouffre, .au nord- est, l'espace de seize lieues sur une profondeur de six lieues, laquelle appartient aux MM. du Séminaire de Québec. Cette contrée est plus montagneuse qu'aucune autre de la province ; cependant elle renferme une grande quantité de terre grasse et fertile, suivant que le constate Bouchette, et la nature du sol varie beaucoup. Le sol propre à la culture porte en général le caractère suivant : sur les terrains bas le long du front de la seigneurie, depuis la rivière Montmorency jusqu'au Cap Tourmente, on trouve un terreau d'une couleur foncée d'une bonne qualité, mêlé çà et là de sable, d'argile, et d'un peu de marne ; sur les hauteurs, on trouve pour la plupart une terre forte et noire, qui, à l'approche des montagnes, fait place à une marne jaunâtre. Le Cap Tourmente est un Promontoire hardi et fiere qui s'élève à plus de 1?800 pieds au-dessus du fleuve dans lequel il enfonce le pied qu'il domine de sa masse imposante.

Dans la partie ouest de la seigneurie, qui appartient au comté de Montmorency qui nous occupe actuellement, se trouvent les cinq anciennes paroisses que j'ai mentionne plus haut, et auxquelles nous accorderons un moment d'attention.

La première est celle de l'Ange-Gardien, située à 9 milles de Québec, qui renferme une population de 932 habitants. Cette paroisse tient le premier rang de toutes celles du comté uour la culture du blé. L'avoine et le foin sont les récoltes les plus considérables, toutefois. Cette paroisse exporte une

Frande quantité de bois de chauffage, chaque année, poux approvisionnement de la ville.

Je rappelais au lecteur, sous la rubrique du Comté de Québec, la longue possession par la même famille d'une terre à l'Ancienne-Lorette ; je m'empresse de consigner dans ces pages une possession non moins longue par la famille Vésina, d'une terre située dans la paroisse qui nous occupe, dans le voisinage du Sault-Montinorency, fait que j'emprunte au Journal de Québec du 17 février 1863.

Le 16 janvier 1661, Pierre De Voyer, chevalier vicomte d'Argenscm, conseiller du roi en son conseil d'Etat, gouverneur lieutenant-général par Sa Majesté en la Nouvelle-France, concédait à Denis Guy on, une terre de Ô arpents, située entre le sault Montmorency et les terres de Louis Garneao.

Le 6 janvier 1666, Denis Guyon vend à Frs. Vézina la terre ci -dessus mentionnée, et plus tard Frs. Vézina cède à Louis Carreau % arpents de cette même terre.

La terre de Frs. Vézina, ainsi réduite à 4 arpents, est restée jusqu'à nos jours en la possession d'un des descendants du même Vézina excepté pourtant un arpent possédé par madame J. P. Bourbeau, qui est elle-même une Vézina.

Frs. Vézina, ci-dessus, était fils de Jacques Vézina, maitre-tonnellie^ de la paroisse de Reyrabul, pays d'Aunis, éveché de LaRochelle, France, et ds Marie Boisdon, qui vinrent en Canada en 1650.

Par les recensements de 1667 et 1671, Jac. Vézina et Marie Boisdon, lors de leur arriv ée en Canada, paraissent être âgés : le premier de 39 ans et la seconde de 38 ans. D'après les mêmes sources, ils auraient amené avec eux deux enfants, François, l'aîné, âgé de douze ans, et Marie âgée d'un an.

En 1670, Frs. Vézina, frère de Frs. Vézina ci-haut nommé, et ùhpuîsni de Jac. Vézina susdit et do Marie Boisdon, contracte mariage avec Marie Clément, de P Ange-Gardien.

En 1715, Nicolas Vésina, fils de F. Vézina et de Marie Clément, épouse Marguerite Jolivet, de l'Ange-Gardien.

En 1746, Chs. Vézina, fils de Nicolas Vézina et de Marguerite Jolivet, contracte mariage avec Barbe Huot, de l' Ange-Gardien.

En 1778, Jean Vézina, fils de Chs. Vézina et de Barbe Huot, épouse Christine Cantin, de 1* Ange-Gardien.

En 1817, Frs. Vézina, de Québec, fils de Jean Vézina et de Christine Cantin, contracte mariage avec Claire Moisan, de l'Ancienne-Lorette.

M. Frs. Vézina, ci-dessus, est père de F. Vézina, écuyer, aujourd'hui caissier de la Banque Nationale.

La deuxième paroisse, le Château-Richer, est la plus populeuse du comte ; elle renferme 1,537 habitants. Le soi est abondamment arrosé par la rivière du Sault à la Puce et autres petits courants qui descendent des montagnes, en arrière de la paroisse, et qui serpentent à travers les collines et les vallons d'une manière très pittoresque, en formant plusieurs petites chutes d'un très bel effet. L'église est située sur une eminence d'où la vue s'étend assez loin. Au pied de cette colline, existait autrefois un monastère de religieux, bâti au

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