VU* ÉTUDE. — COMTÉ DE CHICOUTIMI. S
blés à la culture, et le sol est de qualité supérieure, dit M. Ambroise Gagnon, conducteur des travaux de ce chemin.
L'autre route, appelée «hemin Priée, longe le fronteau du canton Tremblay, entre le 6e et le 7e rang, et conduit au canton Simard qui avoisine celui-ci. Le sol traversé par ce chemin est aussi d'excellente qualité, et bien boisé.
M. Gagnon dit dans son rapport de 1S62, que la colonisation fait des progrès considérables dans les deux cantons cidessus mentionnés et que la population s'est accrue des deux tiers durant ces dernières années.
C'est dans ce canton, que se trouvent établie une partie des colons de Beauport, dont j'ai parlé plus haut.
Dans son rapport do 1861, M. Gagnon disait que ces nouveaux colons étaient très satisfaits de l'endroit et de la qualité du sol, et qu'ils espéraient qu'au printemps suivant un grand nombre de nouveaux défricheurs de leur paroisse viendraient les y rejoindre. Plusieurs de ces colons ont affirmé qu'ils avaient visités bien des localités avant que de se fixer, et qu'ils n'avaient rien trouvé de meilleur que les terres sur lesquelles ils travaillaient.
Le canton Simard renferme un noyau de population de 198 habitants, tous canadiens-français moins 17 personnes, lesquels possèdent 1,106 acres de terre défrichés dont 691 acres ont été ensemencés et ont produit 2,358 minots de grains et 3,413 minots de patates, en 1860, formant en tout 5,771 minots et 67 tonneaux de foin.
C'est M: le Curé de Chicontimi qui est chargé de la desserte de cette paroisse nouvelle.
Il existe une superbe carrière de pierre à chaux qui s'étend sur un espace de trois milles à travers les 3e et 4e rangs de Simard et Tremblay.
Plusieurs petites rivières arrosent la contrée, sur lesquelles se trouvent aes pouvoirs d'eau faciles à exploiter*
En traversant de nouveau sur la rive droite de la rivière Saguenny, nous entrons dans le canton Jonquière, dans lequel réside une population de 401 habitants, tous canadiens-français, à l'exception de sept personnes d'origine écossaise, établie sur les bords de la belle rivière aux Sables qui traverse an centre ce canton, et qui prend sa source dans le Lac Kinogomi.
En laissant Chicoutimi, 1$ terrain s'élève considérablement
jusqu'à la rivière aux Sables, qui coule parallèlement à celle de ôliicoutimi, environ 7 milles plus haut, et le sol de cette vallée est d'une excellente qualitô'quoiqu'accidenté. Le lecteur doit se rappeler que c'est dans cette localité que la Société de Colonisation de la Malbaie, formée dans le printemps de 1843, a commencé ses défrichements.
Il y a dix ans, on ne comptait dan9 ce canton que 82 habitants et 189 acres de terre défrichés qui avaient produit 1,247 minots de grains et patates ; tandis qu'aujourd'hui ia population est de 401 habitants, comme je viens de le mentionner, et la quantité des défrichements s'élève à 2,012 acres dont 975 acres ont donné 11,270 minots de grains et patates, outre le foin dans les deux cas.
Ces chiffres établissent donc une différence de population de 319 habitants, et un surplus de 1,823 acres ae terre nouvelle, depuis dix ans, ayant produit une augmentation de 10,023 minots de grains et patates dans la récolte de 1861 sur celle de 1851.
Cette population est desservie dans sa Chapelle, par M. le Curé de Oliicoutimi, et la valeur des terres possédées par ces famille3 s'élève aujourd'hui à $37,120.
A côté de Jonquiôre, en approchant du Lac St. Jean, se trouve les cantons Kinogomi et Plessis, séparés l'un de l'autre par le Lac Kinogomi, belle nappe d'eau de six lieues de long sur environ une demi lieue de large, qui se décharge dans la rivière Saguenay par la rivière Chicoutimi et la rivière aux Sables- Plusieurs petites rivières alimentent ce Lac, entr'autres les rivières Kashkouja, Upica et Picouba : cette dernière étant très poissonneuse à son entrée dans le Lac.
On compte seulement cinq personnes résidentes dans le canton Kinogomi, et vingt-cinq dans celui Plessis.
Au nord du canton Kinogomi et de la rivière Sagnenay se trouve situé le canton Bourget, dans lequel réside cinquanteneuf habitants, tous canadiens-français. Cette population est sans doute occupée dans des chantiers à bois, puisque le recensement de 1861 ne fait mention d'aucun défrichement et d'aucune culture opérés dans ce canton.
Il en est de môme des cantons Taché et De Tlsle, voisins et sur la même ligne que le précédent, lesquels ne renferment aucun établissement agricole, quoiqu'il y ait 44 habitants