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certainement entraîner les améliorations introduites dans le service et qu’il est impossible de déterminer à l’avance exactement), on peut prévoir pour les deux cinquièmes attribués également aux départements et à l'Etat une charge d’environ 10 à 12 millions par an, la part des communes restant à peu près sensiblement la même. La Commission du budget, examinant en juillet dernier le budget de l’intérieur, y a d’ailleurs inscrit comme conséquence de la loi du 27 juin 1904 une augmentation de crédit de 5 millions 225,000 francs, représentant l’augmentation de la part de l'Etat dans le service des enfants assistés. On peut donc en conclure que l'Etat participera, en 1905, pour 10 millions et demi aux dépenses de ce service, sans compter les frais de surveillance et d'inspection qui sont laissés intégralement à son compte. De ce fait, la contribution qu’il apporte se trouve supérieure à celle des départements.
Coment justifier cette augmentation considérable de la part de l'Etat ? M. Th. Roussel, dans son rapport de 1898, et M. Strauss, dans la discussion de la loi au Sénat, n’ont pas manqué d’invoquer les arguments historiques. Ils ont montré comment la théorie de la Révolution, qui tendait à faire de l’assistance un service d'Etat, avait été conservée, au moins pour partie, dans le service spécial de l’assistance aux enfants, puisque, depuis le décret du 29 mars 1791, une allocation annuelle du Frésor de 4 millions en faveur des établissements recueillant les enfants trouvés, très irrégulièrement payée il est vrai pendant la Révolution avait été cependant maintenue jusqu’au décret de 1811, qui confirme de nouveau cette allocation et lui donne véritablement le caractère d’une subvention d'Etat (1). Is ont
(1) En 1811 le total des dépenses d'assistance aux enfants n'était que de 7.600.000 francs. L'Etat fournissant 4 millions supportait à lui seul plus de la moitié des frais nécessités par cette assistance.