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les masures, d’après Hexryx (1) et l’auteur inconnu d’un traité des eaux minérales de Gréoulx-en-Provence, paru au début du xvin° siècle. Pour nous, nous nous contenterons des deux inscriptions reproduites pour affirmer l'usage des eaux thermales de Gréoulx par les Romains et souhaiterions d’avoir des preuves du même genre pour toutes les ae sources minérales de la Provence.
En remontant toujours plus au nord, on trouve
Digne. On remarquera en passant la pensée bizarre chez les Romains d'établir une forte colonie à Riez entre les sources de Gréoulx à XI milles au sud et
celles de Digne à XX milles environ au nord, si les
préoccupations stratégiques n’animaient pas loujours les maîtres du monde, beaucoup plus que les avantages thermaux.
PTroLéMÉE, PLINE nous parlent de Digne, la no-
tice de l'Empire nous l'indique avec le titre de Cité Romaine, c’est bien peu pour conclure que les Romains ont usé des sources thermales de Digne.
M. HÉRON DE VILLEFOSsE (2) a découvert un texte
épigraphique en quatre fragments :
épigraphique en quatre fragments Q:- IVEIO. C. F. VOL T. BARBARO
I 2 AEDILLI. COL. DINIA. LVB 3 4
Balnea, vina, Venus corrumpunt coTpOra nosira.
Ccrpora sana dabunt balnea, vina, Venus.
GREPPO ET BONNARD Contestent cette explication de M. Henry PAPET
(1) Recherches sur la géographie ancienne et les antiquités du déraxtement des Basses-Alpes. 1842.
(2) Bulletin de la Société des Antiquaires, 1888.
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Espérons que la découverte d’un nouveau fragment amènera des renseignements plus précis sur les eaux thermales. Nous ne contestons pas l'existence de la Civitas Diniensis, non ; le passage des Romains à Digne est prouvé par cette inscription fragmentaire el d'autres documents ; mais jusqu’à plus ample information, nous ne pouvons pas affirmer l'exploitation thermale par les conquérants de la Gaule.
Sans. doute Parox, dans son Histoire de Provence (1577) dit: « Les Romains profitaient avec soin de toutes les eaux thermales qu'ils trouvaient dans les provinces conquises : celles d'Aix, de Gréoulx et de Digne étaient précieuses pour eux ». Et AcHar» dans sa Géographie : « Il ÿ a apparence que l'usage de ces eaux était connu du temps des Romains, peut-être les eaux d’Aix firent-elles diminuer l'affluence des malades à Digne ? ». Guérin (7) est plus explicite, sans preuve d’ailleurs à l'appui : « Les Romains connurent cette fontaine. On ignore s'ils firent construire les premiers bains ou si ce fut longtemps après eux. » On peut remarquer les deux sens à donner à cette citation : le doute après l’affirmation précise. Enfin voici un passage d’Ar- Noux (2) : « Si l’on a pu dire qu’en eaux minérales, il faut toujours remonter aux Romains, il est probable que ceux-ci, qui avaient à Riez une colonie im-
(1) Opere citato.
(2) Etude historique sur les bains thermaux de Digne, 1886.