‹ Études sur les eaux minérales de la ProvenceChapitre 4 sur 45 · EE PS · texte numérisé non relu

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pereurs gaulois, comme la Narbonnaise occidentale et la Viennoise, mais aux empereurs italiens. Enfin, la province des Alpes-Maritimes, avec Cimiez comme métropole, comprenait : Embrun et Vence, et devait obéir aux empereurs italiens.

Dans la deuxième moitié du 1v° siècle, la Narbonnaise fut dédoublée entre 374 et 381 sous Gratien, et la portion orientale devenait la Narbonnaise IT avec Aix comime métropole et la métropole des Alpes-Maritimes fut transférée de Cimiez à Embrun. Le Vicaire de l'Empire des V puis des VII provinces devait résider à Vienne, tandis qu'Arles avait été élevée au rang de ville impériale par le Grand Constantin (25 juillet 306 au 22 mai 337). Cet empereur appréciait le climat de cette ville au point d'y envoyer son épouse, l’impératrice Fausta, sur le moment de donner un héritier à l'empire.

Vers 392, en présence de l'invasion, le Vicaire de l'empire se replie sur Arles qui devint ainsi la capitale de la Provence.

Les Barbares s’avancent dans l'empire Romain, les Alains, en 44o, occupent Valence ; les Burgondes envahissent la Savoie, en 443 ; les démarcations romaines disparaissent, mais les circonscriptions religieuses nous fournissent des éléments précieux.

Par décision du pape Saint-Léon, en date du 5 mai 450, Vienne avait juridictions sur Valence, Grenoble, Genève et Tarentaise ; Arles avait tout le r?stant de la Viennoise (voir ci-dessus), toute la Narbonnaise II, les Alpes-Maritimes et Uzès. (R. Droite

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du Rhône). Arles augmente d'importance, il est vrai que depuis 417, l'évêque d'Arles avait le titre de primat des Gaules, alors qu’à cette date on lui avait diminué la juridiction au profit de Vienne.

À partir de 450, le terme « Provincia » se restreint au territoire dépendant de l’évêque d'Arles ; on traduit ce terme, dès lors, par la vocable moderne de « Provence » (1) C'est aussi à partir de cette date que commence la rivalité entre Arles et Vienne ; en 500, l’évêque d'Arles reçut droit patriarcal sur les Gaules et l'Espagne.

Les invasions progressives des Burgondes favorisent Vienne au détriment d'Arles ; dès 549, l'évêque de Lyon est investi pour la première fois du titre de primat des Gaules ; en 552, c’est Arles qui reprend, en 570, l’évêque Nizier paraît à Lyon avec le titre de patriarche puis à Mâcon, de même en 585, son successeur Priscus. Pour la dernière fois l’évêque d’Arles, Virgile, reçut l'honneur traditionnel du Vicariat dans les Gaules par mandement du 12 août 595 ; à sa mort, la domination franque fit passer décidément le titre primatial à Lyon, où on le voit encore de nos jours : c'était la première atteinte aux droits historiques de la Provence.

Cette division de 450 par Saint-Léon fut maintenue durant plusieurs siècles par Nicoras [° le 12 mai 864, par JEAN VIIT en mai 838 ; au x° siècle, Vienne

1) L. Duchesne, Fastes Episcopaux — tome I.

— De Mantever, La Provence, 1908.

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reconnaîlra enfin complètement les droits arlésiens. Durant ce temps, Embrun fut élevée à la dignité de métropole en 811, et Aix le fut en 858 sous la prééininence d'Arles, qui fut toujours primat de Provence. Cet état de choses dura jusqu'à la mort du dernier archevêque d'Arles, massacré à Paris, dans les jardins des Carmes, le > septembre 1792.

Toutefois, Calixte Il, ancien archevêque de Vienne, par privilège du 28 juin 1119, renouvelé le 25 février 1120 détacha Viviers (1) et Valence d’Arles au profit de Vienne, et enlevait toute autorité de l'archevêque d’Arles sur Die. Le comté de Diois continua à dépendre pourtant du marquisat de Provence ainsi qu’en fait foi le traité de 1195 entre Raymond, marquis de Provence, et le comte de Forcalquier.

Telle fut la Provence au point de vue ecclésiastique durant de nombreux siècles, Au point de vue politique, nous voyons beaucoup plus de morcellements. En 536, Ja Provence est partagée entre le royaume de Bourgogne et l'Australie. GRÉGOIRE DE Tours les appelle : la Provence marseillaise ou austrasienne ou auvergnate, et la Provence arlésienne ou burgonde ou bourguignonne. La Provence marscillaise comprenait les territoires sur la rive droite du Rhône, qui confinaient âvec l'Auvergne, et venait jusqu'à la mer à Marseille en découpant la Pro-

(1) Le dernier évêque d’Aps fut élu en 455 et mourut en 475 ; à -sa mort le-siège épiscopal fut transféré à Viviers.

vence burgonde en deux tronçons : d’un côté Arles et les terres adjacentes, de l’autre côté le pays et le comté de Provence. Du comté de Provence faisaient partie le comtat Venaissin, les comtés de Nice, de Diois et de Forcalquier, la principauté d'Orange et PEtat d'Avignon.

A partir de 679, la dualité des deux Provences s’effaça peu à peu, le même souverain régnant sur l’Austrasie Franque et la Bourgogne. Au lieu de deux patrices, il n’y en eut bientôt plus qu'un seul, qui s'émancipe peu à peu.

L'invasion des Sarrazins, à Nimes, du 19 mai 725 au 18 mai 726, que Charles Martel arrête à Poitiers (732), oblige le roi des Francs à prendre le titre de « Patrice de Provence ».

Au partage de Prünn, 855, le duché de Lyonnais et le duché de Provence sont unis et forment plus tard le royaume de Provence Viennois, de 859 à 948. La Provence, unie à la France s’en séparait en 879 pour ne S'y réunir volontairement que six cent deux ans plus tard, 11 décembre 1487.

Durant ce long espace de temps, nous voyons le royaume de Provence Viennois, 879 à 948, puis le Royaume de Bourgogne-Provence de 949 à 1032 avec la constitution d’une Marche de Provence 979 à 1190, enfin le partage et la création d'Etats séparés (1195).

Cette Marche de Provence est la plus importante à connaître, car elle unifia la Provence, divisée depuis les invasions des Barbares. Le duché de Pro-

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