‹ Études sur les eaux minérales de la ProvenceChapitre 5 sur 45 · RAT · texte numérisé non relu

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vence, avec Arles Comme capitale, se composait de

23 cités réparties en 3 provinces ecclésiastiques sous le Primat d'Arles.

ë D'Arles, relevaient Toulon, Marseille, Avignon, | Cavaillon, Carpentras, Orange, Saint-Paul-Trois- Châteaux, Vaison et Die.

| D'Aix, relevaient Apt, Sisteron, Gap, Riez, Fréjus et Antibes.

D'Embrun, dépendaient Nice, Vence, Glandevès, Sénez et Digne. |

La frontière orientale englobait toute la vallée de Barcelonnette, la commune entière de Saint-Etiennede-Tinée et à partir du passage de Collalunga, au point d'altitude de 2.600 m. dépassait la frontière actuelle. La frontière du duché de Provence coïncidait avec les sommets, comprenait les vallées entières de la Tinée et de la Vésubie et englobait Vinadio, Valdieri et Entrague.

La Maison de Provence étant tombée en quenouilles, le duché fut partagé entre les branches d’Arles,

Avionon et Forcalquier. Par l'acte du-16 septembre 1125, la branche d’Arles reçoit la région située au sud de la Durance, tandis que le comte de Tou- : House a, pour sa part, les régions situées au nord de ) %. sé : la Durance, et sur la rive droite du Rhône. En 1195. 10 un nouveau partage entre la branche de Toulouse-

Avignon et la branche de Toulouse-Forcalquier divise la Haute-Provence en deux : le comté de Forcalquier et le comtat Venaissin. Désormaïs on se trouve en présence de trois Etats distincts : le comté

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de Provence, le comté de Forcalquier (x) et le comtat Venaissin.

Chacun de ces Etats a une histoire particulière ; ‘on voit surgir ça et là des princes indépendants : le vicomté de Marseille, le ‘comté de Nice, elec. Puis, peu à peu, l'œuvre de reconstruction s'opère el le 10 décembre 1489, lorsque Cnarzes. II, comte de Provence, institue héritier son cousin Louis XI, roi de France, seul le comté de Nice manquait au comté. de Provence et encore ne manquait-il que depuis moins d’un siècle, 1388. Les rois de France, héritiers des comtes de Provence, ne cessèrent de revendiquer leurs droits sur toute la Marche de Provence, François [*, en 1535, alla même jusqu'à déclarer la guerre à Charles-Quint sous ce prétexte.

La réunion de la Provence à la France, 1r décembre 1481, marque la fin de ses limites variables, on ne peut plus considérer comme provençal tout ce qui fut rattaché aux Etats de Provence : la Corse, Je Vivarais, etc.

Mais s’il est un cadre qui a subsisté durant le plus grand nombre de siècles, c'est la Provence définie par l'acte du 5 mai 450 que nous retrouvons presque intacte lors des partages de 1125 et 1195 : la Pro-: vence comprenant les trois provinces ecclésiastiques d'Arles, Aix et Embrun, et les trois Etats. comté de Provence, comté de Forcalquier et comtat Venais-

(1) Le comté de Forcalquier est connu aussi sous le nom de « marquisat de Provence ».

sin. D'ailleurs la voix du peuple est plus forte que les limites artificielles ; toutes les cités, comprises

dans la répartition ci-dessus, se glorifient de leur

titre de cités provençales (x).

Notre étude sur les eaux minérales portera donc sur les départements actuels des Basses-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var, de Vaucluse et d'une portion méridionale très faible de la Drôme entre Vaison et Sisteron. Nous n’entendons pas limiter ainsi la Provence, mais seulement la région provençale étudiée. Nous ne parlerons pas des eaux minérales du comté de Diois, pas plus que des régions de Gap et Embrun, nous omettrons aussi volontairement Vinadio, que des motifs de courtoisie, en 1860, ont laissé au-delà des frontières actuelles.

De cette façon on ne pourra pas nous taxer d'agrandir la Provence aux dépens d'autres régions. Les preuves historiques sont là pour montrer, au contraire, que le comtat Venaissin, la principauté d'Orange et le comté de Nice, bien qu'ayant fait retour à la Provence après la réunion de cette dernière à la France, n’en sont pas moins une partie d’un même tout, et que les eaux minérales étudiées ici ne comprennent pas toutes les sources provencçales.

Enfin le cadre restreint de ce travail ne permet de présenter que des notions très succinctes sur l'Hydrologie de la Provence ; nous avons réduit le plus

(1) Nostradamus. Histoire de la Provence.

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