LUE. VER
Cette origine celtique ne peut pas paraître invraisemblable, lorsque l'on sait que la région fut habi- | tée par les Celtes bien avant la venüe des colonies grecques et romaines. Le témoignage indéniable est l'existence en Provence de dolmens semblables à ceux de Ia Bretagne ; le temps ou la main des honimes en ont beaucoup détruit, mais il en reste en-
core un magnifique, toujours debout depuis plus de
trois mille ans, la Pierre de la Fée à Draguignan.
PÉRIODE ROMAINE. — La conquête Romaine contribua beaucoup au plein développement des eaux minérales de la Provence, surtout Aix et Gréoulx virent affluer dans leurs murs l'élite de la population de Rome.
Il est de tradition d'attribuer la fondation d'Aix
au proconsul Caïus Sextius, comme peut le faire
croire le nom de la ville : Aquæ Sextiæ. NosTRADA- MUS, dans son {fistoire de la Provence, s'élève contre cette assertion. Après avoir défait les Salvens sur les champs de bataille de Pourrières, Marius décida d'établir une garnison fixe dans la région afin de proléger les villes commerçantes du littoral contre les incursions des tribus guerrières venues soit des Alpes, soit de la vallée du Rhône. L'emplacement
fut déterminé par raison stratégique d’abord, ce
n'est que d’une façon accessoire que les eaux chaudes ont pesé sur la décision du consul romain. Plus tard, le proconsul C. Sextius fit construire les pre-