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elles chez lui, telles qu'il le dit. J'espère qu'elles le sont, car, ainsi que je viens de l'indiquer, il y a longtemps que , : suis convaincu que la société anglaise a besoin de se transformer; il y a longtemps que je cherche en vain un modèle sur lequel nous puissions nous guider et dont nous nuissions nous inspirer dans l'élaboration à 1::. nouvelle civilisation ; or, voilà le modèle sut trouvé.
J'avoue, cependant, que je m'étais imaginé jusqu’à présent, que, de même que novs, Anglais, avons à transformer notre civilisation, l'Amérique avait encore la sienne à créer ; et, que, bien que son exemple et sa coopération puissent et doivent probablement avoir pour nous une haute valeur, dans l’avenir, à l'heure aw’il est ils ne nous étaient guère d’une grande ‘lité. Je me rappelle qu'au moment où le j .-rnal de Boston dont je viens de citer quelques lignes, me tombait sous la main, j’achevais la lecture d’un des meilleurs romans de M. James, ‘ Roderick Hudson.” Le livre nous transporte dans une des petites villes de l’intérieur, une ville dont, je l'avoue, je n'avais jamais entendu parler, Northampton. Ceux qui ont lu Roderick Hudson, n’auront pas oublié que dans la partie de l’histoire dont la scène est à Northampton, il y a un person-
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, nage du nom de Striker, un commissaire-priseur. En lisant les affirmations du journal de Boston que, dans presque chacune des petites villes de l’Union, je trouverais un ‘ordre social, simple et élégant ” le commentaire qui, de suite, vint à mes lèvres fut celui-ci : Je suppose que ce que j'y trouverais en grande majorité, c’est Striker—or, Striker est un Philistin. (1)
J'ai dit quelque part, qu’'alors que notre société, en Angleterre, se compose de Barbares, de Philistins et de populace, la société américaine en est une copie exacte, si ce n’est que les Barbares manquent absolument à cette dernière et que la populace n'existe guère en Amérique. Il en résulte que les Philistins constitueraient la grande masse de la nation.— Une variété de Philistins plus gais que ceux de notre classe moyenne, laquelle a créé et
(1) C'est la seule fois que nous ayons rencontré dans un auteur anglais, avec l’acception qui lui est donnée ici, le nom de ce peuple ennemi d'Israël et que Samson a combattu d’une manière si originale. En Allemagne, Philister est le terme consacré pour désigner cetté classe généralement peu lettrée, mais si utile, qu'en France, la gente littéraire et artistique appelle, non sans un certain mépris, bourgeois, épiciers. (Note du traducteur). |
peuplé les Etats-Unis. (1}—Une variété de Philistins plus gais que les nôtres, dis-je, mais dégagés de l'influence et du faux idéal de nos Barbares, de ce fait laissés plus à eux-mêmes et ayant leurs coudées franches.
Qu'il en fut ainsi que je viens de l'écrire, cela me paraissait naturel ; et, qu’il en soit réellement ainsi, tout ce que j'ai pu lire et entendre dire sur l'Amérique tend à m’en convaincre. Et, lorsque mon ami de Boston parle de “ l’ordre social simple et élégant, établi dans presque toutes les petites villes des Etats-Unis et du groupe qui existe en chacune d'elles, de personnes de goûts cultivés, de bonnes mauières, de bonne éducation, ayant le respect d’elles-mêmes, les égales de qui que ce soit au monde, ” je ne puis m'empêcher de penser que les choses ne sont pas aussi brillantes qu’il les représente et aussi supérieures à tout ce dont nous avons eu l'expérience ailleurs. Il doit confondre ensemble deux impressions :
l'impression d'individus disséminés dans tout le pays, véritablement épris de raffinement et de beauté, mais pas assez nombreux ou groupés pour exercer beaucoup d'influence, et l’impres-
(1) Les Etats-Unis n'ont été peuplés par la classe moyenne d'Angleterre que dans une proportion très faible. (Voir notre préface).
sion de groupes de braves et dignes gens, qui se trouvent dans toutes les villes de l’Union, gens pleins de mérite évidemment, mais qui ne sont pas encore arrivés à ce véritable et heureux idéal de la civilisation “ un ordre social simple et élégant. ”
Nous aussi, nous avons partout des groupes de ce genre; nous savons ce qu’ils peuvent faire pour nous, et aussi, ce qu’ils ne peuvent pas faire. Il est facile de les couvrir de louanges, de les flatter, d'exprimer à leur sujet une satisfaction sans bornes, de parler d'eux comme s’ils nous donnaient tout ce dont nous avons besoin. C’est ce que nous avons fait, ici, en Angleterre. Ces groupes chez nous, ces forces sérieuses et efficientes de la classe moyenne, nous les avons exaltés comme ‘ la partie de la nation qui a étonné le monde par son énergie, son esprit d'entreprise, sa confiance en soi, qui, sans cesse, ouvre des rortes nouvelles à l’industrie et subjugue les forces de la nature, qui a accompli toutes les grandes choses qui ont été accomplies dans toutes les sphères, et qui possède l'intelligence, la volonté et la force nécessaires pour toutes les bonnes et grandes choses qui restent encore à faire. ” C'est ainsi que parlent nos journaux; nos grands orateurs exploitent la même veine. “ Les
gens de la classe moyenne qui, avec leur activité et leur religion, ont fait la race anglaise ce qu’elle est, sont le sel de la terre ! ”
“ Les cités que vous avez édifiées, s'écrit M. Bright, les chemins de fer que vous avez construits, les manufactures que vous avez créées, les cargaisons que portent les navires de la plus grande marine marchande que le monde a jamais vue ! ” : voilà pour l’industrie. Et voici maintenant l'éloge de leur religion, la forme de religion inventée spécialement pour eux et indomptablement maintenue.
“ Considérons, s’écrie encore M. Bright, quelle somme de ce qu’il y a de libre, de bon, de grand et de ce qui va se perfectionnant sans cesse, dans la Grande-Bretagne, est l’œuvre de la pensée non-conformiste. Voyez les églises et les chapelles qu’elle a élevées par tout le pays, voyez les écoles qu’elle a construites, voyez les ministres qu’elle a supportés, voyez l’œuvre chrétienne qu’elle a accomplie. Les non-conformistes, les jeunes gens surtout, feraient bien d'étudier l’histoire de leurs pères et d'apprendre d'eux, combien ils ont dû à la vérité et combien ils ont sacrifié à la conscience, ?
C'est des groupes non-conformistes inébranlables, industrieux et religieux, de toutes les
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villes, petites et grandes de l'Angleterre, que M. Bright, ici, fait l'éloge. Mais il consacre également un tribut de louanges encore plus magnifique à leurs frères de même race, de mêmes dispositions et de même vertu qui habitent l’'Amérique.—Les vastes proportions des choses, en Amérique, impressionnent toujours fortement l'imagination de M. Bright-il aime à faire le compte du nombre prodigieux d’acres de ierre qu’ils possèdent, du nombre prodigieux de boisseaux de blé qu’ils récoltent. Le principe “ volontaire, ” le principe du nonconformisme anglais moderne s'épanouit là, en des proportions également vastes et impression nantes : ‘ Jamaïs sur la face de la terre, il n’y a rien eu dans ce que la piété et le zèle ont offert comme tribut, à la religion et aux œuvres religieuses, qui puisse se comparer avec ce qui a été fait par le peuple des Etats-Unis, en vertu du principe ‘‘ volontaire ?’,
Je ne puis m'empêcher de penser, ai-je dit, -que mou critique de Boston confond quelques personnes éprises de perfection avec les représentants, beaucoup plus nombreux, des vertus de la classe moyenne, gens sérieux, industrieux et par plusieurs côtés, admirables ; qu'il s’imagine que dans presque chaque ville des Etats- Unis, il y a un groupe de personnes éprises de
beauté et de raffinement, alors que les personnes de cette catégorie sont beaucoup plus clairsemées qu’il ne le suppose. Ce qui existe réellement dans presque chaque ville, c’est un groupe de représentants de la vertu bourgeoise. Et les fruits auxquels il reconnaît ses hommes, les résultats dont il sent que leur sont redevables la vie nationale et la civilisation, sont justement les fruits, faisons-le observer en passant, que les représentants de la vertu bourgeoise sont capables de produire, de fait, produisent aussi pour nous, en Angleterre, et pour la culture desquels nous n’avons pas besoin de mettre à contribution un nombre extraordinaire de personnes éprises de perfection. ‘ Ce sont ces gens-là, dit-il, qui maintiennent le sentir. t national, à un diapason élevé, quand écl.… “ne guerre ou une rébellion. ” Mais c’est justement ce que la vertu bourgeoise de notre race est absolument capable de faire, comme l’a prouvé l’Angleterre puritaine du dix-septième siècle et les héritiers des traditions puritaines, depuis lors. ‘ sont eux qui maintiennent le crédit national, ce sont eux qui améliorent Sans cesse notresystème d'éducation nationale.” Par éducation nationale, notre critique entend dire, l'éducation populaire et, ici encore, nous restons dans les limites de l’œuvre des classes
moyennes. En Angleterre, comme aux Etats- Unis, la classe moyenne est parfaitement capable de maintenir le crédit national et elle le maintient ; elle est absolument capable de reconnaître le devoir qui lui incombe d'envoyer les enfants du peuple à l'école ; plus même, de les envoyer aussi à une école du dimanche, s’il est possible, et à l’église ou à une chapelle, Tout cela est vrai; et cependant, en Angleterre, dans tous les cas, la classe moyenne avec toute son industrie et toute sa religiosité—la classe moyenne dont j'ai signalé un type parfait, il y a déjà longtemps, dans la personne. d’un certain M. Smith, secrétaire d’.ae compagnie d'assurance, lequel “ vivait dans l’appréhension de tomber dans la pauvreté. et d’être perdu pour l'éternité ”’—la classe moyenne en Angleterre, dis-je, nous offre à l’heure qu'il est, pour satisfaire à nos besoins actuels et faire face aux exigences de la civilisation nationale, un type défectueux de rlgion, un apport.
mesquin d'intelligence et de savoir, un goût du Beau faussé et des manières communes et rudes. Or, pour faire de la vie humaine, ce que les hommes commencent maintenant à voir qu’elle doit.être, il ne faut pas seulement la puissance de l’industrie et de la conduite des affaires, mais aussi la puissance de l’intel-
ligence et du savoir, la puissance de la beauté, la puissance de la vie sociale et des bonnes manières. Le type d'existence qui est celui de notre classe moyenne, en Angleterre, en est un par lequel ne peuvent être satisfaites ni les exigences de l'intelligence et du savoir, ni les exigences de la Beauté, ni les exigences de la vie sociale et des manières.
Ce que nous appelons la classe moyenne, en Angleterre, c’est virtuellement, en Amérique, la ration tout entière. En Amérique, elle est dégagée dans une grande mesure, je l’ai déjà dit, de ce qui constitue, chez nous, la populace ; elle ne subit pas la pression et le faux idéal de nos Barbares. Cette classe moyenne est généralement industrieuse et religieuse, comme la nôtre. Sa religion est moins envahie, je crois, par l’esprit moderne que la religion de nos bourgeois. Un Américain, connu comme homme d science, me dit que dans une ville de cent cinquante mille âmes, où il demeure, il n’y a pas cinquante personnes qui ne croient pas que les premiers chapitres de la Génèse sont l’exacte vérité. M. Dale, de Birmingham, a trouvé, dit-il, que ‘ les Chrétiens, en Amérique, étaient moins troublé: par des attaques contre la croyance orthodoxe, qu’ils ne le sont en Angleterre. Ils semblaient sûrs de leur
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terrain et ne témoignaient aucune crainte. ” Là, l'opinion populaire exige que les hommes publics fréquentent régulièrement une église. Les dénominations les plus en faveur aux Etats-Unis, sont celles qui nous sont familières ici, sous le vocable de “ Protestants dissidents.” Lorsque M. Dale nous parle des “ Baptistes, non compris les Baptistes de libre volonté, les Baptstes s'u septième jour, les Baptistes au six Principes et quelques autres sectes mineures”, nous nous imaginons lire une liste des sectes dans l’almanach de Whittaker. Maisen Amérique, ce type de religion n'est pas un type subordonné, c’est le type prédominant et accepté. Nos ministres dissidents se croient au paradis, lorsqu'ils visitent l'Amérique. Dans ce pays universellement religieux (1), la dénomination qui compte de beaucoup le plus grand nombre d’adeptes, c’est, je crois, celle des Méthodistes, fondée par Wesley (2) et que
(1) M. Arnold a été mal renseigné, ou bien une énorme transformation s’est accomplie aux Etats- Unis, en une douzaine d'années. Lors des dernières élections présidentielles, plusieurs journaux ont affirmé que plus de la moitié des électeurs n'avaient aucune croyance religieuse, et personne n’a cherché à réfuter l'affirmation.
(2) En 1896 le journal 74e Independent, äe New- York qui s'occupe beaucoup du mouvement religieux aux Etats-Unis, établissait que le nombre des prati-
nous connaissons ici, pour avoir comme base de sa doctrine, les cinquante-trois sermons de Wesley et ses notes sur le Nouveau Testament. J'ai une sincère admiration pour Wesley et une sincère estime puur le corps des méthodistes wesleyens, en ce pays ; je l’ai fréquenté beaucoup, et il y a plusieurs de ses membres pour lesquels je professe une estime non seulement sincère, mais affectueuse.
Je sais combien les attaches et les croyances religieuses, chez un individu, sont déterminées par les circonstances de naissance et d'éducation ; et, probablement que si, moi-même, j'étais né et avais été élevé dans le wesleyisme, je n'aurais pas abandonné cette ‘’gplise. Mais certainement, j'aurais désiré que mes enfants. l’abandonnassent, parce que, dans une question d’une importance aussi absorbante que celle que les wesleyens attribuent à la religion, vivre en soumettant son esprit à l'autorité d’un esprit de troisième ordre, —car tel était Wesley—me paraît une chose déprimante et injurieuse pour l'esprit humain, en général.
quants ou communiants des différentes églises, ne dépassait pas 22,943,378. Dans ce total, on comptait 8,273,309 catholiques, 5,653,288 méthodistes, 1,409, - 905 pren, 1,903,672 disciples du Christ etc.
Des gens dont les esprits, relativement à la question la plus importante de la vie, sont constamment fixés sur un esprit de troisième ordre, forment le gros de la population de:
Etats-Unis, dans les petites villes et les districts ruraux surtout. Et cependant, notre ami de . Boston nous demande de croire, qu’une population dont c’est 1à le niveau, peut produire cé que nous ne pouvras certainement pas produire, en Angleterre, et ce qu'aucun pays que je connaisse ne peut fournir, à l'heure qu'il <st—un groupe dans chaque petite ville, et cela d’un bout à l’autre du pays, de gens de goûts cultivés, de bonnes manières, de bonne éducation, les égaux de qui que ce soit au monde, lisant les meilleurs livres, interprétant la meilleure musique et discutant les questions d'ordre général qui intéressent l’humanité.— Des individus de cette catégorie, les égaux de qui que ce soit au monde, l'Amérique peut certainemeut en fournir, et, avec cela, dans toutes les villes, des groupes de gens ayant d'excellentes qualités, semblables aux représentants de la classe moyenne et de la vertu bourgeoise parmi nous. Un pays capable de fournir de tels groupes, sera fort et prospère et possède beaucoup de choses dont il peut être reconnaissant : maïs il ne faut pas qu’il prenne ces groupes
pour ce qu'ils ne sont pas ; il ne faut pas qu’il ” s'imagine que, les ayant produits, il possède ce qu’il ne possède pas, ou qu’il a pourvu à des besoins pour lesquels il n’a pas encore pourvu.
“ Les arts n’ont pas de chance dans les pays
pauvres, dit M. Lowell. De père robuste à fils robuste, nous avons rendu ce continent habitable pour les races plus faibles du Vieux- Monde qui l'ont inondé, au cours du dernier demi-siècle.” Cela peut être très vrai, et les choses accomplies en Amérique par l’industrie bourgeoise, l'énergie et le courage bourgeois, la r:ligion bourgeoise de notre race anglaise, sont peut-être tout-à-fait autant que nous avons eu droit d'en attendre, jusqu’à l’époque actuelle ; et seul, un peuple doué de grandes qualités était en état de les accomplir.
Mais là n’est pas la question, Il s’agit ici, de l'établissement en Amérique, sur une échelle qtelque peu considérable, d’un type de civilisation combinant toutes les puissances qui contribuent à faire de la vie humaine ce qu’elle doit être, la puissance de l'intelligence et du savoir, la puissance de la Leauté, la puissance de la vie sociale et des bonnes manières, de même que cette autre grande puissance, celle de la religion et de la conduite et la puissance indispensable de l'expansion, “ N'est-ce pas
l’acte le plus digne d’une république, demande M. Lowell, que de faire des hommes de chair ei de sang, au lieu de mouler en marbre les formes idéales de ces hommes ? ” Accordonsle, ‘ Peut-être, continue M. Lowell, notre lot est-il de donner un plus complet développement à l'humanité collective au lieu de le donner à l'humanité individuelle. ” Il est certain que le bien-être des masses, et non pas seulement celui des individus et des classes, s'impose de plus en plus à chacun de nous, comme étant le but qui Aoit être poursuivi. Un grand nombre devra avoir part au bien-être, à la civilisation et à la culture; nous ne devons pas l’oublier, et l'Amérique, lLeureusement, ne nous le laissera probablement pas oublier. Mais pour cela, il ne faut pas que l’idéal du bien-être, de la civilisation ou de la haute culture soit abaissé ou dégradé.
Voici maintenant que la Vezw- York Nation— un journal que je lis régulièrement avec profit, ua journal qui est, autant que mon expérience me permet d’en juger, le meilleur de tous les journaux américains et l’un des meilleurs jourvaux du globe—publiait, l’autre jour, sur la haute éducation en Amérique et sur son utilité, quelques observations très curieuses :
“En Amérique (dit la Nation) presque au.
cun ciloyen dont la fortune Dermettra cette dépense, ne refusera à son fils, un cours dans un collège classique, si son fils le désire, maïs Probablement que pas un jeune homme sur mil, , ne pourra dire, cinq ans après avoir terminé ses Études, que son éducation classique lui a été du moindre secours, pour faire ses débuts dans la vie. Elle aura Du lui être fort utile comme moyen de culture intellectuelle et morale, mais n'aura servi en rien à | ’adapter au milieu dans lequel il est destiné à vivre et à travailler; ou, en d'autres lermes, à un monde où pas un individu, sur cent mille, n'a les manières ou la culture d ‘un gentleman, ne change de chemise plus d'une Sois la semaine et ne mange avec une fourchette.”
On pourrait commenter très longuement cette remarquable déclaration, je me contente. rai d’une seule observation. Est-il croyable que, s’il se trouvait établi dans presque chaque ville de la grande majorité des Etats, un type ‘ d'ordre social simple et élégant,” un “ groupe de gens de goûts cultivés, de bonnes ma-.
uières, lisant les meilleurs livres, interprétant la meilleure musique, s'occupant de questions d’un intérêt universel, les égaux de qui que ce soit au monde ; ” est-il croyable, qu'avec l’instinct de conservation qui est propre à l’huma-
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