‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 101 sur 222 · Ibid., chap · texte numérisé non relu

Ibid., chap

«0 ÉTUDES Sl'H LES ÉVANGILES

arabe '. L’original était vraisemblablement en syriaque. Henri Sike le publia pour la première fois à Utrecht en 1677, d’après un manuscrit provenant de la bibliothèque du savant arabisant Golius. Depuis, on en a trouvé d’autres exemplaires dans diverses bibliothèques d’Europe.

Des cinquante-cinq chapitres dont il se compose, les neuf premiers rapportent les mêmes légendes que les chapitres 17-21 du Protévangile, mais avec de nouveaux développements; les vingt-six suivants, consacrés au récit de la fuite en Égypte , sont un tissu de fables, dans lesquelles les possessions démoniaques et les enchantements jouent un rôle considérable et qui ne semblent avoir pu naître que dans la patrie des Mille et une nuits 2; enfin les vingt derniers présentent le tableau des miracles opérés par l’enfant Jésus, après le retour de la sainte Famille dans la Terre-Sainte, et contiennent à peu près les mômes légendes que l’Évangile de Thomas.

Dans cet Évangile arabe, les légendes sont à la fois plus nombreuses et plus extravagantes. Celles qui se trouvent dans les Évangiles précédents sont surchargées de détails encore plus puérils ou

1. Thilo, Codex apocryphus Novi Testamenti, p. 65-158; Tischcndorf, Eoangelia apocryphes, p. 171-202 ; Brunet, Evangiles apocryphes, p. 61-98; Dictionnaire des apocryphes, t. I, col. 983-1008.

Page 1