Évang. arabe, chap
2. Ibid., chap. 32. Il est dit dans cet Évangile que Joseph faisait des portes, des pois à lait, des cribles, des coffres. Justin Marlyr [Dialog. cum Thryph., § 88) assure que Jésus avait exercé la même profession, et qu’il faisait des charrues, des jougs et d'autres ouvrages semblables.
ÉVANGILES apocryphes orthodoxes *io celui que l’enfant Jésus accomplit en faveur d’un teinturier auquel il avait joué le mauvais tour de jeter dans une seule chaudière un grand nombre de pièces d'étotfes qui devaient recevoir diverses couleurs. Le teinturier, voyant ses étoffes perdues, se lamentait ; mais Jésus se mit à les retirer de la chaudière, et il se trouva que chaque pièce était précisément de la couleur qu’elle devait avoir Cet Evangile se termine, comme celui du Pseudo- Thomas. par le récit du fait rapporté par Luc, n, 41—51 . mais surchargé d’une foule d’incidents nouveaux et surprenants. On a d’abord intercalé dans ce récit le passage de Matthieu, xxu, 42-45 *. On représente ensuite l’enfant Jésus comme également versé dans toutes les sciences. • 11 se trou- » vait là, est-il dit, un philosophe savant dans » l’astronomie. Il demanda au Seigneur Jésus s’il » avait étudié la science des astres. Et Jésus, lui * répondant , exposa quel était le nombre des » sphères et des corps célestes, quelle en était la
1 . Krang. arabe, chap. 37. Celte légende esl également connue des musulman-, Tliilo, Codex aporry)ihus Novi Testament/', p. 130 et 131; Ilrunel, Évangiles apocryphes, p. 106 et 107. « Il est relaté dans un livre apocryphe des Perses, intitulé T Enfance de Jésus-Christ, que le Sauveur a exercé le métier de teinturier, et qu’avec une seule teinture, il donnait aux étoffes diverses couleurs. C'est pourquoi, chez les Persans, il est vénéré des teinturiers comme leur patron. » Ange de la Brosse, Lexicon persirum, au mol Tincloria nrs.
i. El dans les parallèles, Luc , x\, if -44, et Marc, xn, 37.
» nature, ce qui concernait leurs expositions, leur » aspect trine, quadrat et sextile, leur progression et » leur mouvement rétrograde, ce qu’était le eom- » put et la prognostication, et bien d’autres choses » que la raison d’aucun homme n’a scrutées » Il y avait aussi parmi les docteurs un philo- » sophe très-savant en médecine et dans les » sciences naturelles. Il demanda au Seigneur » Jésus s’il avait étudié la médecine, et aussitôt » celui-ci lui exposa la physique, la métaphysique, » l’hvperphysique et l’hypophysique ; il lui dit les » vertus du corps et les humeurs et leurs effets, » le nombre des membres, des os, des artères, des » nerfs, les divers tempéraments chaud et sec, » froid et humide, et quels en sont les résultats, » quelles sont les opérations de l’âme dans le corps, » ses sensations et ses vertus, les facultés de la » parole, de la colère, du désir, la composition et » la décomposition, et d’autres choses que l’intel- » ligence d’aucune créature n’a pu saisir *. »
Trois des personnages qui devaient figurer plus tard dans l'histoire évangélique sont mentionnés dans cet Évangile.
C’est d’abord Judas Iscariote. Il n’est encore ici qu’un enfant; mais il est présenté sous des couleurs qui annoncent déjà ce qu'il sera plus tard. 11