‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 114 sur 222 · Zoega, Cataluijus rodicum copticoinm in mustro Borgiaiiv · texte numérisé non relu

Zoega, Cataluijus rodicum copticoinm in mustro Borgiaiiv

2. Fragment des révélations apocryphes de saint Barthélemy, etc., trad. du copte par Dulaurier; Pari», 1835, p. 20-2Î.

3. Il n'y a jamais eu d’évèque de ce nom à Jérusalem; mais il a exislé un Cyriaque ou llériaque, évôque do Bahnèse en Égypte, grand amalcur do fables pieuses. On en fait ici un évêque de la ville sainte. Il sera plus d'une fuis question de lui plus luin.

» mont Sinaï, afin que ce soit pour Dieu un sujet de » gloire. » L'apôtre, se rendant à ces vœux, fit connaître aux envoyés du mont Sinaï qu’il allait leur remettre son livre ; et, en effet, ceux-ci étant entrés dans l’église consacrée à saint Jean, le trouvèrent sur l’autel. « Ils le prirent avec une joie » extrême, et ils le donnèrent à un homme pour le » lire à la foule. Le témoignage des Pères, des » prophètes et des autres disciples y était écrit en » hébreu, en grec et en latin. »

Le récit du passage de la sainte Vierge de ce monde au ciel est digne de cette préface. Il commence par nous montrer Marie, allant chaque jour, le matin et le soir, prier au saint sépulcre, sur le Golgotha. Les Juifs forment le dessein de la faire périr, pour mettre fin à cette dévotion de mauvais exemple. Sur ces entrefaites , ils ont connaissance d’une lettre adressée à l’empereur Tibère par Abgare, roi d’Edesse, pour le prier de ne pas trouver mauvais qu’il aille, à la tête d’une armée, châtier les Juifs de l’attentat qu’ils ont commis en faisant mourir leSeigneur. Lesprêtres de Jérusalem, renonçant alors à user de violence, prient Marie de se retirer à Bethléhem, et pour éviter une sédition, elle quitte la ville sainte, suivie de trois des vierges qui la servaient.

Le vendredi suivant, se sentant malade, elle demande à Jésus de faire venir auprès d’elle Jean et

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les autres apôtres. Jean arrive aussitôt, transporté sur une nuée. La sainte Vierge lui explique alors dans quel lieu il faut l’ensevelir et quelles précautions on doit prendre pour déjouer le complot formé parles Juifs de briller sa dépouille mortelle. Paul et Pierre sont également transportés miraculeusement de Rome à Bethléhem, Thomas de l’Inde, Matthieu et Jacques de contrées qu’on ne nomme pas. Ceux des apôtres qui étaient déjà morts sont ressuscités : ce sont Philippe , André frère de Simon Céphas, Luc, Simon le Cananéen, Marc et Barthélemy. Il est assez étrange que l’auteur de cet écrit mette Luc et Marc au nombre des apôtres et laisse de côté Jacques, fils •d’Alphée, et Labbée, surnommé Thadée *. Les Évangiles canoniques étaient-ils donc tombés déjà dans un si profond oubli qu’une aussi grossière confusion t ôt possible?

Une fois arrivés sur les nuées du ciel, avec la protection des anges qui leur servaient d’escorte, les apôtres célèbrent tous ensemble les louanges du Seigneur, et pendant ce temps les anges, se mêlant à leurs chants, montaient continuellement de la maison de la Vierge au ciel et descendaient du ciel auprès d’elle. La voix du Christ se lit même entendre au milieu de ces pieux concerts. Les Juifs de Bethléhem, épouvantés à la vue de ces prodiges,

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