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« «H'.i. elc. Cvrille de Jérus., Opéra , p. 197; Calèches., Xiv, Ï10.
3. J'en emprunte la traduction à M. Alf. Maury, Croyances et légendes de l'antiquité, 2» édit., p. 320 et 321. Voye* dans ce même ouvrage plusieurs autres passages des Pères, relatifs à cette légende de la descente de Jésus-Christ aux enfers.
3U6 ETUDES SUIt LES ÉVANGILES
» leté et l’innocence môme, jusqu’à vouloir ré- » (luire au nombre de ses sujets celui qui est la » force et la puissance. Il l’entraine dans son té- » nébreux empire; il l’y dépose. Succès éphémère,
» car il n’a pu l’y retenir. Ce roi triomphe de son » ennemi par son courage, et sort de ce séjour » dans tout l’éclat de son triomphe. 11 se saisit de » la Mort, la terrasse dans son propre empire pour » l’enchaîner ensuite et l’enfermer dans un cachot » éternel. Il saisit en outre et foule aux pieds ce » lâche brigand qui s’en prend sans cesse û notre » espèce ; il déracine cet Enfer dont l'estomac in- » satiable dévore tous les mortels et décompose » tous les corps. Les mauvais démons tremblent à » sa voix; les antres ténébreux de l’Enfer s’é- » branlent ; il culbute et l’armée de la Mort et son » chef. En présence de sa défaite, la Mort pousse » • des hurlements lamentables qui faisaient relen- » tir tout l’Enfer.
» Aux rugissements du lionceau, les portes du » Tartare se sont brisées; les murs de la cité de » délices se sont ébranlés; les forts sont tombés dès » que la voix du Christ, du fils du Très-Saint,
» s’est fait entendre. La Mort a été frappée de » terreur ; elle a courbé son front orgueilleux qui » osait s’élever à l’encontre du Christ, qui l'a châ- » tiée, renversée et foulée à ses pieds. Le Christ a » appelé à lui Adam qui croupissait au fond de cet
ÉVANGILES A HOC K V I* Il ES ORTHODOXES T07
» obscur cachot, il l’a déchargé de ses chaînes et » rendu à sa gloire première »
Les autres légendes tiennent une moindre place que celle de la descente de Jésus-Christ aux enfers, dans les écrits des Pères de l’Église orientale du ive siècle ; elles ne leur sont pas cependant inconnues. Chrysoslôme, en parlant de la virginité constante de Marie, montre qu’il n’est pas étranger h celles que nous trouvons réunies dans les Évangiles de l’Enfance *.
Une fois admises par les écrivains ecclésiastiques, ces légendes ne pouvaient manquer d’exercer une influence marquée sur les croyances et les pratiques de l'Église. Elles lui ont donné d’abord un grand nombre de saints qui, sans elles, n’auraient certainement pas eu de place dans la vénération des fidèles, qui môme n’auraient jamais été connus. Ce sont les légendes recueillies dans les Actes de Pilate, qui seules nous ont appris que la femme que le Seigneur guérit d’une porte de sang1 2 3 4 5 s’appelait, Véronique *, la femme de Pilate Procula 6, le soldat qui perça de sa lance le