Chrysostôme, Homil. VIII in Mallh
4. Justin Martyr, Opéra , p. 303 et 304. Dialog. cum Tryph., 5 78.
5. Origènc, Contre Celte, trad. franç. par Bouhéreau ; Amslerd., 1700, in-4°, p. 30.
fi. Socrate, Hist. eccles., lib. I, cap. 17; Sozomène, Hist. certes., lib. II, cap. 2.
ÉTUDES SUIt I.ES ÉVANGILES Christ, et ne craignant pas de résister en face aux chefs de la synagogue et à la foule ameutée. Sur ce premier fond -s’élevèrent plus tard de nouvelles fables. Nicodème, défenseur du Seigneur devant le tribunal du procurateur romain, devint naturellement un chrétien fervent*, et, malgré les récits contradictoires de la légende sur ses destinées postérieures, l’Église n’a point laissé de l’inscrire au nombre des bienheureux. La mémoire de l’honnête, mais prudent pharisien, est célébrée toutes les années le 3 août.
Certains détails de ces légendes avaient même pénétré dans la liturgie de l’Église romaine. On chantait autrefois dans l’office de la Circoncision du Seigneur : In medio duorum animalium jacebat in præsepio : « Il était couché dans la crèche entre les deux animaux, » ainsi qu’il est raconté dans l’Évangile du Pseudo-Matthieu *.
La fête de l’Assomption de la sainte Vierge n’a pas d’autre origine que la légende. A cette fête 1 2 3, on chante dans l’Église romaine : Assumpta est
1. Le Nain deTillemont, Mémoires, t. I, p. 154 et 353; t. Il, p. 10, 25-29.
2. Tiiilo, Codex npocryphus Xovi Testament!, p. 384, note. Dans le Bréviaire romain, on no trouve actuellemnl que ces mots : jacebat in præsepio.
3. Celte fête, qui se célébrait autrefois en janvier, l’est aujourd'hui, comme on le sait, le 13 août. Gor, Th saurus vetc * rum diptyrhorum, t. III, p. 313,
ÉVANGILES APOCRYPHES ORTHODOXES SU Maria in cwlum, gâtaient angeti, laudantes Do minum, Maria virgo asswnpla est ad œtherwn thalamum, inquoRex regum stcllato sedet solio *. Les détails relatés dans ces paroles rappellent soit le livre arabe de Transita Mariœ, qui dépeint le choeur des anges entourant la Vierge, au moment où elle est enlevée au ciel, soit celui de Méliton, dans lequel le Seigneur remet l’âme de Marie aux anges pour la porter dans le paradis. Les livres canoniques du Nouveau -Testament ne disent pas un mot de cet événement ; ils n’en font pressentir en rien l’accomplissement futur ni même la probabilité. Les écrivains ecclésiastiques des quatre premiers siècles n’en parlent pas davantage, excepté Épiphane qui, comme je l’ai déjà fait remarquer, ne semble pas pouvoir croire que la sainte Vierge ait subi le sort commun de tous les mortels. Ce n’est qu’à la fin du vie siècle que l’assomption de la Vierge est passée dans les croyances générales. Jean Damascène en parle avec tous les détails qu'on retrouve dans les divers livres apocryphes de Transitu Mariœ *.
Un fait moins important, mais digne cependant d’être noté, c’est quo l’art chrétien a cherché plus