Hisl. du charpentier Joseph, chap. î
aide, les quinze marches du Temple, au grand étonnement de ses parents et de la foule. Cette légende se retrouve dans deux des Évangiles de l’Enfance *.
Plusieurs églises des monastères grecs ont des tableaux de l’Annonciation, dans lesquels Marie est peinte une cruche à la main, auprès d’une fontaine, au moment où l’ange lui fait connaître les desseins de Dieu à son égard . Cette scène, qui ne répond en rien au récit du troisième des Évangiles canoniques 2, est au contraire conforme à celui des Évangiles apocryphes 3.
Le cycle des légendes de la mort et de l’assomption de la sainte Vierge a été fréquemment représenté par la peinture et la sculpture, aussi bien chez les Grecs que chez les Latins. Un anaglyphe grec, reproduit par Gori, nous montre Marie sur son lit de mort, entourée des apôtres que Dieu avait ramenés auprès d’elle, des diverses parties du monde 4. Baronius reconnaît que cette scène est tirée des livres apocryphes 5. Nous l’avons vue
t . Tischendorf, de Etxintjeliorum apocrypliorum origine et w*, p. <06.
î. Luc, i, Ï8.
3. Protècangile, cliap. 1 1 ; Évangile du Pseudo-Mallhieu, cliap. 9.