‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 158 sur 222 · Justin Martyr, Opéra, p. 298, Dialog. cum Tryph · texte numérisé non relu

Justin Martyr, Opéra, p. 298, Dialog. cum Tryph

2/ Épiphane, Expositio fidei, g 47; Opéra, éd. Migne, t. II, col. 846.

3. Corpore in sepulcro posito, divinitas cum anima hominis in inferna descendens. Gaudentius, ad Benevol. sermo 4 0.

4. Descendit ad inferna, id est, in anima comitante divinitatem, corpore vero in sepulcro quiescente. Auguslini opéra, t. v, col. 2074, sermo 240, § 4. Augustin ne trouve rien d'impossible à la présence de la divinité de Jésus-Christ dans les enfers. Jésus- Christ, dit-il à Évodius, était dès avant sa mort, et dans le (sein d'Abraham par sa sagesse et sa présence béatifique, et dans les enfers par sa puissance vengeresse; car où n'est-il pas, quant à

presque tous les anciens écrivains ecclésiastiques.

Quel argument peut-on tirer de cette légende contre Apollinaire, si la divinité du Christ l’a accompagné aux enfers, et, à plus forte raison, si c’est le Seigneur-Dieu, comme dit Justin Martyr, qui y est descendu? Et c’est précisément dans ce dernier sens qu’elle est présentée dans la seconde partie de l’Évangile de Nicodème. Il n’y est pas fait une seule allusion à l’ûme de Jésus-Christ, le mot n’y est môme pas. Le Sauveur y est toujours le Roi de gloire*, le Seigneur de Majesté*, le Christ3, le Seigneur Dieu4; c’est par l’éclat de sa divinité qu’il dissipe les ténèbres de la Mort 5, c’est comme rédempteur qu’il descend dans l’IIadès 6.

Sous cette forme, la légende de la descente de Jésus-Christ aux enfers, ne peut fournir le moindre argument contre l’apollinarisme , et ce n’est pas ainsi qu’aurait dû la comprendre et la présenter quiconque aurait eu l’intention de la tourner contre cette hérésie. Aussi cette intention ne peut être att.-ibuée en aucune sorte à l’auteur de cet écrit. Il

sa divinité qui ne saurait être contenue ni renfermée par aucun lieu? Epistol., clxiv, § 8.

Page 1