‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 159 sur 222 · Ibid., chap · texte numérisé non relu

Ibid., chap

m ÉTUDES SUR LES ÉVANGILES

parle du Seigneur sur le ton de la foi naïve de son temps; on ne saurait combiner ses paroles avec la moindre intention polémique, et l’impression que laisse la lecture de cette pièce, c’est que celui qui y a mis en œuvre la légende de la descente de Jésus-Christ aux enfers, ne se proposait pas d’autre but que de contribuer à l’édification des fidèles.

Les Évangiles apocryphes orthodoxes sont , comme les légendes qui y sont recueillies, d’âges fort différents. Les trois plus anciens sont le Protévangile de Jacques, l’Évangile de Thomas et le Rapport de Pilate sur le jugement, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Le Protévangile, recueil de fables relatives au père et à la mère de la sainte Vierge, et à celle-ci jusqu’au moment où elle mit au monde Jésus, dont la naissance y est aussi racontée, fut, comme je l’ai dit, rapporté d’Orient par Guill. Postel qui lui donna le nom sous lequel il est désigné depuis, parce que les faits qui y sont racontés sont antérieurs à l’histoire évangélique proprement dite. Mais il en existait à cette époque bien d’autres exemplaires en Occident; seulement ils étaient ensevelis dans la poussière des bibliothèques *.

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