I. Épiplianr, Mares., \\\, J
ÉVANGILES AHOCHVPHES JLOAISANTS 31 en ont retranché les généalogies qui vont d’ Abraham jusqu’au Christ *. »
Ces dernières paroles d’Épiphane indiquent évidemment qu’il ne parlait de l’Évangile des Nazaréens que d’après ce qu’on lui en avait rapporté, et qu’il ne l’avait ni vu ni, par conséquent, comparé avec notre premier Évangile canonique, qui était bien certainement pour lui une traduction exacte de l’ouvrage hébreu de Matthieu. Ces deux Évangiles n’étaient pas, en effet , de tous points identiques. Il n’est pas possible d’en douter, quand on voit que des passages du premier, cités par des anciens écrivains ecclésiastiques, la plupart ne se retrouvent pas dans le second, et que les autres diffèrent, soit dans les détails, soit dans l’ensemble de la rédaction, des passages correspondants de notre Évangile de Matthieu. La différence entre les deux ouvrages s’étendait-elle plus loin i On ne saurait donner une réponse positive à cette question , puisque nous ne connaissons de l’Évangile des Nazaréens que les passages cités par des anciens écrivains ecclésiastiques, et que ces passages diffèrent en tout ou en partie du premier de nos Évangiles canoniques. 11 y a cependant quelque vraisemblance qu’ils ne différaient guère entre eux que dans ces passages. On ne comprendrait