Voyez dans l’appendice le n
2. Borberg, Bibliothek der neutestamentl. Apokryphen, t. I, p. 12. Tbilo, Codex apoe.ryphut Novi Testament i, p. LVIH-LX.
3. Edw. von Murait, Briefe über de n Gottesdienst der morgen-landùchen Kirche, 1838, cité par Borberg, ibid., 1. 1, p. 1i, note 13.
ÉTUDES SUR LES ÉVANGILES public qu’à l’édification des simples particuliers. Cette opinion est vraisemblablement ancienne; il n’y aurait rien d’extraordinaire qu’elle datât des premiers siècles de l’Église.
Ce n’est pas seulement parmi les Grecs qu’il a joui de cette haute estime. Il n’était pas moins considéré dans toutes les autres Églises de l’Orient. On en a la preuve dans les traductions qui en furent faites en syriaque et en arabe 1 * et dans les emprunts qu’en ont fait les écrivains ecclésiastiques orientaux, entre autres l’évêque nestorien Salomon de Bassora *.
L’Évangile de l’Enfance qui porte le nom de Thomas l’Israélite n’est guère moins ancien que le Protévangile. Irénée le connaissait certainement. Il fait mention, en effet, d’une légende qui était rapportée dans un ouvrage hérétique 3, et cette légende se trouve dans cet Évangile 4. Origène, en énumérant divers Évangiles apocryphes anciens, cite celui-ci sous le nom même d’Évangile selon Thomas5. 11 existait donc dans la seconde