‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 165 sur 222 · e partie, îv · texte numérisé non relu

e partie, îv

2. Ce qui est manifeste, puisqu'il était connu d’Origène et môme d’Irénëe, et qu’il est par conséquent antérieur à ce dernier.

3. Evangelium nomine Thomæ quo uluntur Manichæi, apocryphum. Décret de Gélase contre les apocryphes. Je rapporte dans l'appendice, no 8, ce décret, qui est un document important pour l’histoire des apocryphes chrétiens.

« son fils », est-il toujours dit de l’enfant Jésus par rapport à Joseph

Dans d’autres passages, au contraire, on semble vouloir établir que Jésus est un être qui n’a rien de commun avec la nature humaine. « Cet enfant » n’est pas un être qui ait été fait *, dit de lui » Zachée; il peut dompter le feu; peut-être a-t-il » été fait avant la création du monde 3. Il est quel- » que chose de grand, ou un Dieu, ou un ange, ou » un je ne sais trop quoi4. » La foule s’écrie ailleurs en l’adorant : « En vérité, l’esprit de Dieu réside » en cet enfant 5. » Ailleurs encore : * Cet enfant » est en vérité un Dieu ou l’ange de Dieu, car tout » ce qu’il ordonne s’accomplit aussitôt f>. »

Si l’on considère que ces deux manières de parler de Joseph et de l’enfant Jésus ne se trouvent jamais simultanément dans un même récit, mais que chacune d’elles ne se rencontre que dans des légendes d’où l’autre est absente, on sera porté à croire que l’on a recueilli dans cet Évangile deux

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