Borberg, ibid., 1. 1, p. 1 il , noie
locutions auxquelles elle a donné naissance se retrouvent dans tous les écrits nestoriens; elles ne se présenteraient pas certainement dans l’Évangile arabe, s’il avait été composé au milieu des Coptes qui sont monopkysites. On ne saurait y en expliquer la présence qu’en admettant que cet Évangile fut écrit primitivement en syriaque par un nestorien, et que celui qui le traduisit en arabe en rendit le texte mot à mot, sans bien comprendre la portée et la valeur de cette manière de parler de Jésus- Christ, ou sans y arrêter son attention et y attacher de l’importance.
Il faut encore considérer que la plupart des fables qui y sont rapportées sont populaires chez les Nestoriens. Abulfarage et Salomon , évêque de Bassora , en mentionnent plusieurs dans leurs écrits. Ce dernier parle entre autres de la prédiction de la naissance de Jésus-Christ par Zoroastre *, des deux voleurs que la sainte Famille rencontra dans sa fuite en Égypte et qui furent plus tard crucifiés avec Jésus-Christ, de l’idole d’Ilermopolis qui tomba et se brisa au moment que l’enfant Jésus entra dans cette ville, du roi d’Égypte qui reconnut l’origine divine du Seigneur, et de bien d’autres légendes contenuesdans cet Évangile.