N» 433 des manuscrits syriaques. Thilo, ibid., p. xxxi
3. Par opposition à Apollinaire, qui soutenait que Jésus- Christ n’avait pas d'âme humaine, le Logos lui en tenant lieu, Nestorius, patriarche do Constantinople en 428, prétendit d’abord non-seulement que la nature humaine était parfaitement distincte de la nature divine dans le Sauveur, mais encore qu'elles formaient en lui deux personnes différentes, ayant chacune ses attributs distincts. Entraîné ensuite par l’ardeur de la discussion qui s’engagea sur ce point, il en vint à déclarer que Jésus-Christ, au moment de sa naissance, possédait la nature humaine seule, et que ce ne fut que plus tard qu’il mérita, pour ses éminentes vertus, que le Verbe s’unit à lui, non par une union hypostatique, mais par une simple adjonction, par une sorte de société morale.
lequel, contrairement aux principes qu’il soutient, on représente le Seigneur en possession, dès sa naissance, de pouvoirs extraordinaires, et qui commence par ces paroles de Jésusau berceau, à sa mère : « Moi, que tu as enfanté, je suis Jésus, le fils de Dieu, le Verbe, ainsi que l’ange Gabriel l’a annoncé, et mon Père m’a envoyé pour le salut du monde 1 . »
Des chrétiens de la Syrie au milieu desquels il prit naissance, cet Évangile ne tarda pas à passer aux chrétiens de la Perse, qui étaient presque tous Nestoriens, comme leurs voisins. On sait par les récits des voyageurs quô plusieurs des légendes qui y sont contenues sont répandues parmi les Persans. « Le calendrier des Persans, dit Chardin, » marque la naissance de Jésus-Christ au troisième » jour du septième mois ; et quant à sa vie, leurs » légendes contiennent non-seulement ce qui s’en » trouve dans les Évangiles, mais encore tous » les contes qu’il y a dans les légendes des chré- » tiens orientaux et notamment dans une légende » arménienne intitulée l’Évangile-Enfant * » (c’està-dire l’Évangile de l’Enfance).