Évang. arabe, qhap
2. Voyages de Chardin, édit, de Langlès, t. IX, p. 42i. D'après ce que Chardin rapporte de cette légende, on peut conclure qu’elle offrait la plus grande analogie avec l'Évangile du Pseudo-Thomas.
Ange de la Brosse nous apprend encore qu’un de ces miracles esl également connu des Persans; c’est celui qui est raconté dans le chapitre trentesept de notre Évangile. Voici comment il est rapporté par cet ancien orientaliste : « 11 est dit dans » un livre apocryphe des Perses, intitulé : l 'En- » fance de Jésus-Christ, que le Sauveur a exercé » le métier de teinturier, et qu’avec une seule » teinture, il donnait aux étoffes diverses couleurs.
» C’est pourquoi chez les Persans il est vénéré des » teinturiers comme leur patron, et une maison de » teinturier s’appelle la boutique du Christ *. »
Cet Évangile fut aussi connu des Coptes. En avaient-ils une traduction dans leur langue, comme le suppose Thilo? C’est possible; mais ils pouvaient le lire dans notre traduction arabe, et il est certain que les légendes qui y sont recueillies leur étaient familières. Un fragment d’un manuscrit copte dont parle Zoega *, raconte la chute des idoles adorées dans une ville d’Égypte, à la voix de la sainte Vierge 3. Un écrit faussement attribué à Théophile d’Alexandrie et intitulé : Ilistoria
1 . Ange de la Brosse, Lexicon persicum, Amsterdam, 4084, in-fol., au mot Tinctoria ars. Brunet, Évangiles apocryphes, » p. 400.
2. Zoega, Calalogus codicum copticorum, n° exix, p. 223, cité par Thilo, Ibid., p. xxxvn.
3. Évwgile arabe, cliap. 10. Évangile du Pseudo- Matthieu, chap. ‘3.
\ fugue Deiparœ et S. Joscplii in Ægypium *, les deux ou trois Homélies de l’évéque Cy ri a que sur des miracles opérés par l’enfant Jésus pendant le séjour de la sainte Famille en Égypte a, et un opuscule inédit portant le titre : De miraculis beatœ Virginis, et qui se trouve parmi les manuscrits de la Bibliothèque Impériale 3, rapportent plusieurs des légendes contenues dans notre Évangile arabe. Il paraît qu’elles sont encore répandues dans les Églises de ce pays. « Les Coptes, dit Thévenot, ont » plusieurs histoires fabuleuses tirées des livres » apocryphes qu’ils ont encore parmi eux. Nous » n’avons rien d’écrit de la vie de Notre-Seigneur » durant son bas âge 4 ; mais eux ils en ont bien » des particularités ; car ils disent que tous les » jours il descendait un ange du ciel qui lui appor- » tait à manger 5, et qu’il passait le temps à faire » avec de la terre des petits oiseaux, puis il souf- » fiait dessus, et les jetait après en l’air, et ils s’en- » volaient 6. »
1. Assemani Bibliotheca orientalis, t. II, p. 5t'7, et t. III, pars 1, p. 286 el 643.