I. Jean, xvm, 28; Évangile de Nicodéme, cliap
o. Jean, xix, 30 cl 31; Évangile de Nicodéme, chap. 40.
6. Matth., xxi, 8-10; Jean, xu, 12 et 43; Évangile de Nicodème, chap. 1.
7. Ex his omnibus id jure eliciendum est, auctorem nostrum Evangelia quatuor canonica non talia, qualia nunc sunt, cognovisse. Brunn, ibid., p. So.
378 ÉTUDES SUIt LES ÉVANGILES
l’admettre. La seule conclusion légitime qu’on puisse en tirer, c’est que nos Évangiles n’avaient pas encore, du moins aux yeux de l’auteur des Actes de Pilate, l’autorité qui leur fut bientôt après universellement reconnue.
Ce livre eut certainement l’Orient pour patrie. S’il fallait s’en rapporter à ce qui est dit dans la préface, il aurait été écrit en hébreu par Nicodème et traduit en grec par un Israélite, docteur de la loi, du nom d’Emée, la dix -huitième année du règne de Théodose *. Cette indication n’a pas la moindre valeur *. Les actes de Pilate furent écrits primitivement en grec. La langue et le style rappellent ceux du Nouveau-Testament1 2 3, et les citations de l’Ancien-Testament y sont faites d’après la version des Septante *.
A quelle époque a-t-il été traduit en latin? On l’ignore complètement. Il n’est pas une seule donnée historique qui puisse autoriser quelque hypothèse un peu vraisemblable. Les copistes du moyen-âge
1 . C’est de là sans doute qu'est née la fable qui rapporte que l'empereur Théodose trouva ce livre dans le prétoire do Pilate, parmi les registres publics. Brunn, ibid., p. 33.
2. Tischendorf, Evangelia aporrypha, p. L\v et lxvi ; Brunn, ibid., p. 66.